‹ Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale avec le tableau méthodique des familles naturellesChapitre 144 sur 259 · étamine · texte numérisé non relu

étamine

286. L'ovaire coupé longiludinalement ; a le même tu dans sa section transversale.

Styrax officinal. Styrax officinale. L.

Arbre qui habile l'Orienl et le midi de l'Europe. Parues usitées: le baume qui en découle, et que l'on nomme, scion son degré de pureté , styrax ou slorax calamité ou en larmes, et styrax en pain» (I).

Caractères botaniques. Tronc de 15 à 25 pieds ; feuilles alternes, ovales, blanches et cotonneuses inférieuremcnl ; fleurs blanches , en bouquets de 3 ou 4 à l'extrémité des rameaux , ressemblant a celles de l'oranger : 10 a 16 étam. ; fruit de la grosseur d'une cerise, à une seule loge contenant deux à quatre graines.

Propriétés physiques. On trouve dans le commerce deux espèces de styrax : 1* le Styrax en larmes, qui est en grains transparents , rouges , fragiles , à cassure résineuse et brillante , se ramollissant entre les doigts, d'une odeur forte de benjoin et d'une saveur acre cl a mère ; 2* le Styrax en pains , qui est en masses de la grosseur du poing, fragiles, douces au toucher, d'un brun-rougeâtre , et mêlées de sciure de bois et autres impuretés. Son odeur et sa saveur diffèrent peu de celle de la première sorte.

Propriétés chimiques. Comme les autres baumes , il contient de l'acide benzoïque, de la résine, et une huile empyreuroalique. Il est soluble dans l'alcool et l'élber. L'eau bouillante s'empare de son odeur et de sa saveur.

On emploie le styrax comme stimulant dans les maladies chroniques delà poitrine. Il entre dans plusieurs compositions officinales, on l'applique à l'extérieur comme topique; on en use aussi en fumigations.

Styrax benjoin, styrax ben:oe. Dryand.

Arbre qui croit dans l'Hc de Sumatra. Parties usitées: la substance balsamique qui en découle, et l'acide benzoïque que l'on obtient de celte substance.

Caractères botaniques. Tronc élevé , rameux , à écorce blanchâtre; feuilles alternes, striées, tomenteuses en dessous, lisses en dessus; fleurs en grappes axillaires, toutes du même coté du pétiole commun; cal. en cloche; cor à 5 pél. obtus cl linéaires; 10 étam ; fruit sec et globuleux.

Propriétés physiques. On dislingue deux sortes de benjoin , le Benjoin amygdaloide , qui est en masses solides , formées de larmes blanches , réunies par une pâte brunâtre , fragiles , a cassure nette el brillante , et le Benjoin en sorte , dont la couleur est brune-rouge , et qui présente une cassure uniforme. L'odeur du ben-

(1) line faut pasconfoadre avec ces baumes ce que l'on appelle styrax liquide , qui est un suc résineux d une espèce de liquidambar, famille des Myricées.

join est aromatique el agréable , sa saveur chaude cl un peu acide; sa pesanteur spécifique est de 1,092.

Propriétés chimiques. Celte substance est composée, suivant Bucholz, de : résine 83,3, matière analogue au baume du Pérou 1,7, principe aromatique 0,5 , acide benzoïque 12,3, impuretés, ligneux, etc. 2. Chauffée, elle fond , se décompose, et donne des vapeurs blanches d'acide benzoïque impur. Elle est entièrement soluble dans l'alcool et dans l'éther. Les dissolutions alcalines en extraient l'acide benzoïque ; l'eau bouillante agit de la même manière.

Usages. Le benjoin est un excitant général que l'on emploie , dans quelques cas de catarrhes chroniques , pour stimuler les poumons el faciliter l'expectoration, dans l'atonie des organes digestifs , dans certaines fièvres intermittentes. Dans quelques catarrhes pulmonaires chroniques , on a fait respirer aux malades la vapeur qui se dégage du benjoin placé sur des charbons ardents. Celte vapeur est encore très-utile dans le traitement des tumeurs indolentes. On l'emploie en frictions en la recueillant dans une étoffe de laine.

Acide benzoïque. Principe immédiat qni existe dans tous les baumes, el principalement dans le benjoin.

Propriétés physiques. Cet acide est solide , blanc, cristallisé en aiguilles opaques, satinées et un peu ductiles. Son odeur ressemble à celle du benjoin; mais cela tient à la présence d'une petite quantité d'huile volatile, car il est possible de l'obtenir parfaitement inodore. Sa saveur est piquanle et un peu amère , et sa pesanteur spécifique de 0,607.

