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GAZ DU SAXG

Extraction des gaz du sang. — Cette extraction peut se faire par plusieurs piocôdés. Les plus usités sont: l'extraction parle vide, et l'extraction par déplacement g-azeux.

A. Extraction des gaz du sang jtar le vide. Ce procédé, employé d'abord par Magnus, puis par Lolhar Meyer, utilise le vide barométrique. Mais les résultats étaient peu précis, à cause de l'insufTisance des instruments, et ce ne fut que lorsque Ludwig et ses élèves. S^stclienow, et surtout Pfliiger, eurent perfectionné les appareils, que ce procédé fut employé journellement dans les laboratoires. La figure 16 représente Tappareil construit par Alvergniat.

L'appareil {fig. 16, page 93) se compose d'un tube fixe, tube barométrique, dont la hauteur dépasse la hauteur barométrique; ce tube porte à sa partie supérieure une ampoule, ampoule barométrique, et se divise au-dessus de cette ampoule en deux branches, une branche verticale ctTilée, qui sert au dégagement des gaz et communique avec une cuvette qu'on remplit de mercure; une branche horizontale à laquelle s'adapte, par un caoutchouc à parois épaisses, le tube dans lequel se place le liquide dont ou veut extraire les gaz, ou tube extracteur. L'extrémité intérieure du lube barométrique fixe communique par un caoutchouc à parois épaisses avec un réservoir à mercure d'une capacité supérieure à celle du reste de l'api^areil et qui peut monter ou descendre le long d'une coulisse par le jeu d'une manivelle. Un robinet à trois voiG3 est placé à la jonction du tube barométrique fixe avec ses deux branches; dans la position 1 (fig. 10, page 93), il communique par sa branche verticale cîTiIée avec la cuvette supérieure; dans la position 3.

il communique par sa branche horizontale avec le tnbe cxiracteur; dans la position 2, toute communication est interceptée. Cet appareil

Fig. 16. — Pompe à mercure pour l'extraction des gaz du sang. (Voir page C'2.)

a subi plusieurs modiûcations dans le détail desquelles il serait trop long d'entrer (appareils dEstor et Saint-Pierre, Mathieu et Urbain, Busch, etc.).

On remplit l'appareil de mercure par le réservoir mobile après avoir placé ce réservoir au haut de sa course et mis le robinet dans la position l ;le niveau de mercure dans la cuvette supérieure fixe doit dépasser le point d'afïleurcmcnt de la branche verticale edilée, ou tube de dégagenient. L'extraction des gaz du sang comprend alors plusieurs stades.

1° Formation du vide barométrique dans le tube extracteur. — L'appareil étant rempli de mercure, ou place le robinet dans la position 2; on abaisse alors le réservoir mobile; le mercure s'abaisse dans le tube

barométrique; on place le robinet en position 3 et une partie de l'air du tube extracteur passe dans l'ampoule barométrique; ou met le robinet en position 1 et on élève le réservoir à mercure; l'air s'échappe par le tube de dégagement à mesure que le mercure monte dans le tube barométrique ; on replace le robinet dans la position 2 et on répète l'opération jusqu'à ce qu'il ne sorte plus de bulles d'air par le tube de dégagement (huit à dix fois environ) ; on a alors le vide dans le tube extracteur. Tour avoir le vide plus parfait, Gréhant remplit préalablement le tube extracteur d'eau distillée bouillie qu'on expulse par la même série de manipulations.

2'^ Introduction du sang dons le tube extracteur. — Pour introduire le sang dans le tube extracteur, il faut certaines précautions pour éviter le contact de l'air. On peut mettre directement le vaisseau de l'animal en communication avec un tube relié 'par un robinet avec le tube extracteur ijïg. 16, page 93). On peut se servir aussi d'une pipette, ou mieux d'une seringue graduée ifig. 1 7. page 95), avec laquelle on aspire le sang, et on rattache par un tube de caoutchouc rempli de mercure le bout de la pipette ou de la seringue avec le tube de dégagement; on place alors le robinet à trois voies dans la position 1 et on abaisse le réservoir mobile pour faire pénétrer une certaine quantité de sang dans l'ampoule barométrique; on fait alors passer ce sang facilement dans le tube extracteur en mettant le robinet dans la position 3 et élevant le réservoir mobile. L'appareil de Mathieu et Urbain évite une partie des dithcultcs de cette introduction du sang à l'abri de l'air.

3° Extraction des gaz du sang. — On fait le vide par le procédé déjà décrit, et à chaque fois on fait passer les gaz extraits dans une éprouvette graduée placée au-dessus du tube de dégagement. On répète*la mauipulation jusqu'à ce que le sang ne fournisse plus de gaz. Pour que la mousse due à la viscosité du sang n'aille pas jusqu'à la branche horizontale, on donne au tube extracteur une certaine longueur et ou lui adapte un manchon réfrigérant dans lequel coule un courant d'eau froide.

