BANDAGES ÉLASTIQUES
Le bandage élastique pour la chute du rectum (fig. 168).
Fig. IGO. — Ceinture hypogastrique.
Fig. Iü7. — Bandage élastique conleiitil' des hémorroïdes.
— Il en existe plusieurs modèles se rapprochant du type précédent: celui de. Boyer prend son point d’appui sur
BANDAGES
les épaules, celui de Cloquet est fixé à une ceinture ; Gariel se servait d’une pelote à insufflation; Bérenger-
Fig. iC8. — Bandage 61asti(iue pour la chute du rectum.
Féraud a conseillé un obturateur anal qui consiste en une vessie de caoutchouc mince, ayant la forme d’une calotte
Fig. 169. — Appareil de Reverdin pour l’anus contre nature.
hémisphérique de 5 centimètres, reliée à une pelote presque plate de 4 centimètres de diamètre par une portion rétrécie ou col haut de 2 centimètres; l’axe de l’appareil porte un tube à robinet pour permettre l’insufflation, une fois la pelote introduite dans le rectum.
BANDAGES HERNIAIRES
Nous mentionnerons, parmi les bandages de cette caté- 'gorie, l’appareil de Reverdin pour l’anus contre nature (fig. 169).
Le caoutchouc joue encore un grand rôle dans les appareils orthopédiques, soit pour suppléer à l’insuffisance des muscles, soit pour obtenir, par des tractions soutenues, le redressement d’articulations déformées.
§ III. — Troisième variété : Bandages herniaires
« On appelle brayer ou bandage herniaire, dit ïillaux, tout appareil destiné à contenir des hernies, soit en empêchant la sortie des viscères, soit en protégeant ceux qui, étant déjà en dehors de la cavité abdominale, sont irréductibles. »
Généralités. — Suivant les variétés de hernie à contenir, on peut diviser les bandages herniaires en :
1° Bandage herniaire inguinal ;
2° Bandage herniaire crural ;
3« Bandage herniaire ombilical.
Les bandages à pression élastique, dans lesquels la force dépréssion est exercée par un ressort en acier dont l’invention remonte à Nicolas Seguin (1663), sont aujourd’hui d’un emploi général. Cependant, pour certains cas particuliers, il est nécessaire de recourir soit aux bandages dits Cl pression molle, sans ressort, soit aux bandages à pression rigide de Dupré.
Les parties essentielles d'un bandage herniaire sont la peloLdestinée à obturer l’orifice herniaire, et le ressort en acier ou ceinture qui maintient la pelote par son élasticité propre ; les parties accessoires sont les^ courroies, sous-cuisse, etc.
La. pelote, actuellement demi-molle, est constituée par une charpente métallique ou écusson recouverte du côté où elle doit s’appliquer sur la peau par une couche de crin ou de laine lui donnant une forme bombée ; le tout est enveloppé d’une peau souple, peau de daim, d’agneau le plus souvent, qui parfois laisse à nu la face externe de f écusson. On ne sp sert plus beaucoup aujourd’hui de pelotes dures en bois ou en ivoire, fort utiles cependant dans les pays chauds ; les pelotes élastiques
BANDAGES
en caoutchouc remplies d'air, de Samson et de Cresson, celles insufflation de Gariel, ne sont plus employées à cause de leur alteration ra])ide. Landerer emploie des bandages avec une pelote en caoutchouc remplie de glycérine.
La forme de la pelote est en général oblongue (fig. 170), elliptique ou triangulaire (fig. 171). mais parfois, en raison d’indications spéciales à remplir, elle offre soit une échancrure pour l)rotéger .certains organes, soit un prolongement en bec de cor-
bin pour exercer une contention plus exacte. Les dimensions en tous sens seront supérieures à celles de l’ouverture à obturer, mais, ainsi que l’a fait remarquer Le Dentu, la pelote doit être d'autant plus allongée que la hernie parcourt un trajet pins oblique, et offrir son maximum de longueur dans les hernies inguinales interstitielles. La face agissante, généralement bombée, sera concave pour la contention des hernies irréductibles.
