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APPAREILS EN CELLULOÏD

Ce produit est livré par le commerce américain sous la désignation de « flexible sheet kartavesh », en plaques d’épaisseur variable, de couleur généralement noire ou grise. Pour l’usage chirurgical, les feuilles de 5 sont suffisantes. La fibre à son état normal est élastique, flexible, difficile à couper. On la ramollit à l’eau chaude qui la fait gonfler légèrement; ainsi ramollie elle se moule très facilement autour des membres et on la maintient avec une bande jusqu’à la dessiccation qui est assez longue à obtenir. La flexibilité de cette substance permet d’en faire des gouttières de coude très légères.

3® Appareils en celluloïd. — Hersing conseille l’emploi du celluloïd sous la forme suivante. On découpe à l’aide de ciseaux, dans une feuille en celluloïd d’une épaisseur de 5 millim., une lame assez large pour dépasser de 3 à 4 centim. la circonférence du membre sur lequel on doit appliquer l’appareil. On roule ces plaques et on les plonge dans un vase contenant de l’alcool à brûler qu’on chauffe au bain-marie. L’alcool entre en ébullition, en même temps les plaques de celluloïd deviennent molles et flexibles, on les retire sans trop tarder, après deux à trois minutes car elles se dissoudraient, on les applique sur le membre préablement enveloppé d’ouate, et on les fixe au moyen d’une bande en évitant la formation de plis au niveau des articulations. L’appareil se solidifie en un quart d’heure environ. Pour l’enlever, on n’a qu’à écarter fortement les bords des valves, car il reste flexible.

On se rappellera que ces appareils sont facilement inflammables; cependant, Ducroquet est parvenu à réduire très sensiblement ce défaut dangereux en les enduisant avec du silicate de potasse.

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