Pour achever de dégager les gaz, on chauffe la partie inférieure du tube extracteur dans de l'eau à + iO°{fig. IG, page 93). Enûn. pour extraire l'acide carbonique uni aux alcalis, on ajoute une petite quantité d'une solution bouillie d'acide tartrique et on répète l'opération.

4" Anatgse des gaz. — L'analyse des gaz recueillis dans l'éprouvettc se fait par les méthodes ordinaires usitées en chimie; l'oxygène est absorbé par l'acide pyrogallique ou le phosphore; l'acide carbonique par la potasse; l'azote est dosé par diflerence.

E. Extraction de t'oxygène du sang par déplacement; procédé de Cl. Bernard. — On introduit dans une éprouvette graduée 20 centimètres cubes de sang; on y fait arriver de l'oxyde de carbone et ou agite; au bout de 24 heures, l'oxyde de carbone a déplacé tout Toxy-; gène; on fait cnsuiie l'analyse des gaz; l'oxygène est absorbé parj

LIQUIDES DU CORl'S IIU.AIAI.V

l'acide pyrogallique ou le pliospliore; l'acide carbonique par la potasse;

l'excès d'oxyde de carbone par le chlorure cuivreux; l'azote est dosé par dillërence. Maguus déplaçait l'oxygèue par un courant d'hydrogène. Pour éviter les transvasements de gaz, Ester et Saint-Pierre ont employé une cloche en forme de tube en L' renversé, et dont les deux branches sont graduées; ce procédé est plus rapide, mais donne des résultats 'A. moins précis que le procédé ordinaire. Les mêmes auteurs ont imaginé une disposition d'appareil pour associer Pextraction par le vide avec le déplacement par l'oxyde de carbone,

C. Dosage de roxyrjène du sang j;«r thydrosulfite; procédé de Sdiutzenberger et Rissler. — Ce procédé est basé sur la facilité avec laquelle Phydrosullite de soude, SNaHO-, s'oxyde et sur la décoloration qu'il fait subir à une dissolution de carmin d'indigo ou de sulfate de cuivre ammoniacal. (Voir pour les détails : Ritter, Manuel de chimie pj-alique.)

Le sang contient environ pour 100 Yolumes 45 volumes de gaz, ainsi répartis : oxygène, 14 volumes; acide carbonique, 30; azote, 1 (sang artériel de chien). Cependant les chiffres donnés par Urhain et Mathieu sont plus forts; il y aurait environ 72 p. 100 de gaz: oxyèfie, 20; acide carbonique, 50; «' azote, 2 p. 100.

L'oxygène est uni à l'hémoglobine et, par suite, aux globules rouges; il est très-diiïicile d'évaluer sa quantité d'une façon précise, car à mesure qu'il est chassé de sa combinaison par l'oxyde de carbone ou par le vide, il a une grande tendance à se combiner avec les principes oxydables du sang. Une très-petite proportion d'oxygène (1,47 p. 100 de sérum) est absorbée par le sérum.

L'acide carbonique se trouve dans le sang sous F.g. 17. -Serin- ^|ç^^,^ ^^f^jg^ commc OU l'a vu plus haut (page 78), à

GUERIOE PARIS

le sanj.. (Voir fétat llbrc ct à l'état de combinaison avec les phos

gue pour extraire le sang.

pagey^) pliâtes et les carbonates du sérum. V azote est. probablement à l'état de simple dissolution dans le

Fig. 17. — A, écrou mobile se vissant en H. — C, robinet. — D, E, canules eu fer. — F, douille pour recevoir les canules. — 1, 2, 3, 4, 5, divisions en centiinèlres cubes.

sérum sanguin. Cependant quand le sang est très-riche en oxygène, il contient plus d'azote qu'il n'en contiendrait d'après son coellicient d'absorption par i'eau.

■i. DU SAXG CONSIDÉRÉ DANS SOX ENSEMBLE.

1° Caractères organoleptiques.

Couleur du sang. — Le sang artériel est rouge vermeil, monochromatique: le sang veineux, sauf quelques exceptions, est dichroïque, rouge foncé en couches épaisses, vert en couches minces. Ces différences de coloration tiennent à l'état môme de l'hémoglobine, le sang artériel contenant de l'oxyhémoglobine rouge clair, transparente, le sang veineux contenant une certaine quantité d'hémoglobine réduite. L'oxyde de carbone donne de même à l'hémoglobine et par suite au sang une couleur rutilante.

Les variations de couleur du sang dépendent de deux causes principales: J° de l'état de l'hémoglobine et des altérations qu'elle subit; 2° de l'état des globules et surtout de leur différence de réfraction d'avec le pouvoir réfringent du plasma; tout ce qui augmente la différence de réfringence des globules et du plasma rend le sang moins transpaftnt, mais le fait paraître moins foncé à la lumière réfléchie; c'est ainsi qu'agissent les solutions salines qui enlèvent l'eau des globules en les rendant plus réfringents. Tout ce qui diminue la différence de réfraction des globules et du plasma a un effet inverse; ainsi l'addition d'eau rend le sang plus foncé et plus transparent.

