I. Réfrigération par l’ean on irrigation médiate
Gariel, dès 1851, se servait, pour pratiquer la réfrigération par l’eau sur la tête, d’un bonnet spécial en caoutchouc à double paroi et muni de tubes pour l’apport et l’échappement de l’eau. Petitgand, en 1859, eut le premier l’idée de faire circuler un courant d’eau froide dans un appareil tubulaire, afin de déterminer la réfrigération des parties enflammées: son système, fort simple, consistait en un tube en caoutchouc à parois épaisses qui s’enroulait en serpentant autour de la région malade et avec
PANSEMENTS
lequel on établissait un siphon (fig. 61). Les tubes avaient 4 à 5 mètres de longueur, 10 à 12 millimètres de diamètre et 1 à 2 millimètres d’épaisseur; par suite de l’épaisseur' nécessaire pour empêcher l’aplatissement des parois, l’action réfrigérante était très diminuée de puissance. Pour éviter ce dernier inconvénient, M. Galante a cons-
Fig. 61. — Appareil tubulaire de Petitgand pour réfrigération locale.
truit, d’après les mêmes principes (1868) une série d’appareils tubulaires susceptibles de s'adapter aux diverses régions du corps : les tubes sont très minces et forment des spires reliées entre elles par des bandes de caoutchouc inextensible disposées en croix (fig. 62); au lieu de tubes en caoutchouc, on se sert dans certains appareils de tubes métalliques en étain, mais l’appareil est alors très lourd.
Clément, de Lyon, a employé (1878) pour obtenir la réfrigération de l’abdomen dans la fièvre typhoïde, une ceinture à double paroi, en caoutchouc vulcanisé, assez