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MANIÈRE DE ROULER LES BANDES

minai, celui qui est à l’extérieur est appelé celui-ci s’applique le premier.

Une bande est dite roulée à un globe lorsqu’elle représente un seul cylindre (fig. 73); à deux globes 'lorsqu’elle est constituée par deux cylindres unis entre eux (fig. 74); ces dernières sont fort peu employées.

Pour rouler une bande, prendre un des chefs qui va constituer le chef terminal, le replier un certain nombre de fois sur lui-même de manière à former une sorte de

Fig. 75. — Formation du pivot.

petit rouleau assez résistant (fig, 75); saisir ce rouleau de la main gauche entre l’extrémité du pouce d’un côté et celle de l’index et du médius de l’autre, de façon à ce que l’angle formé par ce pivot et la partie libre de la bande regarde en bas (fig. 7G); prendre alors la partie libre ou plein de la bande entre les faces correspondantes du pouce et de l’index de la main droite, sur le dos de laquelle passe le plein de la bande, tandis que les autres doigts vont embrasser légèrement le cylindre par leur face palmaire et lui impriment le mouvement de rotation de droite à gauche nécessaire à l’enroulement. Il faut toujours de temps à autre exercer une traction en sens inverse entre le rouleau et la partie libre de la bande pour arriver à serrer suffisamment le globe.

Cette manœuvre est très importante et mérite qu’on y

BANDAGES

attache beaucoup de soins : cV une bande bien roulée dépend la bonne application d'un bandage.

Fig. 76 — Manière de tenir une bande pour la rouler,

Dans les hôpitaux où l’on a journellement un grand nombre de bandes à rouler, on se sert d appareils qui

Pig, 77. — Appareil pour rouler les bandes.

permettent de rouler une ou plusieurs bandes à la fois un des plus simples est celui représenté figure 77.

APPLICATION DES BANDES

La hande à deux globes se roule d’après les mêmes règles, seulement on doit rouler successivement les deux chefs sur la même face de la bande jusqu’à ce que les cylindres formés se rencontrent : un des cylindres est souvent, à dessein, plus gros que l’autre; la partie intermédiaire aux deux globes prend le nom de plein. On peut encore les préparer en fixant ensemble les chefs initiaux de deux bandes à un globe, soit par une épingle, soit mieux par quelques points de couture.

3° Application des g;lobes< — a. Bandes à un globe. — Pour appliquer une bande à un globe, saisir les extré-

Fig. 78. — Manière de placer le chef initial.

mités du cylindre qu’elle représente de la main droite entre le pouce placé en bas et l’index et le médius placés en haut (les bandes, larges de 10 à 12 centim., seront saisies à pleine main, le pouce en avant, les autres doigts en arrière du globe) ; avec les doigts de la main gauche dérouler quelques centimètres du chef initial, qu’on applique alors par sa face externe sur la région à couvrir et qu’on y maintient provisoirement fixé avec le pouce gauche. Il faut avoir soin de placer le chef initial un peu obliquement (fîg. 78) au-dessus du point où l’on va faire rouler la bande, afin de le fixer solidement par le premier tour circulaire ; on peut encore le fixer en en

BANDAGES

laissant pendre une certaine longueur (25 à 50 cent, suivant le cas) qu’on maintient en partie par les circonvolutions du bandage, puis l’extrémité pendante est relevée et fixée sur le bandage même, soit avec des épingles, soit encore en la nouant avec le chef terminal.

Le chef initial placé et maintenu, on fait tourner la bande autour du membre en la passant successivement d’une main dans l’autre et en évitant de la lâcher, ce qui occasionnerait un déroulement et par suite une perte de

temps. On doit serrer suffisamment chaque tour de bande pour empêcher le bandage de glisser après son application. Sur les membres, les bandes s’appliquent toujours de l’extrémité vers le tronc.

Les tours de bandes enroulés sur une partie cylindrique se nomment circulaires.

Si la bande doit recouvrir une partie conique comme la jambe, la cuisse, etc., les circulaires ordinaires ne suffisent plus ; les jets de bande ne se moulent pas régulièrement sur les régions et bâillent en formant des godets, c’est-à-dire qu’un des bords de la bande est appliqué contre les téguments, tandis que l’autre bord s’en écarte, flotte. 11 est nécessaire, dans ces cas, de pratiquer des renversés en repliant le jet de bande sur lui-même de la manière suivante : fixer avec le pouce de la main gauche

Fig. 79. — Manière de faire un renversé.

APPLICATION DES BANDES

le }et de bande sur le milieu de la face antérieure du membre, dérouler 7 à 8 centimètres du globe tenu entre le pouce droit placé sur sa face antérieure et les autres doigts de la même main placés sur la face postérieure ; alors, relâchant légèrement la partie déroulée, faire exécuter à la main qui tient le globe un mouvement de pronation forcée, c’est-à-dire une rotation d’un demi-tour d’arrière en avant et de haut en bas, de manière que le bord supérieur de la bande devienne inférieur (fig. 79) ; quand le renversé est ainsi terminé, la main droite tire sur le globe pour tendre un peu la bande, en même temps que le pouce gauche glisse sur le renversé pour aplanir

Fig. 80. — Épingle anglaise.

le pli formé : cette petite manœuvre est appelée vulgairement le cou'p de pouce. Les renversés suivants s’exécuteront de la même manière, et il est facile de les faire sur la même ligne verticale, en plaçant toujours exactement le pouce sur cette ligne à mesure que le bandage s’élève sur le membre.

Qu’il s’agisse de circulaires, spiraux ou croisés, la seule manière d’obtenir un bandage régulier et de belle apparence, c’est de faire en sorte que chaque tour de bande recouvre le précédent de la même quantité : 1/3, 1;2, 2/3 suivant les cas.