Le sang veineux n'a pas toujours une coloration foncée. Le sang veineux des glandes en activité, celui des veines rénales, par exemple, est rouge (Cl. Bernard). Chez les animaux refroidis artificiellement, le sang des veines ressemble au sang artériel; le sang des animaux hibernants est plus rouge, quoique la respiration soit ralentie. Le sang artériel peut devenir foncé dans cei'taines conditions; si on comprime la trachée sur un animal, le sang devient noir- presque immédiatement (Bichal); le même phénomène se produit quand on comprime le larynx en mettant une canule dans la trachée pour maintenir la respiration.

Odeur du sang. — L'odeur du sang, halilus sanguinis, est

spéciale poiir chaque espèce animale et se rapproche de celle de la sueur; elle se dégage surtout quand on ajoute au sang de l'acide sulfurique concentré (l vol. et demij; elle est due probablement à des acides gras volatils. (Barruel.)

Pour la température du sang, voir : Chaleur animale.

2** Coagulation du sang.

La coagulation du sang reconnaît pour cause la coagulation de la librine. Habituellement cette coagulation se fait de la façon suivante : toute la masse sanguine se prend en une sorte de gelée qui emprisonne à la fois sérum et globules, puis, peu à peu, celte gelée devient plus consistante, et en même temps des gouttelettes de sérum viennent sourdre à la surface et finissent par former au-dessus du caillot une couche transparente liquide. Le caillot se rétractant de plus en plus par suite de l'élasticité de la fibrine, tout le sérum se trouve peu à peu exprimé du caillot dans lequel les globules restent emprisonnés. Les globules rouges étant plus denses que les globules blancs et se précipitant assez rapidement au fond du vase, il en résulte que la partie inférieure du caillot est en général plus colorée que les parties supérieures: cette couche supérieure peut même être tout à fait blanche et formée soit par la fibrine seule, soit par de la fibrine et des globules blancs; c'est ce qu'on a appelé couenne inflammatoire, crusta phlogistica. Une fois complètement rétracté, le caillot nage librement dans le sérum.

La coagulation commence en général 2 à 5 minutes après la sortie du sang des vaisseaux; la retraction du caillot est complète au bout de 12 à 20 heures; mais il y a de très-grandes variations. Pendant cette coagulation, le plasma devient plus alcalin. Le sang de l'embryon de poulet ne se coagule pas avant le 15^ jour.

Certaines conditions influencent la rapidité de la coagulation. La coagulation est accélérée par les causes suivantes : l"" abord de Toxygène ou de l'air atmosphérique; cependant la présence de l'oxygène n'est pas nécessaire à la coagulation, car elle se fait dans le vide barométrique; c'est grâce à cette influence accélérante de l'oxygène que le sang se coagule plus vite dans des vases larges, donnant un libre accès à l'air, que dans des éprouvettes étroites; c'est aussi une des raisons pour laquelle le battage

Bealnis, Phys. 7

du sarig hâte sa coagulation; 2" une température modérée favorise la coagulation.

La coagulation est retardée j)^' : l'M'absence d'oxygène; 2''une température au-dessous de 0°. ou au-dessus de 50°; 3" la saturation du sang par l'acide carbonique; 4° l'addition d'une faible quantité d'alcali et d'acide, ou de certains sels, carbonate de sodium et de potassium, sulfate de sodium, azotate de potassium, chlorure de sodium et de potassium, etc. L'addition de 10 à 20 fois son volume de glycérine empêche la coagulation du sang. (Grunhagen.)

Si Ion connaît assez bien aujourd'hui les conditions de la coagulntion, on sait moins pourquoi le sang reste liquide dans le^ vaisseaux pendant la vie. La paroi des vaisseaux vivants paraît avoir un rôle important dans ce phénomène: en effet, des corps inertes (morceaux de caoutchouc), introduits dans le sang en circulation, se recouvrent d'une couche de fibrine, et on a constaté sur des cœurs de tortue que le sang reste liquide dans ses cavités tant que le cœur ]jat. D'un autre côté, une expérience curieuse semble indiquer que cette môme paroi des vaisseaux fournit une des deux substances qui engendrent la fibrine, lu substance fibrinogène; si dans un cœ'ur de tortue, battant encore, on injecte du sang défibriné, ce sang, retiré du cœur, se coagule spontanément (Magendie, Brown-Séquard). Dans ce cas, la paraglobuline proviendrait des globules, la substance fibrinogène "des parois vasculaires. Mais alors, pourquoi, dans le sang en circulation, ces deux corps n'agissent-ils pas l'un sur l'autre? On a fait là-dessus plusieurs hypothèses :

1° L'ozone détruirait la paraglobuline à mesure qu'elle parait dans le sérum et sans lui donner le temps d'agir sur la substance fibrinogène formée par les vaisseaux; le sang, une fois sorti des vaisseaux, l'ozone- redevient oxygène ordinaire et la paraglobuline inaltérée convertit alors la substance fibrinogène en fibrine. Cette théorie n'explique pas les dépôts de fibrine sur les corps inertes.

