DU DIAGNOSTIC
Dans l'étude de la pathologie générale, on est convenu d'appeler àiaqnostic !L,„ ^l'«cc' "ement ; ^tà, entre, parmi; y,v«axco, je connais) cette imnor-
t op de l'esprit qui nous fait distinguer une maladi , d'après a
manière dont se groupent les symptômes qu'elle présente. ^
K. — PATIIOL. CÉN.
g5Q SÉMÊIOLOGIE.
Il V a deux manières d'arriver au diagnostic : l" lorsqu'on réunit tous les si-^nes distinclifs d'une maladie et qu'on les dispose de telle sorte qu'une affecliou semblable étant donnée, ces symptômes puissent se retrouver dans le même ordre et avec la même succession : c'est le diagnostic simple ou spécial; 2" lorsqu'on discute la valeur de chaque symptôme olîert par un état pathologique, et qu'on trace une ligne de démarcation nettement tranchée entre ces phénomènes et ceux que présente une variété morbide plus ou moins voisine; c'est alors le diagnostic comparatif ovi différentiel. Quelques exemples vont bien rendre toute ma pensée : lorsque l'on dit, en parlant d'an malade, qu'il a une toux sèche, des sueurs nocturnes, des hémoptysies, une gêne médiocre de la respiration, de la matité sous les clavicules, une altération du bruit respiratoire dans le même^ point, un bruit respiratoire normal à la partie postérieure et inférieure de la poitrine et que l'état général est en voie de dépérissement, on rassemble les principaux symptômes d'une seule et même affection, et, lorsqu'on prononce le nom de phthisie pulmonaire au début, on fait du diagnostic simple. Que l'on vienne maintenant à dire d'un second malade : il a de l'expectoration muqueuse, pas de sueurs nocturnes, pas d'hémoptysie, pas de dépérissement notable, une gêne considérable de la respiration, une résonnance normale sous les clavicules, un bruit respiratoire également normal dans le même point et du râle sous-crépitant à la partie postérieure et inférieure de la poitrine, des deux côtés, et l'on aura tout à fait exclu du diagnostic la possibilité d'une phthisie pulmonaire au début tandis qu'on aura groupé les caractères qui révèlent l'existence d'un catarrhe pulmonaire. Dans ce second cas, le diagnostic est différentiel.
On le voit, le diagnostic est une opération qui se fait en deux temps, et le dia'^iiostic différentiel n'est, pour ainsi dire, que le contre-appel du d.agnosuc simole Le résultat de cette double épreuve appartient essentiellement au médecin c'est le produit de sou intelligence, de son savoir et de son expérience acaûise Le malade, dans cette circonstance, est un être purement passif. Tm déoend donc de la manière dont ces faits sont interprétés par l'homme qui observe et qui juge; de là l'obligation pour lui de remplir un certam nombre d. conditions dont il sera bientôt parlé.
Etce bien la peine de prouver que le diagnostic est d'une indispensable d'une absolue nécessité? N'est-il pas évident pour tout le monde, même pu les oersonnes les plus étrangères aux choses de la médecine, que c est pa. l ex tn iofondidephénomènesmorbides, par la relation établie eiure e^x devient possible défaire efficacement intervenir leur concours dans la ma c tXée d'une maladie, et surtout dans son traitement? Le conduit souvent à la décourageante constatation d'une "''-^l f ' " J^,, mais, là encore, il est la source d'un P^'of^'l^'^-'^'Snemen ; r m '^^^^ individu peut être arrachée à une mort certaine par une ^ '^^^^^^
tune que bien calculée, souvent aussi ce serait compromettre " « ^ de la soumettre h des moyens d'une active énergie. Agir dans " 8'^"; de circonstances, s'abstenir dans beaucoup d'autres, c est faire act^e de P et de discernement, c'est imiter la conduite du sage. Ouvrir largement
DES SIGNES DIAGNOSTIQUES. 851
dans un cas de violente congestion cérébrale, c'est rétablir l'équilibre dans la fonction circulatoire, c'est rappeler la santé qui s'échappe; mais saigner dans une affection chronique de l'encéphale et à propos d'une légère exacerbation, c'est opposer au mal un remède pire que le mal lui-même, c'est précipiter une fin dont on pouvait ajourner la fatale échéance.