‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologieChapitre 191 sur 439 · DU PARASITISME VÉGÉTAL · texte numérisé non relu

DU PARASITISME VÉGÉTAL

Le parasitisme végétal est la source d'un grand nombre de maladies extérieures ou internes, et il résulte du développement dans l'économie des germes cl mfusoires végétaux qui voltigent dans l'atmosi^hère, qui nagent dans l'eau des boissons ou qui sont mêlés aux ahments. Toutefois il faut savoir qu'en outre du germe invisdDle des productions végétales parasites de l'homme, il y a lieu de tenu- compte des circonstances extérieures favorables à leur développement Ainsi les parasites végétaux apparaissent dans un tissu, surtout lorsqu'il s'y établit un mouvement semblable à celui de la fermentation et lorsqu'il y a décomposition d'une matière organique au contact de l'air. Un simple changement de nature dans un liquide de sécrétion ou d'excrétion peut les prodmre : ainsi, quand, à l'exemple de Turpin, on rend acide un liquide alcalin Lpi.rT'''-'' ^é^'P''«n»'^'"«'". il apparaît dans ce liquide une production vcge aie in nsoire. Ce qui se passe sous une plaque de verre se produit également sur 1 homme vivant, et, pour ne citer qu'un exemple, Voïdium du

(2) Bremser, Traité zoologique et physiologique des vers intestinaux. Paris 1837 3 Gerva.s cl van Beneden, Zoologie médicale. Paris, 1850. W Davaine, Traité des entozoaires. Paris, 1860-

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muguet résulte du passage de l'état neutre ou alcalin des liquides naturellement i«| sécrétés dans la cavité buccale à un état d'acidité prononcé. , I

M Lebert établit qu'il y a deuv sortes de parasites végétaux, ceux qui «l peuvent exister à l'étal normal (l'algue de la bouche, par exemple), et ceux J qui résultent d'un état pathologique (1).

« Pour quelques végétaux de la surface du corps, il serait diiïicile de démontrer un état morbide antérieur. S'il est vrai que pour la transmission de la teigne il faille, outre le contact, une prédisposition individuelle, il y a loin cependant entre cette prédisposition et un état de véritable maladie.

,, La perte de l'épithélium ou de l'épiderme favorise le développement de ii| (luelques algues ((ui se montrent volontiers sur des plaies ou des ulcérations. L'état vraiment putride est plus propice au développement des infusoires qu'à

celui des algues. » ,. •< i u

D'après M. Lebert, on trouve constamment une algue sur l arriere-bouchc, dans l'état de santé, et, de plus, très-fréquemment des fdaments d'algues dans les garderobes de sujets atteints de maladies diverses; aussi croit-d quil m s'en développer dans les intestins sans 'un état morbide nécessaire.

on peut donc établir que si un état morbide local ou général est plus particulièrement favorable à l'évolution des parasites végétaux sur le corps vivant, ceux-ci peuvent cependant se développer dans quelques circonstances en vertu d'une prédisposition individuelle dont la nature nous est inconnue, et men.e ■a tVde santé parfaite, comme parasites constants chez les diverses espèces d'an muix et même chez l'homme. A leur tour, enfin, les parasites peuveni t^ZL et de point de départ à divers désordres locaux de la nutrition. etTveni Isi de véritables agents pathogéniques d'autant plus capables d agir 1 au moven de leurs petites sporules, ces végétaux peuvent non-seulement se L"d'une partL du corps à une autre, mais aussi d'un individu a un

' '1 ^v r ue roi t ouve sur l'homme naissent et se multiplient par des germes, SpoX erqrrgénération spontanée ne leur est pas plus applicable

^"^i^^SÏTE^in; la liste des végétaux etanimaux parasites ,u'oa observe'chez l'homme et chez les mammifères :

Microsporon mentagrophyles. Ch. Robin.

A.- A LA SURFACE DE LA PEAU. j^j.^^^^p„,.,„ f^^fur, Ch. Kobin.

Moi,n=tPn Mucor mucetlo, Linné.

Trichophylon to-urans M^msten^ ^^^^^^^ ^^^^^^^

Tvichophyton ulcerun.? Ch^ «obin. ^J^^.^.^ ^^^.^

Miciosporon Audouini, oruDy.

(„ Lobct. TraiU dWomi. pa,h.%««. «' (2) Lebert, ibid., t. I, p- ^83.

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