ART. !•'. — POISONS MÉCANIQUES
Ikas les anciennes toiicolo^es les poisons mécaniques formaient un chapitre spécial. On comprenait parmi ceux-ci des substances qui, étant introduites dans l^iiténeor da corps, peuvent devenir nuisibles d'une façon mécanique.
Hrmi ces aalMUnces, le verre en poudre a joué de tout temps un grand rôle, M tes le peuple cette substance passe effectivement pour avoir dea propriétés
fibet. » Leipiig, 1868. — Schmiedeberg et Hanarch, Med, Centralbl,, 1875, M3I « Arch. /. e^er, PalhoLy IV, 168.
516 LES ATTENTATS CONTRE LA SANîfi ET LA TIB.
Ténéneases» car à plasieurs reprises elle a été administrée dans des Toes criminelles sartout à des enfants. Dans ces cas, il faat dlstingoer d le mrn a été administré sous fonne de farine très iine oa de pondre plot gronière. HmamaBD (1; tient la première pour ineffensire. De la poudre de terre en groe grains peot pn»duire des phénomènes d'irritation violente de l'estomac et de la maqueme de l'intestin. Des lésions de ce genre se sont présentées dana nn cas décrit par Muchka (2) chez une femme de soixante-selie ana à qui on avait administré plnriean fois du verre pilé dans la soupe ou dans le café.
AHT. n. — POISONS OROAKISiS.
Pour ce qui concerne les poisons organisés^ il faut compter panni eax les des maladies xymotiques, certains entoMoaires et parasites.
Il est difQcilement admissible que ces substances puissent être transmiies is* tentionnellement ; par contre toutes les atteintes à la santé, causées par la néfSgence, peuvent devenir le sujet de poursuites Judiciaires (8). Ainsi Osteriea (4 mentionne un cas où plusieurs individus furent accusés d'avoir propagé^ par ieor négligence, la variole et furent condamnés pour ce fait.
Parmi les enlozoaires il faut mentionner surtout les trichines; la fréquence d« U transmission des trichines a déterminé le Code allemand à mentionner particulièrement ce cas, au paragraphe 367 ainsi conçu :
Est puni d'une amende s'élevaot Jusqu'à 50 tbalers ou de prison
7. Celui qui met en vente ou qui vend des boissons on comestibles, Caisiiéi ou corrompus, et surtout de la viande tricbinée. Le paragraphe 22 du lUguktit (v. page 423) vise expressément l'empoisonnement par les trichines.
Vu le grand nombre des publications sur la trichine et leur propagation géiiérsle|S) nous nous bornons à rappeler que les trichines, en arrivant avec la viande à moitié digérée de l'estomac dans l'intestin, sortent de leur enveloppe et se multiptteii aussitôt avec une rapidité étonnante, car une seule trichine de mascle peut pisduire Jusqu'à 1,000 trichines vivantes. Les trichines nouvellement nées comacscent à émigrer dès la première semaine, traversent les parois de rintestio, m dirigeant vers les parties charnues (muscles) où elles s'établissent et, quand eOei ont fini leur croissance, s'enroulent et s'enlLystent. L'émigration des trlchiaei nH la plus forte dans la première semaine ; cependant elle peut durer Jusqu'à qv&t semaines et au delà. A la suite de ces processus, il se prodoit chez les indhidsi des phénomènes d'irritation de l'intestin, plus tard de la fièvre, des douleurs kacinantes dans les membres avec tuméfaction de ceux-ci, de l'cBdème et de la gêsi de la respiration. La maladie se termine soit par la mort et cela le plus soorttt au degré aigu de la maladie, soit par la guérison après une longue maladie, Ut
(1) Huseman, /. c, 4.
(2) Maschka's Gutachten, II, 218.
(3) Voy. Tardieu, Etude médico-légale sur les maladies produitet acciéentdk' ment ou involontairement par imprudence^ négligence ou transmission amisgieuse, comprenant C histoire médico-légale de la st/philis, Paris, 1879, 1 vol. it^-S
(4) Osterlen, Vierteljahrssch. f, ger. Med., 1875, XXUI, 265.
(5) Voyez Delpech, Les trichines et la trichinose^ chez l'homme et chez les s»maux. Paris, 1866, in-8. — Scoutetten, Études sur les trichines et sur Us mêhHo qu'elles dé:erminent chez l'homme» Paris, 18G6, in-8.