‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 4)Chapitre 2 sur 296 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

divisions sont devenues insuffisantes et incomplètes; on manquerait à la science en les conservant.

Depuis l'époque à laquelle écrivait Bichat, la physiologie s'est transformée 5 deux grandes lois, celle de la corrélation des forces et celle de V évolution des êtres vivants (transformisme)^ sont venues révolutionner les sciences physiques et naturelles, et opèrent aujourd'hui la même révolution dans la physiologie humaine ; des chapitres nouveaux se sont ajoutés aux anciens; la chimie physiologique a, accumulé découvertes sur découvertes ; le microscope nous a révélé toute une physiologie inconnue autrefois, ceUe de la cellule et des éléments anatomiques, etc. Ces découvertes, ces idées nouvelles, le physiologiste doit les accepter, et il serait puéril de vouloir immobiliser la science dans un moule de convention parce que ce moule a été créé par Bichat.

Les matériaux amassés dans ces dernières années sont tellement nombreux qu'il est souvent peu aisé de choisir entre des faits parfois contradictoires, d'interprétation difficile, et dont la valeur scientifique dépend de la valeur même de l'observateur. La science est encombrée d'expériences douteuses, de faits mal étudiés, de conclusions fausses, de théories prématurées; tout le monde est im peu physiologiste aujourd'hui, et ce n'est pas chose facile que de déblayer tous ces matériaux et que de distinguer le vrai physiologiste du physiologiste de rencontre. Aussi n'ai-jepas la prétention, incompatilDle avec la nature même de ce livre, d'avoir été complet; je crois cependant n'avoir rien omis d'essentiel et avoir utihsé tous les travaux sérieux et intéressants. Quant aux autres, le lecteur ne pourra se

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plaincke s'ils ne sont même pas mentionnés. Dans les questions encore à l'étude, comme ceUe des nerfs vasculaires, par exemple, pour n'en citer qu'une, je me suis limité à l'exposition impartiale des faits, car dans l'état actuel de nos connaissances, il est impossible de les rattacher à une théorie satisfaisante; ces questions douteuses sont nombreuses en physiologie ; mais le lecteur ne doit pas s'en étonner; ces imperfections sont inévitables dans une science en voie de formation.

La chimie physiologique a reçu des développements en rapport avec l'extension prise par cette partie de la science. J'ai même cru devoir réunh toutes ces notions dans un chapitre spécial, pour mieux faire saish le lien étroit qui les rattache toutes ensemble. Malheureusement, malgré la multiplicité des recherches, les résultats positifs sont encore peu nombreux, et si l'on entrevoit confusément quelques lueurs de la vérité, il nous est impossible de nous faire une idée nette des transformations chimiques qui se passent dans l'organisme vivant; il n"y a pas un seul principe organique qu'on puisse suivre depuis son entrée jusqu'cà sa sortie, pas un seul organe dont la chimie nous soit réellement connue. Dans ce chapitre, le point de vue chimique cède toujours le pas au point de vue physiologique, et les données chimiques ne sont uliUsées qu'autant qu'elles peuvent être appKquées à la physiologie.

La physiologie ceUulaire, cette base fondamentale de la physiologie spéciale, a été l'objet d'une attention particulière, et un paragraphe distinct a été consacré à Fétude de la cellule et de ses parties constituantes.

L'outillage physiologique s'est perfectionné dans ces

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