SIGNES FOURNIS PAR L'EXAMEN DES ORGANES GÉNITAUX
Les organes génitaux de l'homme et de la femme sont le siège des altérations de la syphihs primitive, c'est-à-dire du chancre, et quelquefois de la syphilis constitutionnelle manifestée par des syphilides tuberculeuses ou pustules plates. On y observe aussi des inflammations spéciales connues sous le nom de blennorrhagie avec écoulement purulent transmissible par contagion directe, des inllammaiions extérieures, telles que la balanite ou la leucorrhée, des végétations simples, etc.
La verge est petite et disparaît presque entièrement dans les cas de phimosis très-prononcé, dans les maladies du scrotum, et notamment dans la double hydrocèle de la tunique vaginale. Elle se gonfle et devient transparente en restant molle dans l'anasarque. On la trouve au contraire dure et roide d'une façon permanente dans le satyriasis, ou d'une manière intermittente et nocturne dans la blennorrhagie. —Elle n'est plus susceptible d'érection chez les individus atteints de paraplégie ou impuissants par suite de diabètes ou de perles séminales mvolontaires.
97/1 SÉMÉIOLOGIE.
Les testicules rcmontciil: souvent vers l'anneau inguinal, connue s'ils allaient rentrer dans l'alKloincn, dans la névralgie ilio-scrolalc et |)riiici|)alernenl dans les violents accès de colique néphrétique. Us peuvent rester cachés dans le ventre d'un seul ou dans les deux côtés, ce qui constitue la cryptorchidie. Ils se gonflent quelquefois et deviennent douloureux à la suite des oreillons et de ce qu'on appelle la chaudepisse tonihée dans les bourses; mais dans ce cas c'est principalement l'épididyme qui devient le siège du mal et cela constitue l'orchite blennorrhagique. — Le scro/wm devient énorme dans les tumeurs solides et liquides des bourses, dans l'hydrocèle vaginale, dans les infiltrations urilieuses, dans l'anasarque, etc.
Chez les femmes, sauf quelques maladies locales, telles que la bicnnorrhagie, les abcès, les végétations, les tumeurs graisseuses et variqueuses, l'anasaniue qui accompagne l'hydropisie, etc. , les parties extérieures de la génération n'offrent pas de phénomènes importants à signaler dont on puisse faire des signes diagnostiques, et je ne m'y arrêterai pas.
SECTION XI
SIGNES FOURNIS PAR L'EXAMEN DES MEMRRES, DES MAINS ET DES PIEDs.
Les membres supérieurs ou inférieurs sont le siège de phénomènes variés de paralysie, de convulsions, de contracture, à'atrophie, d'hypertrophie, de gonflement, de douleur, d'insensibilité, de froid, de sueur, etc., qui sont autant de signes importants pour le diagnostic des maladies.
Les membres sont immobiles dans différents états morbides. Ou les trouve ainsi dans la syncope quelle que soit sa nature,et dans la paralysie ; alors l'immobililé existe, soit dans une moitié latérale du corps, ce qui constitue ['hémiplégie, dépendante d'une hémorrhagio, d'un ramollissement avec ou sans embolie, d'une encéphalite partielle, ou d'une altération matérielle considérable de l'hémisphère cérébral opposé ; soit dans les deux membres inférieurs, ou paraplégie, k la suite des maladies de la moelle épinière, soit enlin dans un seul membre à la suite d'une altération du nerf correspondant h In paralysie. Certaines parties des membres, notamment les muscles extenseurs des doigts, sont isolément immobiles dans la paralysie saturnine, et l'on reconnaît aisément celle paralysie à la forme des mains et des doigis, que les malades montrent demifléchis, sans possibilité d'extension. La i)aralysie partielle s'observe aussi quelquefois dans le deltoïde après une arthrite blennorrhagique ou dans les muscles des bras et des jambes à la suite des paralysies essentielles de l enfance et de l'atrophie musculaire graisseuse. La paralysie générale et complète des memb.c. au contraire indique toujours de graves désordres dans le cerveau et la mor dans un temps assez rapproché, .
La famesse des membres, premier degré de l'immobilité et de la Pa'-a'^^ de leurs muscles, s'observe dans les mêmes circonstances et sous 1 niUuea