2° 11 existerait dans le sang une petite quantité d'ammoniaque qui tiendrait la fibrine en dissolution ; cette ammoniaque se dégagerait à l'air, d'où coagulation de la fibrine (Richardson). L'objection précédente s'applique à cette explication, sans compter que si la présence de l'ammoniaque dans le sang n'est plus problématique, sa quantité est infinitésimale.

LIQUIDES DU CORPS HUMAl.\. 99

3° D'après A. Gaulliier, qui a repris, en la développant, une opinion déjà émise par Heynsius, la paraglobuline n'existerait pas à Uétat normal dans le plasma sanguin; elle n'existerait que dans les globules rouges; sans cela on la retrouverait dans les transsudations séreuses, ce qui est l'exception. Toutes les fois, au contraire, que le globule rouge est altéré ou meurt, comme pprès sa sortie des vaisseaux, sa paraglobuline passe dans le plasma et par son action sur la substance librinogène produit la coagulation. L'objection précédente subsiste toujours et il reste à expliquer ce que devient cette paraglobuline quand les globules se détruisent d^ns le sang physiologiquement.

4'' D'après des recherches récentes de Mathieu et Urbain (Académie des sciences, 14 septembre 1874), l'acide carbonique serait l'agent de la coagulation spontanée du sang. Si on prend, par exemple, du sang de Ja veine rénale, qui est incoagulable par le battage, ou du sang rendu incoagulable en le privant de son acide carbonique par exosmose, l'addition d'acide carbonique y produit la coagulation. L'acide carbonique se porte sur la fibrine dissoute dans le sérum et la transforme en fibrine coagulée; en effet, celte dernière dégage de l'acide carbonique sous l'influence des acides fixes. Aussi le sang contient-il moins d'acide carbonique après qu'avant la coagulation. Les sels alcalins retardent la coagulation en fixant l'acide carbonique et l'empêchant d'agir sur la fibrine. Si, pendant la vie, facide carbonique ne se porte pas sur la fibrine pour amener la coagulation, c'est que les globules sanguins auraient la propriété de fixer l'acide carbonique, fait déjà indiqué par A. Schmidt.

Manlegazza fait de la fibrine un produit de sécrétion des globules blancs. Lussana , qui combat la théorie de Mantegazza. la regarde comme un détritus fluidifié et oxydé des matières albuminoïdes ('muscles, tissus connectifs, etc.) se coagulant sous l'influence de la paraglobuline qui dériverait des globules rouges et des globules blancs. Pour Béchamp et Estor, elle serait formée par la réunion des microzymas du sang et des produits de leur sécrétion aux dépens des matières albuminoïdes ( '].

(') Ces auteurs donnent le nom de microzijnws à des granulations contenues dans toute cellule animale et qui auraient la propriété de se reproduire en développant les diverses fermentations.

3*^ Quantité de sang dit corps.

Procédés d'évaluation, — 1° Méthode des saignées avec injection (Veau distillée. — On pèse un animal; on le décapite ou on le saigne; on le pèse de nouveau ; la perte de poids donne le poids du sang écoulé; on détermine la quantité de principes fixes pour 100 contenus dans ce sang. On injecte alors de l'eau distillée dans les vaisseaux; on détermine la quantité de principes fixes que cette ean ramène, et ou en déduit le poids du sang resté dans les tissus. On a ainsi le poids total du sang de l'animal. Ce procédé, appliqué chez l'homme par Weber dans un cas de décapitation, donne un chifl're trop fort, l'eau injectée ramenant des principes fixes provenant des tissus. — 2° Méthode des mélanges. — On fait une saignée à un animal et on recherche la quantité de principes fixes pour 100. On injecte dans les veines une quantité donnée d'eau distillée qui diminue la proportion relative de principes fixes ; on fait alors une deuxième saignée, et la diminution de proportion (pour 100) des principes fixes fait connaître la quantité de sang (Valentin). Cette méthode donne aussi un chifire trop fort. — 3° Méthode colorimétrique de Welcker. — On fait une saignée à un animal, puis on le tue; on recueille tout le sang qui s'écoule et on fait passer dans les vaisseaux un courant d'eau distillée jusqu'à ce que cette eau revienne incolore; on mélange cette eau distillée au sang recueilli après la mort de ranimai; on a ainsi un mélange M, d'une certaine coloration; on ajoute alors à la première saignée une quantité d'eau distillée suffisante pour donner au mélange M, la coloration de M,. On connaît donc : 1° la quantité d'eau distillée ajoutée à la première saignée; 2° la quantité de sang de la première saignée; 3° la quantité d'eau injectée dans les veines; il est facile, par une simple proportion, d'en tirer la quatrième quantité inconnue, c'est-à-dire la quantité totale du sang, moins la première saignée, et l'addition de ces deux chilTres donne la quantité totale du sang. Ce procédé donne les résultats les plus exacts. Il peut être appliqué à l'évaluation de la quantité de sang des différents organes. — On a encore apprécié la quantité de sang du corps en dosant la quantité d'hématine. (W. Brozeit.)

