‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 4)Chapitre 145 sur 296 · E L AIR DES POUMONS · texte numérisé non relu

E L AIR DES POUMONS

Procédés pour mesurer la pression de l'air des poumons. — 1° Chez V homme. Cette pression peut se mesurer en adaptant à un

manomèfre à mercure un tube de caoutchouc terminé par un embout qui s'applique hermétiquement sur l'orifice buccal (Valentin); on inspire et on expire par la bouche et on voit des oscillations de la colonne mercurielle correspondant à ces actes respiratoires. Donders relie la branche du manomètre à l'ouverture nasale. On peut, au lieu d'un manomètre, adapter au tube respirateur le tambour du polygrapbe de Marey et tracer ainsi sur un cylindre enregistreur la courbe de la pression intrà-pulmonaire. La figure 81, prise dans ces conditions, donne

Fig. 81. — Giapliique respiratoire (femme).

le graphique de la respiration chez une femme; la durée de chaque respiration était de 3 secondes environ. La croix indique le début du graphique ; la ligne ascendante correspond à l'augmentation de pression, c'est-à-dire à l'expiration; la ligne descendante, à l'inspiration et à la .diminution de pression. 2° Chez les animaujc, on peut introduire directement le tube dans la trachée et on fait communiquer ce tube soit avec un manomètre, soit avec le tambour du polygrapbe, comme dans la ûgure 82, page 43.5. Mais pour éviter une trop grande amplitude d'oscillation du levier, et empèclter l'asphyxie, on interpose entre le tube trachéal et le tambour un récipient dune certaine capacité. Au moment de l'expiration, la pression augmente dans les voies pulmonaires et dans l'appareil et soulève le levier du tambour; c'est le contraire dans l'inspiration. La figure 83, page 435, représente le graphique de la pression intra-pulmonaire chez le lapin, graphique pris dans ces conditions; chaque respiration a une durée de 1 seconde environ. En général, l'amplitude de la courbe correspond à Tintensité de la pression, mais seulement quand on reste dans les pressions moyennes. Quand on ne veut pas sacriûer l'animal et ouvrir la trachée, on peut

RESl'IUATIO.X.

se contenler d'appliquer nue miisclière de caoutclioiic qui embrasse étroilemeut le museau et commuiji(]ue par un tube en caoutchouc

Fig. Si. — Eoipçistrenicnl direct des mouvements de J'air respiié. (Beit.)

avec le lambour du poly^^^raphe. (Bert.) On peut enregistrer indirectement les changements de pression intra-pulmonaire, en plaçant l'animal sous une cloche hermétiquement fermée, et en enregistrant les. changements de pression de l'air de la cloche; quand l'air est rarélié dans

Fig. S3 — Graphique respiratoire (lapin).

les poumons de l'animal (inspiration), il est comprimé dans la cloche et vice versa. (Bert.)

L'emploi du lambour du polygraphe est très-commode pour enregistrer les difFérences de pression,, mais quand on veut mesurer exacte-

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ment la pression de Tair inspiré ou expiré, le manomètre peut seul donner des résultats précis.

Dans Vinspiratîon, la pression est négative, c'est-à-dire moindre que la pression atmosphérique, le mercure monte dans la branche interne ou respiratoire du manomètre, et s'abaisse dans la branche externe; cette pression négative est de — 1 millimètre de mercure dans la respiration calme, de — 57 milhmètres dans une respiration profonde.

Dans rcxpiration, la pression est positive et le mercure monte dans la branche externe de 2 à 3 millimètres dans l'expiration calme, de 87 et plus dans les expirations profondes.

Il est facile maintenant de calculer avec ces données les chiffres des pressions partielles de Toxygène et de l'acide carbonique dans lair inspiré et expiré; c'est ce que donne le tableau suivant :

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