ACTIO>' DE L'ELECTRICITE
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du courant se transmet jusqu'au muscle, qui se contracte dans les deux cas.
3° Si le courant est très-faible, rexcitalion ne se produit que dans le point du nerf dont l'excitation a le plus grand effet, et on sait que c'est le point le plus éloigné du muscle; la contraction se produit donc à la fermeture du courant.
B. Dans le courant descendant \firj. 2C5i :
1° Si le courant est fort, l'excitation de fermeture F produira une contraction du muscle; l'excitation d'ouverture agissant sur une partie anéleclrotonisée, o. ne produira rien.
2° Si le courant est mo?jen, la contraction se fera à l'ouverture et à la fermeture du courant pour la même cause que précédemment.
1° Si le courant est très-faible, comme c'est l'excitation du point le plus éloigné du muscle qui détermine la contraction, il devrait y avoir contraction à l'ouverture du courant; mais comme l'apparition du katélecirolonus est un plus fort excitant que la disparition de l'anélecîrotonus, l'etTet produit par celle-ci est trop peu intense et la contraction ne se fait qu'à la fermeture du courant.
La loi de Pflijger peut se formuler d'une façon plus générale encore : il y a irritation du nerf aussitôt que des forces extérieures quelconques viennent changer avec une certaine rapidité sa constitution moléculaire intérieure; un état statique des nerfs n'est jamais accompagné d'irritation.
Des courant? constants très-faibles peuvent aussi tétaniser le nerf. Pour les courants trèsintenses, le tétanos ne se produit qu'à la rupture du courant {tétanos de Ritterr, il disparaît quand on ferme le courant dans la même direction, et se renforce quand on le ferme dans la direction opposée; ce tétanos dépend d'une forte excitation par la disparition de l'anélectrotonus; il cesse quand on sépare du muscle la région anéleclrotonisée, ce qui ne peut se faire que dans le courant descendant par une coupe entre les électrodes au point indi/Térent. Si le courant est plus faible et dure moins longtemps, ou si l'excitabilité est diminuée par la mort du nerf, au lieu d'un tétanos d'ouverture, on a une contraction prolongée, puis une contraction simple.
D'après la loi d'alternative de Volta, le passage d'un courant dans une certaine direction diminuerait l'irritabilité du nerf pour les courants
Fig. 263. — Loi de PQûger, courant descendant.
de même direction et l'augmenterait pour ceux de sens contraire. Mais Rosentlial a montré que cette loi est inexacte; l'irritabilité est augmentée au moment où l'on interrompt le courant qui agit et où l'on fait naître un courant de sens contraire; elle est diminuée au moment où Ton fait naître un courant de même sens que le premier et où l'on interrompt un courant de sens contraire. Mais ces lois n'ont leur valeur que pour des courants faibles ou moyens; pour des coui'ants très-forts, le tétanos de rupture qu'ils produisent est afTaibli par les courants qui commencent, renforcé par les courants qui finissent, quel que soit le sens de ces courants (Pflager). m
Les lois de Pflùger sont applicables aussi aux nerfs d'arrêt, comme le^ pneumogastrique (Donders).
Quand les courants d'induction sont très-faibles, ils se comportent comme les courants constants et rentrent dans la loi de Pflùger.
Dans les nerfs sensilifs, le courant constant produit des sensations, non-seulement à l'ouverture et à la fermeture, mais pendant toute la durée du courant.
Engelmann a prouvé que les lois de Pflùger sont aussi applicables aux muscles. D'après Heidenhain, quand on fait passer un courant constant à travers un muscle fatigué, il recouvre son irritabilité; le rétablissement serait plus complet et plus persistant parle courant ascendant.
L'apparition subite du courant électro-tonique dans la région extrapolaire du nerf peut agir comme excitant sur un autre nerf qui lui est accolé et amener ainsi une contraction ou un téta7ios secoiidaire. Il en est de même de la contraction paradoxale (voir p. 297 1; la variation électro-tonique du courant d'une libre agit sur l'autre comme excitante.