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I. — Des frictions

Les frictions consistent à exécuter sur une région ou sur le corps tout entier des frottements rapides par des mouvements de va-et-vient faits avec la main nue ou armée soit d’une compresse de toile ou de flanelle, soit d’appareils divers, tels que brosses, gants en crin, etc...

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OPÉRATIONS DE PETITE CHIRURGIE

Lorsque la friction se pratique à Laide d’agents imprégnés de liquides, le plus souvent alcooliques, elle est dite humide; sèche, dans le cas contraire.

La révulsion produite par la main nue, à sec, est moins énergique que celle obtenue avec la main garnie d’une pièce de flanelle ou de toile imbibée d’un liquide excitant : alcool pur ou camphré, teintures aromatiques, essence de térébenthine, etc., etc,

Si la friction est destinée à exercer une action intense, immédiate, dans les cas de syncope ou d’asphyxie, il est nécessaire d’employer des brosses rudes en chiendent, en crin ou en flanelle, ou bien des gants de crin tressé. Le maniement de ces objets exige une grande attention, car des frottements trop rudes et trop étendus détermineraient une véritable iDrûlure cutanée qui, produite sur une large surface, aurait de graves inconvénients.

Les frictions sèches faites avec une pièce de flanelle sont souvent employées dans un but hygiénique, afin d’activer les fonctions de la peau; après un bain, elles débarrassent complètement la surface cutanée des crasses et impuretés dues à la sueur et à la desquamation épidermique.

Quant aux frictions qui constituent une des manœuvres du massage, elles seront étudiées ultérieurement.

IL — Kévulsenrs mécaniques.

Ils sont composés essentiellement par la réunion d’un grand nombre de petites aiguilles qui agissent en produisant des piqûres multiples tout à fait superficielles. Ils ont été introduits dans la pratique par Baunscheidt.

L’instrument le plus usité est la roue révulsive de Mathieu (fig. 401), constituée par un cylindre armé d’une foule de pointes d’aiguilles et protégé par une chappe B qui supporte l’arc et est adaptée à un manche en bois. Pour s’en servir, on fait tourner la roue A sur la peau. La sensation produite est très intense; son action peut être accrue en faisant passer dans l’instrument un courant faradique, l’un des rhéophores étant fixé en D, l’autre sur le voisinage de la région à traiter.

A côté de ces révulseurs se classent les brosses et les

RUBÉFACTION. — SINAPISMES

balais électriques qu’il suffit de signaler. L’action esthésiogène des métaux (plaques de cuivre, d’or, etc.) doit être rangée dans les moyens exceptionnels de la révulsion mécanique; leur manière d’agir est du reste fort complexe.

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