‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 4)Chapitre 267 sur 296 · ACTION DE L'ÉLECTRICITÉ · texte numérisé non relu

ACTION DE L'ÉLECTRICITÉ

électrodes sont égales, est au maximum au point d'application des électrodes, et diminue à mesure quon s'éloigne du point d'application ; quand les électrodes sont inégales, le maximum de densité se trouve au point d'application de l'électrode la plus étroite. Moins il y a de distance entre les points d'application des deux électrodes, plus la densité de l'électricité est considérable sur la ligne qui joint directement ces deux points d'application. Si on applique, par exemple ifig. 262), une

l'ig. 262. — ÉleclroJes éloignées. (Fick.) Fig. 263. — Électrodes rarpprocliées. (Fick.)

électrode sur l'épaule, l'antre sur l'avant-bras, le courant se répandra dans tout le bras presque uniformément, et sa densité ne sera pas assez considérable pour produire des contractions musculaires. Si au contraire on rapproche les électrodes, comme dans la figure 263, l'intensité totale du courant n'est pas changée, mais l'électricité s'accumule en plus grande quantité sur la ligne qui joint directement les deux

la composent, ou résistance intérieure, soitR. En tenant compte de ces deux

qnantite's, la formule devient : I =-=;

La résistance extérieure est directement proportionnelle à la longueur du conducteur et inversement proportionnelle à sa section transversale. Quand les résistances extérieures sont très-grandes, comme dans le corps humain, il faut, pour augmenter l'intensité du courant, augmenter proportionnellement le 7iombre des éléments; quand les résistances extérieures sont trèsfaibles, comme dansunfil galvanocaustique, il faut, pour augmenter l'intensité du courant, accroître la surface de chaque élément.

La résistance des tissus de l'organisme est en raison inverse de leur quantité d'eau. En représentant par l la résistance des muscles, on aura, pour les principaux tissus, les chiffres suivants : tendon et cartilage, 1,8; nerf, 1,9; 03, 16 à 22.

électrodes, et sa densité est assez considérable pour exciter la contraction du deltoïde, tandis que dans les autres muscles cette densité est trop faible pour déterminer une contraction.

L'épiderme étant très-mauvais conducteur à l'état sec, le courant ne peut passer que par les points de cet épidémie qui sont meilleurs conducteurs, c'est-à-dire par les glandes sébacées et sudoripares; l'électricité traverse donc cet épiderme pour arriver dans les parties profondes, non en nappe, mais par places, et à ce niveau l'électricité a une densité assez forte pour exciter les nerfs cutanés ; puis l'épiderme une fois traversé, elle se diffuse dans les parties sous-jacentes qui sont bonnes conductrices, et sa densité redevient trop faible pour exciter les muscles. Si on mouille l'épiderme, au contraire, il devient meilleur conducteur, et l'électricité le traverse alors sous forme d'une nappe continue dont la densité, en chaque point, est trop faible pour exciter les nerfs cutanés. II faudra donc, quand on voudra exciter les nerfs cutanés, employer des électrodes sèches, des électrodes humides quand on voudra exciter les muscles.

Pour la dilTérence des courants induits et des courants constants, voir les Traités (ïélextricité médicale.

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