II. — lierions «natoBl^nes
Dans les cas à marche aiguS on trouve Tépithélium de la cavité buccale et de l'œsophage coloré en gris, enlevé par morceaux on pouvant être facilement détaché, et très gonflé; les couches sopi- Heures de la muqueuse sont également décolorées et plus ou moîni gonflées. L'estomac est rétracté, épaissi dans ses parois et renferoie des masses sanguinolentes muqueuses, le plus souvent gélatineuses, très alcalines et de couleur rouge brun. La muqueuse de Testo* mac semble dépouillée de Tépithélium et transformée dans le fond de l'estomac en une croûte molle de couleur rouge foncée, presque noire sur le sommet des plis ; le reste de la muqueuse est très rooge et gonflée, presque transparente sur le sommet des plis et savonneuse au toucher, de même que le contenu de l'estomac. La coloration rouge de la muqueuse de l'estomac est déterminée en partie par l'injection et l'ecchymosation, en partie par l'imbibition de rhémoglobine dissoute par la solution de potasse (c'est-à-dire transformée en une solution alcaline d'hématine). L'escbarificatioii pénètre plus ou moins profondément dans la muqueuse ; cependant, nous n'avons jamais observé de perforation, mais plutôt une transsudation post-mortem de la solution à travers la paroi de l'estomac, à la suite de laquelle la rate (et dans un cas la partie supérieure du rein gauche) ainsi que les organes voisins paraissent gon« flés et transparents.
Quand la marche est, coiu^ne d'habitude, très lente, nous trou* vous la muqueuse nécrosée, en lambeaux et s'enlevant sous forme de cylindres entiers, comme nous l'observons dans les empoisonnements par d'autres substances corrosives, surtout par l'acide sulfurique. Dans cet état il est impossible, à moins que la muqueuse ne soit carbonisée d'une façon très prononcée ou que le saogne soit épaissi dans les vaisseaux de manière à former des cylindres friables, de dire si la corrosion a été produite par un poison alcalin ou acide. La corrosion s'étend généralement fort avant dans l'intestin et se reconnaît d'abocd par le gonflement particulier des tissus; plus tard elle ne se distingue plus des autres corrosions. Le
pmflement trouble dans les reins et dans le foie se présente aussi )m dans rempoisonnement par la potasse liquide, que dans Tem- M)isoDnement par les acides ; les organes internes, ainsi que les DQSCIes, surtout dans les cas à marche lente, montrent la dégéné- «506006 granuleuse et graisseuse d'une façon plus ou moins protoncée. Les processus pneumoniques sont également fréquents. Il aat encore remarquer que dans quelques cas, de même que dans lertains cas d'empoisonnement par Tacide sulfurique, la substance sorrosivene pénètre que dans l'œsophage et non dans Teslomac; car. Fane part elle est déjà évacuée pendant l'acte de déglutition môme firles vomissements immédiats, d'autre part elle est tenue éloignée k la paroi de l'estomac par le contenu stomacal, si celui-ci s'y lOQve précisément en abondance et sous forme de bouillie. Malgré Bah, ces cas peuvent amener la mort, surtout chez des enfants, tant pir la corrosion des organes de déglutition que par une affection iei|K)umons,etplussouventencoredonnentlieuàdesconstrictions.
^ L'tfet des solutions de potasse et de soude est dû à la faculté que possèdent iKkydroxydcs de potasse et de soude de gonfler les tissus organiques et surtout Im tiiius épithéliaox, de les transformer en une masse demi-molie avec forma- In d'albuminates alcalins, et enfln de les dissoudre complètement. Le sang et baocos sont transformés par l'action des alcalis caustiques en une masse gélatiine, le premier en une solution alcaline d*liématine. C'est cette action qui donne liMotenu de Testomac l'apparence d*un caillot sanguin de couleur rouge brun, JKéUriiiine la coloration rouge brun et quelquefois noirâtre de la croûte qu'on y Dans les vaisseaux voisins de l'estomac le sang peut présenter les mômes Ltions ; dans le cœur il est le plus souvent moins coagulé, l'empoisonnement par la solution de potasse, il faut aussi prendre en •Midération l'action toxique des sels de potasse qui se forment et qui arrivent llli« résorbés. La toxicologie moderne a permis de regarder ceux-ci comme de tiritebles poisons cardiaques, paralysant les organes centraux qui se trouvent ini la cœur même. De là vient la faiblesse et la lenteur des battements du cœur ftm a observées plusieurs fois dans les empoisonnements par la lessive de IMme. Nou^ avons déjà fait observer plus haut que de fortes doses de sels de {fMMe peuvent être supportées impunément, quand elles sont avalées et que déjà ili^itites quantités paralysent le cœur, quand elles arrivent directement dans le ■h (1). Ce dernier phénomène a lieu dans les empoisonnements par l'essence de |Mhw qai pénètre dans le sang par les nombreuses corrodions de la muqueuse; t)lM certainement an rôle important dans rempoisonnement par la lessive de
P) L Bennann (/oc. cil,, p. 178). Buchheim {Arch. exp, PathoL, III, ?53). ^■hmtt Deha (Virchcw's Jahrb., 1874, 1, 465) calculent la dose mortelle de suivie potasse en injection directe dans le sang pour un kilogramme de chien de ^^11 milligrammes. C'est la combinaison de potasse la plus toxique; viennent ^"^ ftetnii d9 viande, Tacéute de potasse, le nitrate de potasse, le chlorure ^PMmiiwi et le phoephate de potasse.
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d'un caractère le plus souvent croupeuse. On trouve en outre une cor Tœsophage et de Testomac, des signes d'irritation dans la partie snpérieai testin, ot dans les cas récents une odeur d'ammoniaque. Le contena de est souvent sanguin. La putréfaction était survenue très rapidement éàa cas, ainsi que dans le nôtre, et nous avons observé le même fait dani sonnement par Tessence de soude, tandis que Caspera remarqué que d poisonnement par l'acide sulfurique, la marche de la putréfaction < lente.