ACTION' DE L'ÉLECTRICITÉ
électro-moteurs ayant la disposition suivante et constitués chacun [)ar deux molécules dipolaires :
hH \--\ HH t-H
Dans Télectrotonus, elles prendraient la disposition suivante :
Ces molécules dipolaires tournent leur pôle négatif vers l'électrode positive, leur pôle positif vers l'électrode négative, le courant marchant dans le nerf dans le sens de la flèche (N indique la disposition normale, E l'état électrotoniquei; on voit que les molécules dipolaires a, b, c, d ne changent pas et que les autres subissent une rotation de ISO''.
2° Anélectrotonus et katélectrotonus.
Quand un nerf est parcouru en un point par un courant constant, son excitabilité est notablement modifiée. Elle est diminuée du côté du pôle positif ou de l'anode {anélectrotonus), augmentée du côté du pôle négatif ou cathode {katélectrotonus). Ces modifications d'excitabilité s'étendent au delà des pôles dans une certaine longueur du nerf; entre les deux électrodes, dans la région intra-polaire, se trouve un point {point indiférent) dans lequel l'excitabilité primitive du nerf n'a subi ni augmentation, ni diminution ; ce point, pour les faibles courants, est dans le voisinage de Tanode, pour les forts, dans le voisinage du cathode. L'influence de Télectrotonus est au maximum dans le voisinage des pôles.
Si la force du courant de la pile augmente, ces changements d'excitabilité augmentent jusqu'à un maximum, puis diminuent et enfin disparaissent pour se remontrer de nouveau, mais en sens inverse. Après la cessation du courant polarisant, l'excitabilité revient à ce qu'elle était auparavant, mais après avoir passé par une phase inverse, augmentation d'excitabilité à l'anode, diminution au cathode. Chez l'homme, les courants constants amènent aussi des modifications de l'excitabilité des nerfs.
Le courant polarisateur modifie non-seulement l'excitabilité du nerf, nais il modifie aussi la, faculté que possède le ne^-f de transmettre l'ex-
citation; la partie du nerf en anélectrolonus oppose une plus grande résistance à la transmission de l'excitation, résistance qui augmente avec la durée et l'intensité du courant polarisateur.
Quand on fait passer un courant constant à travers un nerf moteur, on n'a de contractions qu'à la fermeture ou à Touverture du- courant; on n'a pas de contractions pendant tout le passage du courant. Ces contractions de fermeture et d'ouverture se répartissent de la façon suivante [lois de P/lilge?-), selon la force et rintensité du courant :