Chez l'homme, la quantité de sang du corps peut être évaluée à environ 7,3 du poids du corps, c'est-à-dire à un peu moins de 5 kilogrammes.

4P Analyse du sang.

Procédé d'analyse du sang. — L'analyse du sang comporte les opérations successives suivantes :

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lo On pèse le sang en totalilé;

2° On extrait la fibrine du sang: par le battage; on la pèse après l'avoir lavée, desséchée, bouillie avec lalcool et rélber, et desséchée de nouveau;

3° On dose la quantité d'eau en faisant évaporer un poids donné de sang et pesant le résidu;

4° L'incinération de ce résidu donne le poids des matières inorganiques;

5° On reprend ce résidu par l'eau pour séparer les sels solubles des sels insolubles, et on les isole par les procédés ordinaires de l'analyse chimique;

6° Pour doser Talbumine, on ajoute au sérum (20 ou 30 centimètres cubes) quelques gouttes d'acide acétique et on évapore; le résidu est épuisé par l'alcool et par l'eau bouillante et pesé, puis incinéré et pesé de nouveau; la diCFérence des deux poids donne le poids de lalbumine;

7*^ Les graisses, la cholestérine. la lécithine, sont dosées en évaporant les solutions alcooUques précédentes et en épuisant le résidu par l'éther;

8° Les matières extractives sont dosées en évaporant l'eau et l'alcocJÎ de lavage (n° G). L'évaporalion fournit le poids des sels solubles dans l'eau et dans l'alcool, et des matières extractives; l'incinération du résidu donne le poids des sels minéraux; la différence des deux poids représente le poids des matières extractives. Pour le dosage de chacun de ces principes en parlicuHer, voir les traités spéciaux;

9° Dosage des globules physiologiques (globules humides) : — a) Procédé cCHoppe-Seyler. On prend une quantité connue de plasma P et on en détermine la fibrine F; on prend, d'autre part, une quantité connue de sang, plasma et globules, 0? et on en détermine la fibrine F'. La

P XF' quantité de plasma P' contenu dans Q sera donc égale à — ; — et il suffira

de retrancher cette quantité P' de Q pour avoir la quantité de globules. Ce procédé ne peut être employé que sur des sangs se coagulant trèslentement, comme celui de cheval. — b) Procédé da Bouchard. Ou laisse coaguler un poids donné de sang dans une capsule, on décante et on détermine le poids d'albumine, de sel et d'eau. Le caillot sert à doser la fibrine (en enlevant les globules par la malaxalion avec une solution de sulfate de soude saturée d'oxygène). On recueille le même volume de sang dans un poids p d'une solution de sucre de canne marquant 1.026 au densimètre, et on le laisse coaguler; on décante et on détermine la proportion d'albumine. Un gramme de sérum normal contient un poids P d'albumine; un gramme de sérum sucré en contient un poids P'. Soit x la quantité inconnue de sérum, il contiendra la quantité d'albumine Vx. Le sérum sucré pèse x-\-p; il contiendra la quantité

d'albiimiue, P'(^4-iJ). La proportion d'albumine élant la même dans le: deux sangs, on aura :

Po: = P'(^'4-/j), d'où: x =

On a ainsi le poids du sérum; on connaît le poids de la fibrine; ïà différence entre le poids du sang et la somme des poids du sérum et de la fibrine donne le poids des globules. En divisant ce poids par 4, on a le poids des globules secs.

