‹ Nouveaux éléments de petite chirurgieChapitre 98 sur 331 · CATÉGORIE · texte numérisé non relu

CATÉGORIE

Appareils

solidifiables

moulés.

: Appareils à attelles, coussins, etc.

Gouttières, boites, plans inclinés.

' U® variété : Appareils en métal :

^2® — En carton ;

i 3® — En gutta-percha ;

4® — En feutre plastique ;

celluloïd, etc.

re variété : Appareils amidonnés ;

2® — — silicatés ;

3® — — plâtrés ;

4® — — à la paraffine.

etc.

Après avoir étudié l’ensemble de ces appareils, nous examinerons les méthodes générales de l’extension et de la suspension, la valeur des différents appareils au point de vue de la chirurgie de guerre et du transport des blessés, et enfin nous décrirons d’une manière particulière ceux qui sont spécialement applicables aux diverses fractures simples et compliquées des membres, de la tète et du tronc.

^ II. — Principes généraux du traitement des fractures

On peut résumer en deux mots les indications générales du traitement d’une fracture simple : réduction et contention ou immobilisation; pour les fractures composées, intervient un troisième facteur, Vantisepsie du foyer de la fracture.

L’immobilisation absolue des membres fracturés n’est plus considérée par un assez grand nombre de chirurgiens comme une condition indispensable de la formation du cal. En France, Lucas-Championnière recommande le massage et les manipulations méthodiques comme la base du traitement des fractures para et intra-articulaires qui doivent être soumises à une mobilisation précoce (voir Massage, IV® partie). A l’étranger, surtout en Allemagne, des chirurgiens au nombre desquels figurent Krause, Bardeleben, P. Bruns, appliquent des appareils contentifs permettant la marche et érigent cette méthode en principe, tout au moins pour les fractures de la jambe et pour celles de la partie inférieure de la cuisse. On cherche

APPAREILS A FRACTURES

ainsi à éviter les atrophies musculaires et les raideurs articulaires, à amener un retour plus rapide de la fonction du membre, et même à hâter la formation du cal.

I. Réduction. — Réduire une fracture, c’est chercher à rendre à l’os brisé sa longueur, la direction et la forme qu’il avait avant l’accident. Le plus souvent, en effet, les fragments ont subi des déplacements variés suivant la longueur, l’épaisseur, la direction, l’axe de l’os ; parfois ils sont écartés l’un de l’autre, ou, au contraire, ils se sont pénétrés réciproquement. On ne discute plus aujourd’hui sur la question de savoir si la réduction doit être pratiquée immédiatement ; tous les chirurgiens sont pour l’affirmative, la réduction étant le meilleur moyen de prévenir l’inflammation. Cependant Spillmann et Valette admettent, comme contre-indications, un spasme musculaire excessif, une inflammation vive des parties environnant l’os fracturé, car dans ces conditions l’application d’un appareil ne saurait être tolérée ; Hamilton s’exprime à ce sujet de la manière suivante : « Affirmer que nous ne devons pas replacer les fragments dans leur situation normale pendant la période où l’inflammation est intense; le gonflement très marqué, ou lorsque les muscles sont le siège de contractions spasmodiques, c’est seulement affirmer que nous ne saurions faire ce qui est impossible, ce dont le seul essai ne peut avoir que des conséquences graves » ; et il ajoute qu’il est toujours légitime et obligatoire de remettre les fragments dans une situation meilleure à l’aide de manœuvres de coaptation, d’extension, et de soutiens latéraux. Les seules fractures dans lesquelles il est le plus souvent inutile et même nuisible de tenter la réduction sont celles du fémur au niveau du grand trochanter avec pénétration.

La réduction de la plupart des fractures exige trois manœuvres ; 1“ l’extension ; 2° la contre-extension ; 3° la coaptation.

1° Extension. — Elle se pratique sur le fragment inférieur et sur la région qui présente le point d’appui le plus commode. Le point d’application de l'extension et la manière de l'exercer ne sont pas indifférents ; pour la jambe, le membre sera saisi autour du cou-de-pied; pour la cuisse, on portera aussi l’extension sur la partie inférieure de la jambe et sur le pied. Cependant P. Pott et ses disciples recommandent de la faire sur la partie inférieure du fémur, les articulations du membre étant dans une demi-flexion, pour mieux prévenir la résistance des muscles ; dans les fractures de l’avant-bras, le point d’application est au niveau du poignet; pour l’humérus, on saisit soit le poignet, soit la partie inférieure du bras, le coude étant fléchi. Un seul aide suffit en général : saisissant à pleines mains le membre au

Page 1