Cladonie des rennes , Thamnium ran çiferinum
lichen d'islam de. Cet raria islandica , Ach.
Plante qui croit abondamment en Islande , el qu'on trouve sur les rochers , dans les Vosges , les Alpes et les Pyrénées. Parties usitées. Toule la plante.
Caractères botaniques. Productions foliacées, sèches, montantes, divisées en lanières rameuses , irrégultères, bordées de poils fins et courts , formant des touffes serrées ; fructifications en écussons d'une couleur pourpre, situées obliquement sur le bord des feuilles.
Propriétés physiques. Folioles, ou lanières irrégulières , sèches , coriaces , comme cartilagineuses , d'un rouge foncé a leur base ; d'un gris jaunâtre ou blanchâtre à la partie supérieure ; Inodores et d'une saveur amère , mucilagineuse et sans mélange d'astringence.
Propriétés chimiques. Cette substance, d'après l'analyse de M. Berzélius, contient : principe amer 3 ; matière colorante exlractive 7 ; cire verte 1,6 ; sirop mêlé d'extraclif 3,6; fécule 44,B; ligneux 36,6; gomme 3,7 ; tarlrate de potasse et de chaux 1,9. L'eau froide s'empare du principe amer ; l'eau chaude dissout, en outre, la fécule.
Usages. Le lichen d'Islande , à cause de son amertume, agit à la manière des toniques ; et la grande quan tité de fécule qu'il contient le rend très-nourrissant. Privé de son principe amer, par des lavages répétés, ou plutôt par la macération dans une faible lessive alcaline, comme le conseille M. Berzélius , il est employé comme aliment par les habitants de l'Islande et de quelques parties du nord de l'Europe. Il agit alors comme la gomme arabique et les autres mucilagineux , et on l'emploie
très-fréquemment dam les catarrhes pulmonaires , tes diarrhées et autres affections qui réclament l'usage des médicaments de ce genre. Non dépouillé du principe amer, il convient dans les maladies chroniques delà poitrine, les diarrhées rebelles non inflammatoires, certaines dyspepsies atoniques , et en général dans tous les cas où il est nécessaire de stimuler doucement les organes digestifs , en même temps qu'on veut relever les forces par une alimentation assez abondante sans fatiguer l'estomac.
Le Lichen pdlmonaim , Lobatia pulmonaria, De C, très-commun sur le tronc des vieux arbres , et reconnaissable à ses expansions coriaces , sèches , à bords découpés et d'une couleur routiâtre, est extrêmement amer et en même temps âcre et astringent. Il Jouit des mêmes propriétés que le précédent et pourrait le remplacer au besoin.
Il en est de même des Lichen aphtec x, Peltigeraaphiota, ue l..,iiu t.. r YxinK , livrmyccs pyxiaaius, Acn., ci de plusieurs autres qu'on employait autrefois delà même manière et dans les mêmes cas que le lichen d'Islande.
QtJATBIEME FAMILLE,
* hépatiques. HepaUcce.jv&a.
Ce sont des plantes intermédiaires entre les Lichens et les Mousses, tantôt étendues en membrane* simples ou lobées, parcourues par ane nervure médiane qne l'on a considérée comme une tige, tantôt avant une forme dendroïde , c'est-àdire composées d'une petite tige ramifiée portant des feuilles sessiles. Les organe* générateurs sont fort taries, tantôt placés à la surface de la fronde, tantôt axillaircs. Ce sont ou des globules remplis d'un fluide visqueux, et réunis dans une sorte de capsule ou périanthe , tantôt des sporules dont la forme varie , et qui, réunies par des filaments roulés en spirale, sont contenues dans une capsule qui s'ouvre soit par une fente , soit en quatre valves, et qui est accompagnée d'une membrane qui la recouvre souvent en totalité avant son développement. Cette capsule est sessile ou portée sur un long filament ou pédicclle.
Les organes générateurs sont tellement variés dans cette famille, que, dans le Blasia putilla, on en compte de cinq formes différentes. C'est donc à tort que plusieurs auteurs ont cru trouver des fleurs mâles et des fleurs femelles dans les Hépatiques. Us ont nommé . lamines les globules remplis d'un fluide visqueux , et pistils les capsules remplies de sporules. Mais quelle dénomination donner aux cinq organes différents que l'on remarque dans le blasia ?