10° Dosage de l'hémoglobine : — a) D. par la quantité de fer. 100 grammes d'hémoglobine contiennent environ 0g'',42 de fer; en dosant le fer on aurait la quantité d'hémoglobine; ce procédé est peu exact. — b) D. colorimélrique d. Hop pe- Se y 1er. On fait une solution étendue titrée d'hémoglobine, cristallisée dans l'eau, et on en remplit une cuve héniatinométrique ('); puis on prend 20 grammes de sang défibriné qu'on étend à 400 centimètres cubes, et on le met à côté dans une deuxième cuve hématinométrique; on ajoute alors au sang étendu de l'eau distillée jusqu'à ce que la teinte du sang soit identique à celle de la solution titrée de la première cuve. Un centimètre cube de sang étendu contiendra la même quantité d'hémoglobine que l centimètre cube de la solution titrée; on connaît la quantité d'eau distillée ajoutée au sang; une simple proportion donnera la quantité d'hémoglobine contenue dans 1 centimètre cube de sang pur. — c) D. spectroscopique de Preyer. On détermine, une fois pour toutes, avec une solution titrée d'hémoglobine, la proportion d'hémoglobine nécessaire pour que la teinte verte apparaisse dans la région de la raie b du spectre. Soit /t cette quantité pour 100 centimètres cubes de solution. On défibrine le sang et on l'agite avec l'air; on en mesure 1|2 centimètre cube auquel on ajoute de suite son volume d'eau pour dissoudre les globules; on place le sang dans une cuve hématinométrique, sous la même épaisseur que la solution-type, et on ajoute de l'eau distillée jusqu'à ce que la teinte verte apparaisse. Soit p le poids d'eau distillée ajouté, le poids de l'hémoglobine pour 100 centimètres cubes sera ~ k[{-h 2p). On ne doit jamais faire varier Técartement de la fente du spectroscope, l'intensité de la source lumineuse, l'épaisseur de la cuve et sa distance au spectroscope. — d) D. par la quantité Œoxygène. Quinquaud a proposé de doser l'hémoglobine en dosant l'oxygène que le sang abandonne après avoir été agité à l'air; il admet, ce qui n'est pas démontré, que le sang fixe toujours une quantité d'oxygène proportionnelle à la quantité d'hémoglobine qu'il contient.

(') C'est une petite cuve de verre à lames planes et parallèles, très-commode pour comparer les diffe'rences de coloration des liquides.

Le tableau suivant, emprunté à C. Sclimidt, donne la composition du sang d'un homme de 25 ans pour 1,000 parties ;

POfR 1,000 PARTIES.

Sang total. Plasma. Globules.

Eau 788,71 901,51 G81,G3

iMatières solides 211,29 98,49 318,37

Matières albuminoïdes et extractives. . . 192,10 81,92 296,07

Fibrine 3,93 8,06 —

Héniatine (ferrugineuse) 7,38 — 15,02

Sels 7,88 8,51 7,28

Chlorure de sodium 2,701 5,546 —

Chlorure de potassium 2,062 0,359 3,679

Sulfate de potassium 0,205 0,281 0,132

Phosphate de sodium 0,457 0,271 0,633

Phosphate de potassium 1,202 — 2,343

Phosphate de calcium 0,193 0,298 0,094

Phosphate de magnésium 0,137 0,218 0,060

Soude 0,921 1,532 0,341

5° Variations dit sang.

Différences du sang artériel et du sang veineux. — Le

sang artériel présente partout une composition uniforme ('); le sang veineux, au contraire, diffère suivant les organes dont il revient. Cependant cette composition est assez uniforme dans les grosses veines pour cfu'on puisse étudier d'une façon générale les propriétés du sang veineux, comparativement à celles du sang artériel. Les différences principales portent sur trois points: Ja couleur, la coagulation et la proportion des gaz. Le saiig artériel est rouge vermeil, monochroïque; il se coagule plus facilement; il contient plus d'oxygène et un peu moins d'acide carbo-

(') Estor et Saint-Pierre ont trouvé que la quantité' d'oxygène diminue dans le sang artériel à mesure qu'où s'éloigne du cœur; mais le fait n'a pas été confirmé par les autres oI)Servateurs. Mathieu et Urljain ont constaté, il ■est .vrai, une moindre quantité doxygèue dans les petites artères, mais sans égard à leur distance du cœur; ils attribuent cette diminution d'oxygène à une cause mécanique; il y aurait moins de globules ronges dans le aaug des petites artères que dans le sang des grosses.

nique. Le sang veineux est ronge foncé, dichroïque; il se coagule moins vite ; il contient plus d'acide carbonique et moins d'oxygène. Le tableau suivant résume les caractères des deux sangs :

Sang artériel.

Couleur Rouge vermeil

chroïque.

Coagulation Plus rapide.

j Acide carboniq.

Gaz. l Oxygène . . .

( Azote ....

^ /ij-

Quantité de globules. .

Plus faible.

Quantité d'eau. . . .

Plus forte.

Quantité de librine . .

Plus forte.

Quantité de graisse. ,

Moins forte

Quantité de sels . . .

Plus forte.

Sang veineux.

mono- Rouge foncé ; dichroï que.

Moins rapide,

Plus grande.

Moins forte.

Moins forte.

Plus forte.

Moins forte.

