BANDAGES PLEINS DE LA ÏÉÏE
Usages. — Ce bandage est pins simple que le récurrent et doit lui être préféré; cependant l'emploi des bandes de gaze a bien simj)lifié la contention des pansements sur les moignons.
On peut employer un triangle disposé de la même manière pour envelopper la main ou le pied {triangles de la main ou du pied).
IL — Bandages pleins de la tête.
l® Triangle-bonnet fronto-occipital (Mayor).
Pièce du bandage. — Linge ou mouchoir de 80 centimètres, ••rré, plié en triangle.
Application. — La base du triangle est placée sur le front, le sommet est replié en arrière vers la nuque, où
vont le fixer, en s’entre-croisant, les chefs conduits horizontalement à droite et à gauche, puis ramenés latéralement en avant pour être noués ensemble ou mieux fixés avec des épingles. Appliqué en sens inverse, c’est-à-dire la base à la nuque et le sommet rejeté vers le front, il constitue le triangle occipito-frontal (fig. 122).
Fig. H2. — Triangle occipUofronlal.
Fig. 123. — Triangle occipilomonlonnicr.
BANDAGES
Usages. — Ce bandage maintient assez bien les pansements sur le crâne et peut remplacer avantageusement la capeline, etc.
2*^ Triangle occipito-mentonnier (Mayor).
Pièce du bandage. — Triangle long de 1 mètre, haut de 50 centimètres.
Applicatiou. — Mettre la base du triangle sur la partie postéro-supérieure du crâne, le sommet tourné en arrière, conduire les deux extrémités en bas et les croiser au-devant et au-dessous du menton pour les assujettir ensuite, chacune d’un côté, sur les régions temporales ou auriculaires ; le sommet est alors replié latéralement, soit en avant, soit en arrière, et fixé par une épingle (fig. 123).
Usages. — Mayor considère ce triangle comme devant remplacer la fronde du menton et les chevestres, ce ([ui est une exagération.
Nous ne ferons que mentionner le triangle occipitoauriculaire assez semblable au précédent et destiné à maintenir des topiques sur les régions temporale, parotidienne, sous-maxillaire.
3® Bandeau mono et binoculaire.
Le bandeau monoculaire, qui se fait avec un mouchoir plié en cravate, est connu de tout le monde et ne mérite pas description.
Le bandeau binoculaire, décrit par Guillemin, nous paraît préférable à tous ceux proposés : prendre une bande de 7 centim. de largeur et assez longue pour faire une fois et demi le tour de la tête; pratiquer sur son bord inférieur et à égale distance des deux extrémités une fente verticale de 2 centim. On place alors le bandeau au-devant des yeux de manière que la fente corresponde à la racine du nez, puis les deux extrémités sont conduites vers l’occiput, où on les entre-croise poulies fixer ensuite avec des épingles (fig. 124).
Pour maintenir d’une manière simple et élégante un
BANDAGES PLEINS DU TRONC
pansement sur un œil, il suffît de deux à trois bandelettes de gaze dont on collodionne les extrémités pour les fixer sur le front et les joues.
40 Couvre-chef (Guillemin).
Pièce du bandage. — Mouchoir carré de 60 centimètres de côté.
Application. — Poser le mouchoir sur la tète de manière que le bord antérieur, placé horizontalement, tombe jusqu’à l’extrémité du nez; relever et replier ce l)ord de telle sorte que le repli corresponde à la base du
F’i”-. 124. — Bandeau binoculaire. Fig. 12:3. — Couvre-chef arabe.
Iront, puis en conduire les deux angles à la partie postérieure de la tète, où ils sont fixés l’un à l’autre |avec une épingle. Prendre ensuite les deux angles postérieurs et les ramener en avant sous le menton, où on les réunit l’un à l’autre par un nœud (125).