X LE LABORATOIRE DE PHYSIOLOGIE
boDcbe de l'animal dont la tête est saisie par les deux mon; l'appareil est fine à la planchette sur laquelle est attaché l'animal, auquel tout mouvement devient impossible.
Il faut toujours se rappeler que la simple contention mécanique de ranimai réagit toujours sur sa circulation et sur sa respiration, et il est prudent d'attendre que Fétat normal soit revenu avant de commencer ropémtion. Cette précaution est surtout nécessaire quand il s'agit d'étudier le pouls, la pression sanguine, la respiration, la température, etc. Ainsi l'immobilisation d'un animal fait baisser sa température.
b. Anesihésie. — Voir pour l'action et le mode d'emploi des divers anesthésiques, le chapitre : Toxicologie phijsiologique ; anesthcsiques, pzgo 1073.
c. Immobilisation par le curare. — Le curare ayant la propriété de paralyser les nerfs moteurs en laissant intacts les mouvements du cœur et la plupart des fonctions, Cl. Bernard en a profité pour s'en ser>'ir comme de moyen contentif. Chez les animaux à sang froid, comme la grenouille, le procédé est très-commode et peut être employé facilement. Chez les animaux à sang chaud, la paralysie des nerfs des muscles inspirateurs arrête bientôt la respiration et par suite les mouvements du cœur. 11 faut doue chez eux pratiquer en même temps la respiration artiGcielle. Pour cela, on introduit dans la trachée une canule à laquelle s'adapte un soufflet avec lequel on souffle de l'air dans les poumons en imitant autant que possible le rhythme et l'ampleur des mouvements respiratoires de l'animal: l'air expiré s'échappe par uue ouverture latérale de la canule. Gréhaut a imaginé un appareil dans lequel le soufflet est mù par un excentrique, qu'on peut raccourcir ou allonger à volonté, et qui se rattache lui-même à une roue mise en mouvement par une courroie de transmission d'un moteur quelconque. Avec cet appareil, on peut très-facilement entretenir la respiration artifîcielle pendant plusieurs heures.
3" Opération, — Le mode opératoire varie évidemment suivant l'opération elle-même, il n'y a là qu'à suivre les règles ordinaires de la médecine opératoire; le physiologiste doit être en effet doublé d'un chirurgien, et il doit connaître à fond toutes les ressources de la chirurgie pour pouvoir les employer au besoin. Aussi n'y a-t-il pas lieu de tracer ici des ri»gles spéciales pour les vivisections; seulement le but du physiologiste étant tout autre que celui du chirurgien, la marche à suivre est un peu difTé-