GOUTTIÈRES
comme moyen provisoire d’immobilisation de la jambe. Elle se compose de trois valves, une médiane et deux
Fig. 239. — Goullière en mêlai nickelé et fenètréc, de Hochet.
latérales, unies à charnière entre elles par une longue lanière de cuir clouée sur le zinc; la valve médiane porte à son extrémité inférieure une coulisse dans laquelle glisse la tige de la semelle verticale, de manière à proportionner la longueur de l’appareil à celle du membre.
Fig. 240. — Gouttières estampées, de Lee.
Le membre enveloppé de ouate est placé sur l’appareil dont les valves sont relevées et fixées au moyen de lacs ordinaires.
APPAREILS A FRACTURES
Hochet a Imaginé, d’après les appareils modelés de Kaoult-Deslongchamps, des gouttières solides, en métal nickelé, fenêtrées, susceptibles de se démonter pour i soutenir tout ou partie d’un membre (fig. 239). |
Lee a également conseillé des gouttières estampées ). plus légères que les gouttières pleines et se modelant | mieux sur les membres (fig. 240). !
3'^ Une variété spéciale de gouttière est constituée par les hamacs formés de sangles en toile qui sont fixées au moyen d’épingles sur un cadre en bois ou en fer : tels sont les appareils de Hogden, G. Ward, etc. (Voy. Frac- i turcs du membre inférieur.)
Critique. — D’une manière générale, les gouttières rigides ordinaires immobilisent assez mal les membres et ne conviennent guère que comme appareils provisoires ; elles sont, pour cette raison et aussi à cause de leur volume, impropres au transport des blessés. Les attelles-gouttières de Bœckel, celles de Volkmann, de Lee et de Hochet, grâce à leur forme, constituent de bons appareils pour le traitement des fractures compliquées des membres et des lésions des articulations, surtout parce qu’elles permettent l’application facile de l’antisepsie.
Toutes les gouttières peuvent, avec la plus grande facilité, servir à la suspension des membres, en fixant sur elles des liens ou cordes que l’on attache ensuite soit au ciel de lit, soit à une traverse quelconque.
§ II. — Appareils a double plan incliné. — Boites.
Appareils à double plan incliné. — Ils ont été préconisés par Pott, qui traitait ainsi les fractures de cuisse par la demi-flexion, méthode fort délaissée à notre époque; tels sont le double plan incliné de Bell, de Delpech, de Malgaigne, de Sauter et Mayor, de Marcellin Duval, l’appareil de Martin, les gouttières articulées d’Ainesbury et de N. Smith, Winchester, etc. Ils sont combinés de manière à faire l’extension et la contre-extension et quelques-uns aussi la suspension (ceux de Sauter et de Mayor) .
Ces appareils sont, en substance, composés de deux plans, l’un pour la cuisse, l’autre pour la jambe, réunis à charnière au niveau du creux poplité, de manière à pouvoir être inclinés à volonté l’un sur l’autre, et, reposant