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Chaussure exploratrice des appuis du pied sur le sol

Fig. 280.

Explorateur des réactions dans la marche et la course.

PHYSIOLOGIE DU MOUVEMENT. 2o9

millimètre corresponde à une minute par exemple. I^arallèlemeiU à ^^^^^y'^^ ^ meut, de bas eu haut, uu style iuscvipteur actionné par une ^'"^,.ecolonne creuse qui répond au style inscripteur : cette vis est .un ou^^

ment par les mouven.ents alternatifs de va-et-vient de la "'^"^^'^l^^^; ^^î/ïH Z'^^^ logue aux tambours à levier et communiquant avec la ehambreaau <^«J'^ ^ exploratrice; à chaque tour de vis, le style s'élève de 1/2 .^^'be a^b^s de

particulière fait que le style, une fois arrivé au sommet de la colonne, retombe au bas celle-ci et recommence une ascension nouvelle; on peut ainsi écrire pendant plusieurs tours du cylindre sans que les tracés se confondent. Marey a récemment perfectionné son appareil et construit un nouvel odographc à papier saiis fin qui permet d'enregistrer d'une nianièro continue les espaces parcourus et

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Fig. 281. — Odographe.

Fig. 2S2. — Coureur muni de chaussures exploratrices et portant l'appareil inscripteur du rythme de son allure (Marey).

les vitesses des différentes allures. L'odographe a été appliqué à l'inscription de mouvements divers (marche des voitures, des trains de chemin de fer, de moteurs quelconques, etc.) et les courbes fournies par l'instrument donnent les notions les plus précises sur les espaces parcourus, les vitesses absolues et relatives, les accélérations et les ralentissements, les arrêts ûo mouvement, etc.

C. Procédés de H. Vierordt. — La marche s'effectue sur des bandes de papier posées sur le sol ; une ligne tracée d'avance sur le papier indique la direction de la marche. La chaussure contient pour chaque pied trois chambres renq)lies d'un liquide coloré, différent pour le pied gauche et pour le pied droit, et correspondant l'une au talon, les deux autres à la partie antérieure du pied ; chaque appui du pied sur le sol laisse donc sur le papier une triple empreinte {Procédé des empreintes); ces empreintes font connailre : la longueur du pas, la position de chaque pied, l'angle que fait l'axe de chaque pied avec la ligne de direction de la marche, l'écartement des pieds. Pour étudier les soulèvements et les abaissements des diverses parties du corps, des feuilles de papier verticales sont tendues latéralement le long du champ de marche, et des tubes horizontaux placés à différentes hauteurs (calcanénm, trochanter, etc.) injectent sur ces feuilles des liquides colorés {Procédé des injections) .

D. Procédés photographiques et chrono-photographiques de Marey. — Muybridge appliqua le premier à la reproduction des mouvements des animaux les procédés de la photographie instantanée. Mais c'est à Marey que sont dus les principaux perfectionnements apportés à cette méthode. Marey imagina d'abord un fusil photi.fjra-

phique permettant de viser et de suivre dans l'espace un oiseau qui vole, un homme qui court, etc., pendant qu'une glace tournante recevait une série d'images photographiques montrant les attitudes successives ; il put avoir ainsi douze images par seconde ; le temps de pose pour chacune d'elles n'étant que de l/720<= de seconde. — Il a imaginé depuis un procédé bien plus satisfaisant dans lequel les images successives sont obtenues avec un seul objectif sur une même plaque immobile. L'appareil photographique est braqué en face d'un écran noir, et devant cet écran ou fait passer un homme vêtu de blanc et vivement éclairé par le soleil. Pendant ce temps un appareil rotatif laisse passer la lumière à des intervalles réguliers; à chaque admission de la lumière une image se forme sur la glace sensible en des points différents. Pour éviter la confusion qui résulte de la superposition des images et cependant avoir le plus grand nombre d'attitudes possible, Marey a eu recours à la photographie partielle, c'est-à-dire qu'il a supprimé certaines parties de l'image pour que le reste fût plus facile à comprendre. C'est ainsi qu'en habillant un homme d'un vêtement mi-partie blanc, mi-partie noir, la moitié blanche seule donnera une image, et on le verra comme s'il était réduit à la moitié

Fig. 283. — Marche lente. La moitié droite du corps est seule rendue visible.

droite de son corps comme dans la figure 283. Du reste, on peut aussi, si l'on veut multiplier les figures, simplifier encore plus les images. Le moyen consiste à revêtir le marcheur d un costume entièrement noir, sauf d'étroites bandes de métal brillant qui, appliquées le long des membres, indiquent la direction des os. La figure 289, qui représente les phases successives d'un pas de course, a été obtenue par cette méthode. Dans cette figure il y a soixante-dix images par seconde. — La chrono-pholoqraphie consiste à déterminer, à des temps égaux, la position d'un corps en des points différents de l'espace. Pour tous les détails de ces procédés, je ne puis que renvoyer à la Méthode graphique de Marey (Supplément).