Sang des différentes veines. — a) Le sang de la veine jugulaire contient plus de cholestérine que le sang de la carotide (jugulaire, 1,545; carotide, 0,967, par kilogramme de sang; Flint). — h) Le sang de la veine splénigue contient moins de globules rouges (J. Béclard); les globules sont souvent dentelés, plus clairs, et renferment quelquefois de petits cristaux en forme de bâtonnets; ces cristaux sont souvent libres dans le sang (Gray); le sang de la veine splénique cristallise du reste facilement. Les globules blancs sont plus nombreux (t pour 70 rouges) et cette proportion peut augmenter jusqu'à 1/4 de globules blancs; on y trouve aussi des cellules à pigment. La fibrine serait diminuée, suivant Lehmann; augmentée, suivant Gray et Funke. Ce sang serait très-riche en cholestérine (Funke, Marcel). — c) Le sang de la veine porte se coagule plus vite que le sang du cœur droit; le caillot est plus diffluent; il contient moins de fibrine, et cette fibrine, abandonnée à l'air, se liquéfierait au bout de douze heures (J. Béclard). Il renferme plus d'eau, de graisse, de sels et d'hématine que le sang de la veine jugulaire et des veines hépatiques -plus de cholestérine (quelquefois en cristaux) et d'albumine que le sang des veines hépatiques. Les globules de la veine porte paraissent plus riches en graisse que ceux de la veine jugulaire. — d) Le sang de la veine hépatique renferme plus de globules rouges que le sang de la veine porte; il

est très-pauvre en fibrine; il contient toujours du sucre. (Voir : Glycogénie.) — e) Le sang de la veine rénale est rutilant, plus riche en oxygène, plus pauvre en acide carbonique que le sang veineux général; il contient moins d'eau, de chlorure de sodium, de créatine, d'acide urique et d'urée; il se coagule difficilement. — f) Sang menstruel; on croyait qu'il ne contenait pas de fibrine; mais il est prouvé aujourd'hui qu'il en contient; son caillot est mou, difiluent; le mucus vaginal paraît, du reste, s'opposer à la coagulation du sang. — g) Le sang des vaisseaux placentaires est plus riche en globules et plus pauvre en eau que le sang des veines du bras (Denis). (Voir, pour les caractères des divers sangs veineux, la physiologie spéciale des différents organes.)

Influence des divers états de l'organisme. — a) Age. Le sang du fœtus, dans les derniers mois de la vie intra-utérine, est plus riche en parties solides que le sang veineux de la mère (Denis); les globules rouges sont augmentés; cette augmentation continue quelque temps après la naissance, puis il y a diminution; la quantité de globules augmente de nouveau à la puberté pour décroître après l'âge adulte. Le sang de l'enfant contient plus de matières extractives et d'albumine que celui de l'adulte; sa quantité relative est plus faible (Panum). Le sang du vieillard renferme plus d'eau, de fibrine, de sels et de cholestérine; les globules sont diminués. La quantité d'oxygène du sang décroît aux limites extrêmes de la vie. — b) Sexe. Le sang de la femme est moins coloré que celui de l'homme; sa densité est plus faible; le sérum contient moins de sels, quoique la quantité totale des sels soit plus forte que chez l'homme, ce qui indique une forte proportion de sels dans les globules; les globules sont moins nombreux; l'albumine, les graisses, les matières extractives sont en plus forte proportion. — c) Poids. Le sang artériel des animaux de petite taille est |poins oxygéné.

Influence des différentes fonctions. — a) Alimentation. Une nourriture animale fait hausser la quantité des globules, de la fibrine, des matières extractives et des sels, spécialement des phosphates et de la potasse; par l'alimentation végétale, le sang devient plus aqueux ; l'albumine, les graisses, le sucre augmentent; les sels calcaires et magnésiens prédominent; après une alimentation riche en graisse, le sérum se charge de graisse et devient

lactescent; les aliments féculents accroissent la quantité de sucre. L'inanition augmente la quantité d'eau et de sels et diminue tous les autres principes, y compris l'oxygène du sang. Les globules blancs diminuent rapidement et disparaissent même chez la grenouille (Kolliker). — b) Digestion. La digestion augmente tous les principes du sang, à l'exception de l'eau; les globules blancs, peuvent doubler et tripler de quantité; l'oxygène du sang artériel diminue; cette diminution atteint son maximum quatre heures après le repas et le sang ne reprend son type normal qu'après sept ou huit heures. — c) L'exercice musculaire augmente un peu la quantité d'oxygène du sang artériel et diminue celle de l'acide carl)onique; cette augmentation d'oxygène paraît due à la plus grande fréquence des mouvements respiratoires. cl) L'accélération des battements du cœur a un effet inverse et compense l'augmentation précédente. — e) Dans la grossesse, le sang aune coloration plus foncée et une densité plus faible; l'eau est augmentée, ainsi que la fibrine et la caséine (albuminate de soude); cependant vers la fin la quantité d'eau diminue; les globules rouges sont moins abondants; mais dans les derniers mois ils augmentent de nouveau tandis qu'il y a une diminution des, globules blancs.

Influence des agents extérieurs. — Température. La chaleur diminue la quantité d'oxygène du sang; le froid l'augmente (animaux à sang chaud); cette action est un fait physique d'endosmose; l'endosmose entre deux gaz séparés par une membrane humide est plus rapide lorsque la température s'abaisse.

