Un carpelle grossi ; a le même
La racine de la Pivoine, Paonia offlctnalfs, L., a élé vantée comme un des antispasmodiques les pins puissants ; elle était jadis employée contre l'épilepsle; cependant , elle ne jouit que d'une très-faible action. On prépare avec les fleurs de cette plante une Eau dittittèe. qui sert de véhicule aux potions antispasmodiques et
La Rbnoncuxi bulbeuse, UanuncutuJ buïbosus, L., et la R. a cri, A. aerii, sont employées dans la médecine populaire, comme antipsorique : en Norwège, on écrase ces plantes, et on frictionne avec le jus les parties que l'on veut guérir. La Rbnohculb scélérats:. R. scslerafu», L., plus active que les précédentes, occasionne à la peau une rubéfaction, lorsqu'on l'y applique.
La Clématite ois h airs, Ctematis vttaTba, L. , Herbe aux gueux, arbuste indigène, qui croit abondamment dans les haies, possède des propriétés épispastiques trèsénergiques. Ses feuilles fraîches, pilées et appliquées a la peau, produisent la rongeur, l'inflammation, et môme des ulcérations plus ou moins profondes. Malgré râcrelé de cette plante , Stoerck en a conseillé l'usage h l'intérieur, contre les symptômes vénériens consécutifs,
Ellébore noir. neUeborut nlger. L.
Plante vivace, qui croit dans les montagnes des Vosges , du Danphlné et de la Provence. Parties usitées t la racine.
Caractères botaniques. Tige souterraine, borlxontale, articulée ; feuilles paraissant radicales, pétiolées, à 7 ou 8 lobes , coriaces, dentées en scie et obovales ; fleurs au nombre de une ou deux, sur une hampe de 2 à 6* pouces de haut, roses , très-grandes , penchées et accompagnées de deux bractées : cal. régulier, persistant, a 5 sép. ; cor. 10 à 12 pét. creux en forme de cornets ; fruits : 3 à 6 capsules.
Propriétés physiques. Cette racine est tubéreuse, do la longueur et de la grosseur du petit doigt, grise ou rougeitre à l'Intérieur, noirâtre en dehors, marquée d'anneaux circulaires assez rapprochés, et garnie de fibres radicales plus ou moins nombreuses, glabres, et contournées en anneaux ; sa saveur est d'abord àcre et amère, puis semble engourdir la langue ; son odeur est nauséeuse.
Propriétés chimiques. Elle contient, d'après Feneulle et Capron , nne buile grasse et un peu Acre, une matière résineuse, un acide odorant et volatil, un principe amer, de la cire, etc. L'eau et surtout l'alcool s'emparent de ses principes actifs, qui se perdent , en grande partie, par une ébullition prolongée.
Usacks. L'action locale de l'ellébore est très-irritante. Son principe volatil parait agir d'une manière spéciale sur le système nerveux. Cest un purgatif drastique des plus énergiques, dont l'usage peut être suivi de trèsgraves accidents, et qu'on emploie encore quelquefois dans les bydropisies et certaines maladies de la peau. Il était autrefois très-vanté dans les cas d'aliénation mentale. Très-peu usité de nos jours, on l'administre quelquefois comme emménagogue et anlhelminlique.
L'Ellébore vert , HeUeborus viridis,- L., et I'Ellé- L., jouissent de
Aconit napel.
Plante vivace , qui croit dans les montagnes du Jura et de la Suisse. Parties usitées: les feuilles et la
Caractbrrs botaniques. Tige herbacée, simple, haute de 3 à 4 pieds ; feuilles alternes, pétiolées, à 7 lobes, incisées en lanières étroites ; fleurs violettes, bleues, grandes, en épi à la partie supérieure de la tige-, cal. pétaloYde , à 5 sép. inégaux , le supérieur eo
casque; cor. à 2 pét. irrvgulicrs onguiculés; Xft étam. en* viron ; 3 pistil» ; ovaire à une loge polyspcrme ; fruit formé de 3 capsules alongécs, s'ouvranl en dehors.