Le ressort métallique, en acier recouvert d'une peau fine, a 1 ou 2 millimètres d’épaisseur. 1 centimètre et demi de largeur, et sera assez long pour embrasser un peu plus de la moitié du bassin ; sa force moyenne varie entre 800 grammes pour les enfants et 2 000 pour tes adultes. Le point où le ressort s’unit à la pelote prend le nom de collet. Dans les bandages à pression rigide de Du])ré. la pression est exercée non plus par un ressort. mais par des tiges métalliques rigides.
La forme du ressort, sa courbure, son mode de jonction avec la pelote, présentent dans les bandages anglais et français des différences essentielles que nous allons examiner dans leur ensemble, renvoyant à la description de chaque variété de bandage pour l’étude de certaines particularités spéciales à chacun de ces systèmes.
a. Bandages français. — Le ressort métallique, qui s’applique toujours du côté de la hernie et se moule sur la face externe du bassin.se continue directement par une de ses extrémités avec la pelote, ou bien vient se fixer solidement
Fig. 170, — Pelote lierniaire obloiiguo.
Fig. 171. — Pelote herniaire triangulaire.
BANDAGES HERNIAIRES 277
sur le milieu de récussoii, de manière que sa force de pression ne soit pas trop amoindrie ; à son autre extrémité, la peau dont il est garni se prolonge librement sur une assez grande longueur pour aller entourer en ceinture l’autre moitié du bassin, et se termine par une courroie percée de trous qui se fixe sur un des boutons en saillie de la face externe de la pelote (fig. 172). Les courbures spéciales de ce ressort varient avec les espèces de hernie.
Fig. 172. — Bandage inguinal français.
Des sous-cuisses sont presque toujours nécessaires pour empêcher l’appareil de remonter, dans les mouvements <lu malade.
b. Bandages anglais. — Ce système, dit aussi» bandage du côté opposé », inventé par Salmon au commencement de ce siècle a été perfectionné et introduit en France par
Fig. — 173. — - Pelotes à brisure et à inclinaison (système Wickliam'.
Wickham père, en 1816. Le ressort porte une pelote à chacune de ses extrémités.
PETiriv CHiHLRGiE, 0’ édil .
BANDAGES
La pelote antérieure, clans le système Wiekham actuel, est rendue fixe et inclinée d'une manière permanente, suivant les indications, par un mécanisme dit à inclinaison, si la placiue entière vient occuper un plan antéropostérieur plus oblic[iie de haut en bas, ou dit à brisure (fig-. 173) quand elle se coude. En outre, Wiekham a interposé sur le ressort un petit engrenag-e constituant une vis de pression qui donne une force variable suivant les besoins.
Par ce système, on peut donner à la pelote l’inclinaison convenable pour la contention de la hernie, cette contention étant nécessaire en bas ou latéralement.
La pelote postérieure, généralement ronde, large, est vissée au ressoïd de manière à lui laisser toute sa mobilité ; elle se fixe sur le sacrum (fig. 174, B) .
Ce bandage ne prend d’appui sur le tronc que par ses Fiji. 174. — BaiRlajie inguinalanglais. clcilX extrémités et non plus
par le ressort tout entier comme le bandage français, aussi les sous-cuisses sont inutiles. Dans la variété inguinale, le ressort s'applique du côté opposé à la hernie.
c. Sijslème mixte. — Charrière a imaginé un bandage mixte moins compliqué que fanglais et dans lequel le ressort est réuni à l’écusson par une articulation permettant un va-et-vient plus ou moins étendu (fig. 175). Ce bandage est très employé en France.
De ces divers systèmes, les plus employés sont le bandage français et celui modifié par Charrière, en raison surtout de leur simplicité. Malgaigne et Spillmann sont cependant partisans déclarés du bandage anglais, qui contiént mieux les hernies et est en général mieux supporté, car il n’exerce pas une constriction circulaire aussi énergique.
Pour la contention des hernies doubles, on se sert de bandages dits doubles, soit anglais, soit français, dont la
BANDAGI^S HKRNIAtRLlS . 279
différence essentielle consiste seulement clans riinion du ressort avec la pelote (fig. 179 et 182).
