‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologieChapitre 226 sur 439 · DU MALADE ET DE CE QU'ON DOIT ATTENDRE DE LUI · texte numérisé non relu

DU MALADE ET DE CE QU'ON DOIT ATTENDRE DE LUI

Bans le diagnostic, le malade est un précieux élément • il innn ,n i coup plus important qu'on ne serait tenté de le so'q^^^^ ""^T

ue ac laquelle il pmsse comprendre les questions du médecin 7. ,

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pratique lorsqu'on vient, par exemple, à se trouver en face d'un enfant nou- . veau-né ' Il semble que cette chétive créature n'ait besoin que de nourriture et de sommeil, et cependant à peine est-elle entrée dans la vie qu'elle souffre et se • désole et que les secours de la médecine lui deviennent aussi urgents que les i consolations de sa mère. Le langage articulé fait défaut ici, l'intelligence n'est point encore éclose ; il faut néanmoins que l'homme de l'art interprète de dou- • loureuses sensations perçues et qu'il porte remède. Avant la parole. Dieu a donné ; à l'enfant un langage que les philosophes appellent langage naturel ; c'est le lan- ga-e des signes. Le médecin doit le connaître, le cultiver en artiste, pour éviter • de^commettre les plus graves erreurs. En présence d'un personnage muet, il faut t que le coup d'oeil le dirige, et supplée ainsi à l'absence des renseignements ordi- • nairement fournis par le malade lui-même.

Diagnostic chez l'adulte. - Voici maintenant un homme qui a perdu la . raison • il est agité, il parle avec volubilité et incohérence; il gesticule, crie, . vocifère et brise; il commet, en un mot, les extravagances les plus multipliées. Sera-t-il permis d'espérer quelque chose de lui relativement à son état mental ou à toute autre affeclion organique dont il peut être affecté ? Non. Et ce vieillard dont les facultés morales portent l'empreinte de l'usure du temps, et cet étranger qui vous parle un idiome inconnu, ne viendront-ils pas encore entra- -| ver les investigations diagnostiques? Nous quitterions au plus vite ces excep..| tiens s'il ne nous fallait mentionner encore une classe particulière de malades ^ft nui, sans être pour cela dépourvus des dons de l'esprit, manquent de œ bon se»; de cet ordre logique des idées qui fait répondre à la chose demandée. Ils^j. n'ont nullement l'intention de tromper, et ils ne cherchent même pas a se soustraire à quelques interrogations, parfois embarrassantes, dont ils son lobe, mais au lieu l'exposer clairement ce qu'ils éprouvent, ils s'obstinent a vou b.r

'expliq'r et 'donner une signification à la circonstance du plus minioie. ntL. C'est ainsi que les glaires, la bile, le l-/----'/^^/^? ^ lait, les fraîcheurs, l'irritation et le relâchement des iierfs, sont au^-t de dé pro ixes et ridicules dans l'exposé desquels ces malades se --^^^^^^^^^ il faut bon 2ré mal gré, que le médecin écoute obligeamment la verbeuse et si abondante rratio; ^ous peine de perdre leur confiance et leur amitie. 0 ncoit aisément qu'après un discours de l-orte, l'observateur ne^it pn^^ plus avancé qu'auparavant, et qu'après cette rude preuve ^^^^o^^^^^^^ s'il n'a pu obtenir aucune réponse catégorique, d do.t baser d^gn^ su les doniées que lui fournit l'inspection des organes et ne te m a p u p t ^ temps aucun compte du ilux de paroles dont on 1 a ^^^^f'J^^^l lades, comme auprès de l'enfant, de l'aliéné, du vieillard <^ de 1 ét i g r • se borner à l'examen de tout ce que les sens, ^^^^^^'^ ^^^^ ,a moyens d'investigation dont la science dispose, penuettent d- • Q'^^^^^^^ question de la bonne foi et cle la sincérité du malade, elle sera bientôt d.scu et avec plus d'opportunité qu'ici.

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