Propriétés physioiks. La racine de l'aconit napel a la forme d'un petit navet, noirâtre en debors cl blanche en dedans ; son odeur , ainsi que celle du reste de la plante, et surtout des feuilles, est faillie, mais nauséabonde, cl leur saveur âcre et amère laisse dans la bouche un sentiment de chaleur et de cuisson , une sotte d'engourdissement.
Propriétés crimiouks. D'après l'analyse de Pallas , cette plante contient une substance alcaloïde, déjà annoncée parBrande, et nommée AconUinc. une matière huileuse noire, une matière verte analogue à celle du quinquina, de l'albumine, des malale, muriate et sulfate de chaux, de l'amidon et du ligneux. L'eau et l'alcool se chargent de ses principes actif*.
L'Acomtikk, qui parait être, selon Pallas, le principe actif de la plante qui nous occupe , a été peu étudiée jusqu'alors. On sait seulement qu'elle esl sous forme d'écaillés jaunâtres, transparentes, d'une saveur trèsamère, soluhles dans l'eau, à peine solubles dans l'alcool froid, et faiblement alcalines.
UiiAcxs. L'aconit napel, à hautes doses, est un poison n.ncotico-acre très-énergique , dont l'action se porte fpJcialement sur le système nerveux et sur le cerveau. Il produit une sorte d'aliénation mentale, une inflammation violente des organes digestifs, et la mort. A petites dotas, cette substance parait agir en augmentant la fréquence du pouls et l'activité des sécrétions rénales et cutanées. On l'a employée avec avantage dans le traitement du rhumatisme chronique, de la goutte, de la syphilis constitutionnelle, de la paralysie, de l'amaurosc cl des affections cancéreuses. Fouquicr, auquel on doit de nombreuses expériences sur l'action de l'aconit, lui a reconnu une vertu diurétique évidente, el l'a employé avec succès contre les hydropisles.
Quelques autres espèces de ce genre, telles que l'^conllum anthora. A. cammarum cl A. lycoctonum, L. , paraissent jooir absolument des mêmes propriétés •pic celle dont nous venons de parler, el pourraient Iris-bien la remplacer au besoin.
OCATRE-VINCT-HOrTIEME l A M II. le.
DiixÉNiACEES» Dilleniaceir. DC.
Arbres oirarbuste« sarmenleux, ayantdes feuil- Ics alternes, très-rarement opposées , sans stipules, souvent embrassantes à leur base ; des fleurs solitaires ou en grappes, quelquefois opposées Ml feuilles. Leur calice est monosépale, persistant, à cinq divisions profondes et imbriquées latéralement; leur corolle ordinairement de cinq pétales. Leurs élamincs, très-nombreuses, disposées sur plusieurs rangs, sont libres, quelquefois unilatérales ou disposées en plusieurs faisceaux. Li s carpelles varient de deux à douze, généralement distincts ; ils sont quelquefois soudés en un seul. Leur ovaire est uniloculairc, contenant deux ou plusieurs ovules attachés à la
partie inférieure de lenr angle interne , el dressés. Les styles sont simples el terminés chacun par un stigmate également simple. Les fruits sonldistincts ou soudés, charnus ou secs et déhiscents. Les graines ont un tégument cruslacé, recouvrant un endospertne charnu , dans lequel est un embryon très-petit, dressé, placé vers la base.
On compte dans celle famille les genres : Tetraeera. Davflla. DeHma, Paehynema , Pleurandra, DiUenia , Hibbertia , etc. File se distingue des Magnoliacées et des Anonacécs par le nombre quinaire des parties de sa
PL. XXXI. Fig. 350. Extrémité d'une tige fleurie d'Ilibberlie grimpante, Ilibbertia volubMs.
351. Le calice, les sépales alternes et les pistils, grandit.
352 Une étamioe grandie.