Fig, ITo, — Bandage à coulisse; syslènic mixte (Collin).
d. Bandages à pression rigide de Dupré. — Ces bandages sont destinés aux hernies inguinales et crurales difficiles à maintenir réduites. Ils se composent d’une tige rigide métallique, cylindrique ou aplatie, disposée horizontalement et présentant trois arcades, l’une médiane à concavité inférieure, les deux autres latérales, à concavité
Fig. 17G. — Bandage à pression rigide de Dupré.
supérieure (fig. 176). Les extrémités de cette tige se recourbent en bas de chaque côté, en se prolongeant de manière à contourner la hanche sans s’y appliquer, et se terminent par les deux moitiés d’une demi-ceinture en
BANDAGES
cuir qui se ])oucle en arrière à la façon d’une patte de l pantalon. Le degré de pression dépend de la tension de j la ceinture. Une ou deux pelotes, suivant que la hernie 1 est simple ou double, sont assujetties derrière les area- ' des latérales à l’aide de lames fenêtrées rivées aux côtés de celle-ci ; une vis pressant à travers la fenêtre fixe la
pelote sur la lame fenètrée au degré d’inclinaison nécessaire.,
e. Bandages à pression molle. — Chez les jeunes enfants, le bandage à ressort ne peut être supporté et il faut recourir aux appareils complètement mous, sans ressort, mais de même forme que les bandages français. On peut aussi utiliser chez eux des pelotes à insufflation du système Gariel analogues à celle représentée (fig. 177).
Parmi ces bandages à pression molle, élastique, se classent ceux dus à Bourjeaurd, fort peu employés aujourd’hui (fig. 187).
I. Bau«lage lieriiîaîrc ingainal. — 1® Bandage français^ (fig. 172 et 175). — Dans ce bandage, le ressort est courbé cà la fois suivant ses faces et suivant’ ses bords, de manière à décrire une spirale dont les extrémités sont écartées en hauteur d’environ 5 à 6 centimètres. La pelote est fixée au ressort de façon à regarder en haut et en arrière pour presser exactement dans la direction du trajet inguinaL tluguier et A. Richard ont recommandé de la construire de telle sorte qu’elle ne comprime pas l’épine du pubis, afin de rendre l’appareil plus facile à supporter; Huguier y avait même fait pratiquer dans ce but une échancrure embrassant cette épine dans sa concavité. On doit toujours vérifier le degré d’élasticité du ressort en redressant sa courbure et en s’assurant qu’il reprend ensuite sa forme primitive.
f'ig. 177. — Bandage à pression molle à insuHlalion.
BANDAGES HERNIAIRES
Le volume et la forme de la pelote doivent varier avec les espèces de hernies ; ainsi pour les grosses hernies directes^ la pelote sera volumineuse et aura la forme d’un triangle dont la base doit être parallèle au pli de l’aine, et dont le sommet sera recourbé en forme de bec vers l’abdomen, d’où le nom de bandage en bec de <corbin.
Dans le cas où le testicule -est encore retenu dans l’anneau ou dans le canal, chez les jeunes sujets. Debout a proposé l’emploi d’une pelote bifurquée afin de favoriser sa descente. Malgaigne et Gosselin conseillent de s’abstenir de tout appareil et d’attendre la descente définitive de l’organe, si la pelote ne peut être maintenue qu’en le froissant. Dès que la glande est sortie de l’anneau externe, oii applique un bandage à pelote échancrée (fig. 178).
Contre la hernie double, le bandage français modifié est excellent (fig. 179).
Fig. 178. — Bandage à pelote échanci'ée pour liernie congéiiilale avee cclopie testiculaire.
Fig. 179. — Bandage inguinal pour liernie double (frauçaisj.
2° Bandage anglais. — Dans la hernie inguinale, le ressort, courbé seulement sur ses faces et terminé par une
BANDAGES
pelote à chaque extrémité, s’applique sur le côté du bassin opposé à la hernie. Ce bandage ne prend d’appui que
Fig. 18U. — lîandagc inguinal anglais Fig. 181. — Bandage inguinal anglaisappliqué (partie antérieure). appliqué (partie postérieure).
par ses deux pelotes, ce qui lui permet de suivre les moii-
Fig. 182. — Bandage inguinal anglais pour hernie double.
vements du corps sans se déplacer. Les figures 180 et 18 1 nous dispensent d’entrer dans de plus longs détails.
La figure 182 représente le bandage inguinal anglais pour hernie double.
