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V. — SENSIBILITE LUMINEUSE

A. Charpentier a montré, par les expériences faites à l'aide de son ;?/iOloptomètre (voir ci-dessous) que, dans les fonctions de la rétine, il fallait distinguer la sensibilité lumineuse pure de la sensibilité aux couleurs. Pour étudier cette sensibilité lumineuse, on détermine, par le procédé indiqué plus loin, la plus faible valeur qu'il est nécessaire de donner à l'excitant (source lumineuse) pour produire une sensation de lumière {mhiimum lumineux per cep lib le). Dans ces expériences, toutes les parties de la rétine, sauf le centre, paraissent également excitables et il faut la même quantité de lumière, le même éclairement de la surface présentée à l'œil pour produire une sensation lumineuse ; la tache jaune seule se montre moins sensible que le reste de la rétine.

Les coadilions suivantes influencent la sensibililé lumineuse. Pour produire la sensation, il faut un éclairage d'autant plus intense que la surface éclairée est plus petite. La sensibilité lumineuse s'émousse à la lumière et se repose et se répare dans l'obscurité [adaptation rétinienne). Aussi dans ces expériences, faut-il laisser l'œil un certain temps dans l'obscurité.

Quand la lumière tombe sur la rétine, elle ne reste pas localisée au point excilé, mais se diffuse et se répartit sur une certaine étendue de la rétine autour du point excité (1).

Photoptomètre de A. Charpentier.

Diaph

raa/ne

Fig. 507.

Coupe schàmatique verticale du photoptomètre (Charpentier).

Cet appareil (fig. 507) se compose d'un tube de cuivre noirci à son intérieur, de 5 centimètres de diamètre et de 22 centimètres de longueur. Au milieu est placé un système de deux lentilles de 1 1 centimètres de foyer, de façon que l'image réelle de chacune des extrémités du tube est formée sur l'autre extrémité, et de même grandeur que celle-ci. Chaque extrémité du tube est fermée par un disque de verre dépoli. Le verre dépoli postérieur est destiné à être éclairé uniformément (lumière du jour, lampe. lumière colorée). Le verre dépoli antérieur est tourné vers l'œil qui le regarde par un oculaire adapté à l'extrémité antérieure de l'appai'eil. Entre les deux lentilles est un diaphragme qui règle l'admission de la lumière ; il se compose de deux lames de cuivre glissant l'une sur

l'autre et échancrées de façon à découvrir dans toutes leurs positions une ouverture carrée dont le centre correspond toujours au centre dos deux lentilles. En supposant

(t1 On a observé des cas d'achromatopsie totale dans laquelle les sujets ont perdu la vision des couleurs et conservé la vision des formes et de l'éclairemcut. Les objets sont vus dans ces cas comme dans une photographie.

constante l'intensité lumineuse du verre dépoli postérieur, l intensité d'éclairage du verre dépoli antérieur dépendra uniquement de la surface du carré du diaphragme qu'on peut faire varier à volonté.

Photoptomètre différentiel. — A. Charpentier a modifié son appareil de façon a pouvoir étudier la perception des différences de clarté (sensibilité dillérentielle de 1 œil). (i*our la description de l'appareil, voir les travaux originaux de l'auteur.) — Il a décrit aussi, sous le nom de photoptomètre clinique, un appareil plus simple, basé sur les mêmes principes que les photoptomètres précédents.

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