‹ Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale avec le tableau méthodique des familles naturellesChapitre 22 sur 259 · CH APURE VU · texte numérisé non relu

CH APURE VU

DES ÉPINES ET DES AIGtJttLOKS.

Les épines (spina) sont des piquants formés par le prolongement du tissu interne du végétal, tandis que les aiguillons (aeulei) ne proviennent que de la partie la plus extérieure des végétaux, c'està-dire de 1 epiderme, dont on peut les détacher avec la plus grande facilité.

L'origine et la nature des épines ne sont pas moins variées que leur siège. Ce sont presque constamment d'autres organes do la végétation déformés, avortés et deyenus spinescents. Ainsi, ce sont les feuilles dans certaines espèces d'asperges

de l'Afrique, les stipules dans le Jujubier, le groseiller à maquereau. Très-souvent elles ne sont que des rameaux avortés : par exemple, dans le prunier sauv age. Aussi cet arbre, transplanté dans un bon terrain, change-(-il ses épines en rameaux. Le tronc de quelques arbres est hérissé d'épine» qui les rendent inabordables: telles sont les diverses espèces de Gleditschia. Les pétioles persistants de l'Astragalus tràgacantha scconverMssent en épines.

Suivant leur situation et leur origine, elles sont caulinaires, quand elles naissent sur la tige, comme dans les cierges (Cactus), les Gleditschia.

Elles sont terminales quand elles se développent à l'extrémité des branches et des rameaux, comme dans le prunier sauvage ( Prunus spinosa).

Axillaircs, quand elles sont situées dans l'aisselle des feuilles, comme dans le citronnier (Çitrus medica).

Infra-axillaires , lorsqu'elles naissent au-dessous des feuilles et des rameaux , comme dans le groseillcr à maquereau.

Enfin , elles peuvent être simples, rameuses, solitaires ou fasciculées. Ces expressions s'entendent d'elles-mêmes, et n'ont pas besoin d'être définies.

Les aiguillons ont été regardés par quelques physiologistes comme des poils endurcis. Ils sont très-peu adhérents aux parties sur lesquelles on les observe , et peuvent s'en détacher facilement, comme on le voit dans les Rosiers.

Les modifications qu'ils présentent quant à leur situation, leur forme, etc., sont les mêmes que celles des épines.

Les épines, suivant les expériences de M. De Saussure , paraissent exercer une influence marquée sur l'atmosphère , en tendant sans cesse à en soutirer une portion de l'électricité qui y est contenue, et qui devient alors un agent actif de la végétation. Mais cependant nous devons faire remarquer que tous les végétaux, même ceux qui sont dépourvus d'épines, exercent la même influence sur l'électricité atmosphérique.

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