Bandage après 'cure 'radicale de hernie. — Ce bandage, con-
BANDAGES HERNIAIRES
seillô par Lucas-Ghampionnière, se compose d'une ceinture sans, ressort, se ])laçant au-dessus de la crête iliaque, munie d’une pelote triangulaire assez large sur laquelle vient s’attacher le ‘ sous-cuisse. La pelote, qui n’est pas fixée au ressort et s’adapte facilement, se place juste au-dessus de l’endroit où se termine la cicatrice de l’opération et a pour rôle d’appuyer au-dessus de celle-ci comme le poing que l’on enfonce, afin d’empêcher le choc des viscères.
II. Baudagc herniaire crnral. — Les hernies cruralessont difficiles à maintenir, car les mouvements de la
Fig'. 183. — Bandage crural, français.
cuisse déplacent facilement les bandages quel que soit le système, français ou anglais; Gosselin et Uuplay donnent la préférence au bandage' français.
Bandage français. — L’extrémité antérieure du ressort supportant la pelote présente un coude très marqué à concavité inférieure de manière à arriver au-dessous de l’arcade crurale (fig. 183); la pelote ovalaire, plus petite que celle des bandages inguinaux, a sa grosse extrémité dirigée en bas; les sous-cuisses sont indispensables et
BANDAGES
doivent être ajustés avec le plus grand soin pour s’oppo- I ser au déplacement de la pelote pendant la marche. | Le bandage anglais ne diffère du précédent que par Par- 1 ticulation du ressort avec la pelote, qui permet de faire varier à volonté son inclinaison.
111. Bauclaj^c herniaire ombilical. — Ce bandage est aussi applicable aux hernies de la ligne blanche.
Fiy. 184. — Bandage herniaire ombilical (syslcnie anglais).
Le bandage le plus employé est constitué par deux ressorts qui sont fixés en avant par une articulation mobile sur la pelote, large, ronde, épaisse à son centre où elle présente le plus souvent une petite éminence destinée à obturer l’orifice herniaire ; les extrémités postérieures des ressorts se terminent chacune par une autre pelote qu’on réunit par une courroie (fig. 184); ce bandage ne prend point d’appui que par ses pelotes.
Dolbeau a proposé un bandage composé d’un ressort en acier, antérieur, fixé par son milieu sur la pelote et dont les extrémités sont prolongées par un tube en caoutchouc formant ceinture et renfermant dans son intérieur un lacet inextensible destiné à annuler ou du moins à modérer considérablement l’élasticité (üg. 185).
Fi". 185. — Bandage ombilical de Dolbeau.
du caoutchouc
BANDAGES HERNIAIRES
P. Berger, clans les cas de hernie ombilicale chez les personnes • à ventre développé retombant sur les cuisses en forme de tablier, a remarcpié cpie les bandages ordinaires réussissent mal, aussi a-t-il combiné la ceinture ventrière et le bandage de la manière suivante : sur la partie moyenne de la ceinture, f[ui doit être adaptée aussi exactement cpie possible au volume et à la forme du ventre à soutenir, il met une pelote analogue à celle du bandage ombilical ordinaire ; sur la base ou face extérieure de la pelote est placé un ressort d’acier en forme d’arc à concavité antérieure aux deux extrémités duc{uel se fixent des liens cpii, serrés autour du ventre, forcent le ressort à se redresser et applicpient par consécpient plus ou moins fortement la pelote sur l’orifice herniaire.
Tous les auteurs sont d’accord pour proscrire les appareils mécaniques dans les hernies ombilicales des enfants.
Demarquay employait une pelote en caoutchouc pleine d’air et maintenue par une bande de diachylon ou de caoutchouc analogue à la ceinture à pelote ombilicale (fig. 186) ;
Vidal (de Cassis) se servait d’une plaque ronde en gomme élastique présentant à son centre un mamelon qui s’introduit dans l’anneau; Sœmmering, d’une plaque de liège hémisphérique. Gosselin a recommandé le bandage de ITousseau : on applique, après réduction, une boule de coton au-devant de l’anneau ombilical et on enroule ensuite autour de l’enfant une bandelette de diachylon large de 2 centimètres et demi, assez longue pour faire trois fois le tour du corpset qui passe au-devant de la boule de coton afin de bien l’assujettir. Après l’âge de deux ans, la ceinture en caoutchouc avec pelote à air sera employée de préférence.
