SIGNES FOURNIS PAR LA DOULEUR DES REINS
La douleur des reins, qu'il ne faut pas confondre avec la douleur de la région rénale ou lumbago, n'existe que très-rarement dans les maladies de ces glandes. Elle est habituellement sourde, profonde, et produit de la gène plus que de la vraie douleur.
A l'occasion de Vhabitude extérieure j'ai déjà dit quelques mots des signes fournis au diagnostic par l'examen des organes génitaux, ici je vais parler des signes fournis par les troubles des fonctions de l'appareil génito-urinaire.
Cependant s'il y a des douleurs profondes, spontanées, lancinantes, se montrant sans mouvement du malade, on peut craindre un cancer des reins. — La néphrite aiguë et la néphrite albumineuse, elles, ne déterminent jamais de douleurs semblables.
Au contraire, des douleurs extrêmement aiguës, venant par accès passagers, avec ou sans fièvre, s'irradiant dans le testicule ou dans le ventre à la région inguinale, et accompagnées de vomissements, indiquent toujours des calculs du rein ou des graviers engagés dans l'urèthre. C'est la colique néphrétigue.
Les douleurs des reins se distinguent de la douleur de la région rénale due aU rhumatisme, c'est-à-dire du lumbago, en ce que celles-ci sont superficielles, continues, et provoquées par le moindre mouvement que font les malades. — Elles se distinguent aussi des douleurs utérines parce que celles-ci sont accompagnées de douleurs inguinales et crurales et de pesanteur à l'anus.