SIGNES FOURNIS PAR L'AUGMENTATION DE VOLUME ET L'HYPERTROPHIE DU FOIE
Quand le foie aiigiiieote moinenlanonieni de volume, il n'a que de l'hypérémie; c'est le cas de certaines fièvres intcriniitentes, de certaines maladies du cœur qui, en gênant la circulation, produisent l'iiypérémie mécanique de celte glande, de la dysenterie, dont les altérations favorisent par la veine porte l'introduclion de matières irritantes, susceptibles de produire un premier degré d'hépatite, de l'alcoolisme aigu, qui produit une résorption d'alcool capable d'irriter le foie.
Au contraire, quand le foie offre une augmentation permanente de son volume, c'est qu'il y a hypertrophie et altération de sa substance propre. Cela se voit dans la cachexie palustre, dans l'hépatite chronique de ceux qui ont pendant longtemps vécu dans les pays chauds, et dans certaines maladies organiques, cancéreuses ou parasitaires qui, autour d'elles, produisent l'hypérémie ch ronique, dans certains cas de lencocytose, dite alors leucocylose hépatique, et dans la stéatosedue à la tuberculose pulmonaire.
Le foie, augmenté de volume, hypérémié ou hypertrophié, déborde les fausses côtes ou fait saillie près du sternum, selon que l'augmentation porte sur le grand lobe, sur le petit lobe ou sur l'organe tout entier; ou le sent avec la main, qui apprécie une surface lisse, indolente ou peu doidoureuse, et par la percussion digitale, qui permet d'en limiter les contours et par laquelle on apprécie en centimètres l'état exact de l'organe. |
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