E. Reproduction synthétique des allures de l'homme. — En plaçant dans le phénakislicope ou zootrope de Plateau une série d'images successives, telles qu'on les obtient par la méthode précédente des photographies instantanées, on reproduit, de façon à en donner l'illusion complète, les différentes allures de l'homme (Garlet, Mathias buval).

Il est absolument impossible, dans un ouvrage élémentaire, d'étudier en détail les mouvements multiples que le corps humain peut exécuter par l'action des muscles sur les diverses pièces du squelette. Les mouvements partiels ou sur place, quelque compliqués qu'ils soient, peuvent toujours être analysés avec facilité quand on connaît exactement la physiologie des articulations et l'action des muscles ou groupes musculaires qui meuvent une articulation donnée, et les éléments de celte étude se trouvent dans tous les traités d'anatomie. Quant aux mouvements d'ensemble ou de locomotion proprement dits, tels que la marche, la course, le saut, la natation, etc., on se bornera ici à donner une idée générale de la marche et de la course, renvoyant pour le reste aux traités spéciaux de gymnastique médicale.

PHYSIOLOGIE DU MOUVEMENT

1, — Marche.

La marche se dislingue de la course parce que le corps ne quitte jamais le sol. Chaque jambe porte alternativement le poids du corps et le pousse en avant de façon à déterminer le mouvement de progression en laisani changer à chaque instant la base de sustentation.

Si (fig. 284) nous décomposons les forces qui entrent en action dans la marche, G représentant le centre de gravité du corps, nous voyons que deux forces agissent sur ce centre de gravité, G : i° l'une, représentée par la jambe JG, fait équilibre à la pesanteur ; 2° l'autre, produite par l'extension de la jambe J'G, pousse le centre de gravité dans la direction GF, et peut se décomposer en deux composantes, l'une verticale, GV, qui tend à porter en haut le centre de gravité ; c'est à elle qu'est due la légère oscillation verticale constatée dans la marche ; l'autre horizontale, GH, qui détermine la progression. Les deux jambes représentent alors un triangle dont l'hypoténuse J'G est constituée par la jambe postérieure étendue, la perpendiculaire JG ou le grand côté, par la jambe qui supporte le poids du corps ; le petit côté J'J représente la longueur d'un pas. Cependant Marey considère cette longueur comme un demi-pas seulement et donne le nom de pas h la série de mouvements qui s'exécutent entre deux positions semblables d'un même pied.

J'étudierai successivement les mouvements du pied dans la marche, le pas, les mouvements des membres inférieurs, les mouvements du tronc, les mouvements des membres.

Fig. 284

- Forcefi qui entrent eu jeu dans la marche.

A. Mouvements du pied dans la marche. — Dans la marche naturelle le pied commence à se poser sur le sol par le talon, puis il continue son mouvement en s'appliquant par toute la plante et se déroule en s'appuyant fortement sur la partie antérieure pour se détacher enfin par la pointe. Le temps pendant lequel le pied appuie sur le sol, depuis son poser jusqu'à son lever, constitue un temps d'appui ou une foulée.

La figure 285, empruntée à Carlet, permet d'analyser facilement les mouvements des pieds pendant la marche. P. d représente le tracé du pied droit, P. g celui du pied gauche, le sens de la marche étant indiqué par la direction de la flèche. Pour chaque tracé, le soulèvement de la courbe correspond à l'appui du pied sur le sol et ce soulèvement comprend lui-môme deux saillies dont la première correspond à l'appui du talon, la deuxième à l'appui de la pointe. Le trait horizontal qui sépare les soulèvements répond au temps pendant lequel le pied ne touche pas le sol et oscille. Si on examine ces tracés, on voit que, au moment où le talon gauche se pose sur le sol (ligne 1), la pointe du pied droit y est encore; pendant tout ce

temps (1 à 3), le corps repose sur les deux jambes {temps de double appui). Alors le pied droit quitte le sol et oscille (3 à o), tandis que le pied gauche est à l'appui complet {temj)s d'appui unilatéral). Après avoir achevé son oscillation, le pied droit se pose sur le sol par le talon (ligne 5) tandis que la pointe du pied gauche y est

O.Rv

Fig. 28Ô. — Graphique représenlcml les mouvements des deu r pieds et les mouvements

oscillatoires du pubis pendant la marche.

encore; le corps repose de nouveau sur les deux jambes [temps de double appui 5 à 7) et ainsi de suite; seulement les mouvements des deux pieds alternent successivement; on peut exprimer littéralement ces mouvements de la façon suivante :

DOUBLK PAS.

Temps dédouble appui.

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