J. Thomson recommande chez les adultes le bandagesuivant facile à fabriquer. Il se compose d’une large bandede calicot épais, doublée, faisant presque le tour du corps,, lacée par derrière et dans laquelle on pratique, au point
Fig. 186. — Ccinlurc à i)clole pour lieniie omltilicale.
BANDAGES
coiTespondant au niveau de l’ombilic, une poche de 6 à 8 centimètres de largeur s’ouvrant à l’extérieur; dans cette I poche on introduit une plaque de gutta-percha à bords ; arrondis que la chaleur du corps tient suffisamment molle ■ et on assujettit ensuite le bandage par des bretelles et des sous-cuisses. Au lieu de gutta-percha, on peut avec Gosselin se servir d’une pelote de coton.
l\^ Hernies obturatrices. — Le seul bandage qui puisse rendre quelques services, dans ces hernies, est la ceinture compressive de Bourjeaurd. Cet appareil est constitué par une large ceinture hypogastrique, élastique, sous laquelle on introduit un système de pelotes à insufflation (fig. 187).
Application des band.\ges herniaires. — La hernie sera préalablement réduite, en faisant coucher le malade, si
Fig. 18/. — Ceinture à pelotes conipi-essives de Bourjeaurd.
BANDAGES HERNIAIRES
celti est nécessaire, pour obtenir le relâchement des parois abdominales. Plaçant ensuite l’index gauche sur ^ l’orifice herniaire pour s’opposer à l’issue des viscères, on saisit'de la main droite le bandage près de la pelote et on applique celle-ci exactement sur l'orifice, en retirant progressivement l’index gauche; tandis que la main droite maintient solidement la pelote, la gauche devenue libre dispose le ressort autour du bassin, à environ 5 ceii-
Fi<i'. 188. — Bandage inguinal IVancais appliiiué.
timètres au-dessous de la crête iliaque, et vient fixer l’extrémité de la courroie sur les saillies des boutons de la face externe de la pelote; il ne reste plus qu’à disposer convenablement les sous-cuisses qui doivent être peu serrés (fig. 188). L’application du bandage anglais se fait de la même manière, mais elle est beaucoup plus rapide et facile, car il n’y a pas de courroie à fixer (fig. 180 et 181). La partie postérieure du ressort, pour le bandage crural, repose sur le coccyx.
Im bandage, une fois placé, doit maintenir absolument la hernie d’une manière permanente, sans exercer ce-
BANDAGES
pendant une pression trop forte qui empêcherait le sujet de le supporter. Pour s’assurer qu’il remplit bien son but, on s’assurera que la pelote affecte une tendance à se rapprocher de la verge, on fera marcher le malade et on lui recommandera de tousser, de faire un effort le corps penché en avant; on vérifiera pendant ces manœuvres si la hernie ne fait pas issue sous la pelote. Un bon bandage devrait aussi maintenir la réduction lorsque le porteur, étant accroupi, fait des efforts comme pour aller à la selle; malheureusement beaucoup ne remplissent pas cette condition, surtout si les anneaux sont très dilatés et la hernie volumineuse.
Les jeunes sujets, chez lesquels on peut espérer la guérison de la hernie, conservent leur bandage jour et nuit pendant fort longtemps, 7 à 8 ans d’après Gosselin; quant aux autres malades, sauf les cas de quintes dé toux fréquentes, ils pourront ne le porter que dans la journée, mais devront prendre la précaution de le mettre avant de se lever et de ne l’enlever qu’une fois au lit.
Le port d'un bandage herniaire détermine cer/ains inconvénients et accidents : pendant les premiers jours, il y a une certaine gène à laquelle s'habituent ])eu à peu les sujets ; chez certains d'entre eux, surtout chez ceux chargés d'embonpoint, il se produit des excoriations, des eczémas, de l’érythéme, contre les- (|uels on ])rescrira l'application de poudre d'oxyde de zinc avec interposition d'un linge fin ; mais si les accidents augmentent, on devra faire suspendre pendant quelques jours le port du bandage. Nous signalerons encore la gangrène de la peau, le gontlement inflammatoire du cordon qui proviennent d'un ban- <lage trop serré et par conséquent mal choisi.
I IV. — Quatrième variété : Geixïures; bandages