Pour exemples de celle famille , nous citerons les genres Marchanda, Rlcda, Blasia, Juna*rmannia,elc.
PL. X. Ht;. 7. Juogermanne asplénolde, Jungsrmannia atplenoidet.
CINQUIÈME r A MILLE.
* MOrSSM. Muse t- JVM.
Les Mousses sont de petites plantes qui aiment
les lieux humides et ombragés; elle croissent à terre, sur le tronc des arbres, ou sous les murs et les vieilles habitations ; par leur port, elles ressemblent à de petites plantes phanérogames en miniature ; leurs racines sont très-fines et touffues, leur tige simple ou rameuse, leurs feuilles petites, de formes variées, maiscommunémenl étroites et subulées. Leurs sporules sont renfermées dans des sortes de capsules nommées urnes (Mac») portées sur une soie grêle et plus ou moins longue, renfermées d'abord dans une enveloppe qui se rompt circulairement parson milieu, et dont la partie inférieure qui reste à la base de la soie, se nomme la vaginule , tandis que la supérieure qui recouvre le sommet de l'urne a reçu le nom de coiffe. L'urne elle-même présente intérieurement un axe central appelé columelle, et s'ouvre au moyen d'un opercult circulaire. Le contour de l'ouverture de l'urne se nomme pëmfome, et se distingue en interne et externe; il peut être garni de dents, de cils, bouché par une membrane ou louti-fait nu. Indépendamment de ces organes, on en trouve encore d'une autre sorte : ce sont des corps irrégulièrement ovoïdes et alongés , portés sur un pédicule très-court et accompagnés de filaments articulés.
Les auteurs qui ont admis , dans les Mousses, l'existence de fleurs composées des mêmes organes que celles des végétaux phanérogames , ont beaucoup varié sur les fonctions de ces organes et sur le nom qu'il convenait de leur donner. Ainsi, Hedwig , dont les travaux ont jeté tant de lumière sur l'histoire des plantes de celle famille, considère les Mousses comme pourvues de fleurs mâles el de fleurs femelles. Les corpuscules ovoïdes et vésiculeux, entremêlés de filaments articulés, sont pour lui des fleurs mâles dont chacune se compose d'un grain de pollen nu et pédicellé. Les urnes constituent au contraire des fleurs femelles. Pour Palisot de Beauvais , l'urne est une fleur hermaphrodite , dont la columelle centrale est le pistil , cl les granules qui l'environnent le pollen. Pour le même auteur, les fleurs mâles d'Hedwig ne sont que de simples bourgeons ou des bulbilles d'une nature particulière. Dillenius,au contraire, décrit l'urne comme une fleur mâle. Hill y voit une fleur hermaphrodite , dont les sdminules seraient les ovules, et les cils du périslome les élamines , etc.
Mais toutes ces théories se combattent mutuellement et se détruisent en quelque sorte l'une par l'autre. Il s'élève en effet une foule d'objections contre chacune d'elles. Quant à l'opinion d'Hedwig, si l'orne n'est qu'un fruil provenant d'un ovaire fécondé , pourquoi le fruit est-il souvent déjà parvenu à son état de maturité , quand les prétendues élamines, qui doivent le féconder, commencent à peine à paraître ? comment s'opère la fécondation dans les espèces où l'on n'a point pu découvrir de fleurs mâles ? etc., etc.
m l'urne esl une fleur hermaphrodite, si la columelle est le pistil, si les séminules sont des grains de pollen, pourquoi , dans certains genres , cette columelle est elle entièrement solide , et formée d'une substance dure et parfaitement homogène ?
17fl NOUVEAl
Si , comme le pco$e Hill , les dents du péristome en sont le* étamines , où sonl ces étamines dans les genres dont le péristome est nu, etc., etc.?
Exemples : Sphagnum, Mnium, llypnum, Buxbaumia , TorMa, etc. L'organisation des Mousses est tellement particulière , qu'il est impossible de les confondre avec les autres familles de plantes inembryonées. PL. X. Fig. 8. Une plante entière de Phasque subulé , Phascum subulatum.