Le bandage appliqué, on fixe le chef terminal soit avec une épingle ordinaire ou une épingle anglaise (fig. 80), dite épingle à nourrice ou de sûreté, qu’on place perpendiculairement à la longueur de la bande, soit en fendant longitudinalement l’extrémité de ce chef en deux lanières conduites en sens inverse autour du membre et nouées ensuite l’une à l’autre (fig. 83), soit en le fixant par un point de couture. Si l’on a laissé le chef initial pendant, on le relève et on le noue avec le chef terminal par un nœud en rosette. Le chef terminal sera toujours fixé loin

BANDAGES

des plaies et des parties soumises aux pressions ; on le replie sur lui-même si c’est nécessaire. Les épingles ordinaires seront piquées de manière à avoir leur pointe engagée dans l’épaisseur du bandage par mesure de précaution.

Lorsque, pendant l’application d’un bandage, une bande est épuisée et qu’il est nécessaire d’en employer une deuxième, il faut user d’un petit artifice pour relier le

Fig. 81. — Manière de disposer le chef terminal d’une bande épuisée et le chef initial de la suivante.

chef terminal de l’une et le chef initial de l’autre, afin que la solidité du bandage ne soit pas compromise. Le chef terminal de la bande précédemment appliquée sera placé très obliquement sur le membre en décrivant un demi-tour ou un tour de spire très allongé, le chef initial de la suivante sera placé aussi très obliquement et en décrivant un demi-tour de spire allongé en sens inverse du précédent (fig. 81), puis on continue l’application de cette nouvelle bande en recouvrant par des jets circulaires ou des doloires les deux chefs ainsi placés. Ce procédé est préférable à celui qui consiste à unir les deux chefs avec une épingle.

APPLICATION DES BANDES

Le mode d'application des bandes de tarlatane est à peu près identique à celui des bandes de toile ; lorsqu’elles sont encore imprégnées de leur apprêt amidonné, il est préférable de les passer un instant dans l’eau et de les exprimer immédiatement avant de les appliquer ; on obtient ainsi des bandages fort solides, grâce à l’agglutination produite par l’amidon entre les divers tours de bande ; les renversés sont généralement inutiles, les circulaires mouillés s’aplanissant facilement avec le plat de la main.

b. Bandes à deux globes. — Elles s’appliquent en saisissant un globe dans chaque main et en plaçant d’abord sur la région à découvrir le plein intermédiaire; les deux globes sont ensuite conduits en arrière, chacun d’un côté, vers le point diamétralement opposé au lieu d’application ; là, on les entre-croise, soit en les faisant passer simplement à côté l’un de l’autre, soit en renversant un des chefs sur l’autre, ensuite on les ramène en avant, ou bien, suivant le cas, l’un d’eux continue à être appliqué circulairement, tandis que l’autre fait ce que nous apprendrons à connaître sous le nom deji'e^s récurrents.

4*^ AEanière d’eulever iiue bande. — Les bandes doivent être enlevées en sens inverse de la manière dont on les a appliquées ; au fur et à mesure qu’on en détache les tours, il faut les réunir en masse dans la main et passer successivement d’une main dans l’autre la pelote ainsi formée. Quant aux bandes de tarlatane qui ont été appliquées humides, il est beaucoup plus simple de les couper avec des ciseaux.

5*^ Iiiflaeuce exercée par le nombre des tours d’nue bande appliquée sèche ou mouillée. — Cette influence a été étudiée par A. Bérard, qui est arrivé aux conclusions suivantes : 1*^ la pression exercée par une bande quelconque augmente avec le nombre des tours; 2*^ une bande mouillée presse plus fortement qu’une bande sèche ; 3*^ toute bande se relâche graduellement, plus rapidement et plus complètement si elle a été mouillée, de sorte que dans ce dernier cas la pression est inégale ; 4*^ une bande appliquée sèche, mouillée ensuite sur place, se resserre

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rapidement et la pression nouvelle dépasse celle qui existait lors de l’application.

§ I. — Première variété: Bandages circulaires

Les bandages de cette variété sont constitués par des tours de bande qui entourent circulairement une partie du corps en se recouvrant complètement ou à peu près. Les plus employés sont : 1® le circulaire du front; 2° les circulaires des doigts et des membres ; 3® le circulaire du bras pour la saignée. Nous ne décrirons que le circulaire du front, qui nous servira de type ; le bandage avant la saignée trouvera sa place naturelle au chapitre de cette opération.

Circulaire du front.

Pour tous les bandages de la tête, il est nécessaire d’appli- • quer préalablement une pièce de linge ou un serre-tête quelconque afin d'empêcher le glissement des tours de bande que facilitent la conformation de la région et la présence des cheveux ; il faut en outre éviter de comprimer les oreilles entre la bande et le crâne.

Pièces du bandage. — Bande de toile longue de 2 mètres, large de 5 centimètres, ou une bande de tarlatane longue de 3 mètres, large de 6 à 7 centimètres.

Applicatiou. — Placer le chef initial sur une des régions temporales, le fixer par des tours de bande qui contournent la tète horizontalement de gauche à droite, en passant en arrière et un peu au-dessous de la protubérance occipitale, et se recouvrant les uns les autres ; terminer en fixant le chef terminal sur la région frontale.

Usages. — Ce bandage sert à maintenir soit un pansement sur une partie quelconque du pourtour du crâne, soit une pièce de linge destinée à recouvrir les yeux.

I II. — Deuxième variété : Bandages oblioues

Ils sont formés de circulaires obliques qui se recouvrent à peu près complètement ; le plus employé est l’oblique du cou et de faisselle.

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