G^ Rôle physiologique du sang.

D'une façon générale, le sang joue un double rôle : il est à la fois liquide nourricier {chair coulcmle de Bordeu) et liquide excréteur; il charrie à la fois les matériaux nécessaires à la vie des tissus et les principes de déchet qui en proviennent et doivent être éliminés. Le sang n'arrive pourtant pas à tous les tissus; il en est (cartilages, tissus épidermiques) qui sont privés de vaisseaux; mais ils n'en sont pas moins sous la dépendance indirecte du sang; en effet, ils en reçoivent le plasma qui a traversé les parois des capillaires des organes voisins, et qui, par l'imbibition, arrive de proche en proche jusqu'à eux. Cependant, on peut dire

que la vitalité d'an tissu est ea général en rapport avec sa richesse sanguine.

Ce rôle vivifiant du sang est prouvé d'une façon très-nette par l'expérimentation; si on interrompt l'abord du sang dans un organe, toutes les fonctions sont bientôt abolies; ainsi on paralyse un membre par la ligature de l'artère principale, et Brown- Sequard, en liant les artères qui se rendent à la tête d'un chien, a pu montrer le curieux spectacle d'une tête morte sur un corps plein de vie, et, par un phénomène inverse, ramener graduellement la vie dans cette tête inanimée en rétablissant le cours du sang dans les artères. De même, l'injection de sang oxygène* fait reparaître l'irritabilité dans des membres amputés ou dans des têtes séparées du corps.

Il y a deux choses dans cette action vivifiante du sang : P un apport de matériaux nutritifs pour la rénovation des tissus: ces matériaux nutritifs varientnaturellement suivant les pertes subies, autrement dit suivant le tissu; l'ofTre est la même pour tous les tissus, mais chacun d'eux choisit dans le plasma artériel ce qui convient pour sa réparation; 2° outre cette action rénovatrice, le sang maintient les propriétés vitales des tissus à l'état d'intégrité (irritabilité musculaire, excitabilité nerveuse); c'est l'oxygène qui, à ce point de vue, joue le rôle essentiel; ainsi les expériences citées plus haut ne réussissent qu'avec du sang oxygéné et ijiis avec du sang veineux.

L'oxygène du sang est en outre l'agent principal des décompositions chimiques qui constituent la désassimilation et qui sont la condition sine qua non de l'activité vitale (production de chaleur, de travail mécanique, d'innervation). Que cet oxygène s'y trouve cà l'état d'ozone ou simplement à l'état naissant, il n'en est pas moins certain que l'oxygène du sang a une afilnilé beaucoup plus grande pour les substances oxydables que l'oxygène ordinaire, et qu'il s'accomplit dans l'intérieur de l'organisme, à la température du corps, des oxydations qui ne pourraient se faire, en dehors de l'organisme, qu'à des températures très-élevées. La question de savoir si ces oxydations se font dans le sang ou en dehors des vaisseaux sera traitée plus loin.

L'acide carbonique est un principe de désassimilation et de déchet; mais il a de plus une action stimulante sur certains tissus et, en i)articulier, sur certains centres nerveux (ainsi, sur le centre inspirateur).

Le rôle principal des globules rouges parait être de fixer l'hémoglobine et peut-être de la fabriquer; de là le nom de glandes flottantes qui leur a été donné par Henle.

Enfin le sang est le grand distributeur de calorique dans l'organisme; cette chaleur, engendrée ou non dans son sein, par les combinaisons chimiques, il la transporte dans toutes les parties du corps et en régularise la répartition et la perte.

Transfusion du sang. — Cette opération, très-rationnelle, repose sur des bases physiologiques qui sont bien connues aujourd'hui. Le sang d'un animal, injecté dans les vaisseaux d'un animal de même espèce, joue le même rôle physiologique que le sang primitif et peut le remplacer. Du sang transfusé peut donc remplacer du sang insuflîsant (à la suite d'hémorrhagie) ou vicié. Dans cette transfusion, la plus grande part de revivification revient aux globules oxygénés; la fibrine n'a aucune importance et peut être extraite avant l'injection sans inconvénient. Le sang d'une espèce animale différente n'a plus la même action; il peut encore réveiller l'excitabilité nerveuse et musculaire, mais temporairement, et bientôt les globules rouges se détruisent et par leur décomposition produisent en général des troubles de diverse nature.

Ilîbliosi'iiphie. — Denis : Mémoire sur le sang, 1859. — W. Prf.yer : Blutkrystalle, 1871. — Mathieu et Uuhain : Des Gaz du sang (Archives de physiologie, 1871-72). — EsTOR et Saint-Pierre : Analyse des gaz du sang (Journal de l'Auatomie, 1872). — A. Schmidt : Hematologische Studien, 1.SG5.

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