Propriétés chimiques. 11 est composé de : carbone 74, oxigène 20, et hydrogène 5. Il est soluble dans 22 d'eau bouillante, dans 200 d'eau froide, dans 1 d'alcool bouillant, el dans 2 d'alcool à la température ordinaire. Il rougit le tournesol, et se combine avec les bases salifiables. Chauffé, il foodel répand une vapeur âcreet suffocante.

Préparations. On l'oblient en faisant chauffer du benjoin dans un vase de terre surmonté d'un long cône de carton , troué à son sommet. L'acide se volatilise et se condense, sur les parois du cdne , en aiguilles blanches. On le purifie en le dissolvant dans l'acide nitrique à 25*, en évaporant la liqueur presque à siccilé , en redissolvanl le résidu dans l'eau , et en faisant cristalliser cette dissolution.

Usages. Cet acide a une puissance stimulante trèsprononcée , que l'on met à profil dans les catarrhes pulmonaires chroniques, pour faciliter l'expectoration. Il est peu employé de nos jours. Il entre dans la composition de quelques préparations officinales.

soixante-qc atorzieme famille.

* éricinêks. Ericinea. — Eric* cl Rhodora. Jr«s. — Epacriàeœ. H . Bn. — Vacciniea. IIksv.

Arbustes et arbrisseaux d'un port élégant, ayant en général des feuilles simples, alternes, rarement opposées, verticillécs ou Irès-peUtes, et en forme d'écaillés imbriquées. Leur inflorescence est trèsvariable. Le calice, monosépale, est tantôt libre , tantôt adhérent arec l'ovaire, qui alors est infère.

i cinq divisions, quelquefois tellement profondes, qu'il paraît formé de sépales distincts. La corolle est monopétale, régulière, à quatre ou cinq lobes, quelquefois a quatre ou cinq pétales distincts. Les étamines, en général en nombre double des divlsionsde la corolle, ont leurs ûlets libres, rarement soudés entre eux à leur base. Les anthères sont Introrses, à une ou deux loges, quelquefois terminées par deux appendices en forme de cornes i leur sommet ou à leur base et s'ouvranl en général par un trou vers leur sommet. Ces étamines sont généralement attachées à la corolle; mais quelquefois elles sont immédiatement hypogynes. L'ovaire est infère ou libre : dans ce dernier cas , il est sessile au fond de la Heur, ou appliqué sur un disque hypogyne plus ou moins saillant, et quelquefois sous la forme de lobes ou d'écaillés ; il offre de trois à cinq loges contenant chacune un assez grand nombre d'ovules attachés à leur angle interne. Le strie est simple , terminé par un stigmate offrant autant de lobes qu'il y a de loges à l'ovaire. Le fruit est une baie ou plus souvent une capsule, quelquefois couronnée par le limbe du calice , et «'ouvrant en autant de valves qu'il y a de loges ; tantôt chacune de ces valves entraîne avec elle une des cloisons sur le milieu de sa face Interne ( déhiscence ioculicide); tantôt la déhiscence a lieu en face de chaque cloison (déhiscence geplicide) . Les graines se composent d'un endo- •perme charnu, au milieu duquel est un embryon axile, ayant la môme direction que la graine.

Nous réunissons ici les Rhodoracécs de Jussicu, qui ne diffèrent des Éricinées que par leur capsule, dont les valves emportent les cloisons sur le milieu de leur face interne , tandis que dans les Éricinées , en général , la déhiscence a lieu en face des cloitons. Mais on observe l'un el l'autre de ces deux modes dans plusieurs genres des Éricinées. Quant aux Épacridées de K. Brown, il n'existe d'autre différence essentielle entre ce groupe et les Éricinées que dans leurs anthères, constamment uniloculaires , et un port différent. Nous avons cru pouvoir les réunir et n'en former qu'une simple section. Nous diviserons de la manière suivante la famille des Éricinées :

1° Vaccinisbs. Genres à ovaire infère. Vacctnium, Escallonfa , Gaylussaccla , etc.

2° Éricinées. Ovaire libre, disque hypogyne, anthères biloculaires. Eiica, Rhododendrum, Rhodora.Ledum, Oethra, Arbutut, Andromeda, etc.

3° Épacridées. Ovaire libre , disque sous forme de cinq écailles hypogynes, anthères uniloculaires. Epacris, Styphelia , Leucopogon, etc.

PL. XXVIL Fig. 287. Portion de sommité fleurie de Mcniiésic à feuilles de Poliuiu, Menziesta Polifolia.

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