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V. — NERF FACIAL (flg

Procédés. — 1° Section intracrânienne {lapin). Incision de la peau en arrière de l'oreille externe; on enfonce un neurotorae dans la fosse mastoïdienne, on traverse le lobe postérieur du cervelet et ou dirige l'instrument en dedans et eu avant vers le conduit auditif interne ; on peut blesser le sinus, traverser le cervelet et les parties latérales du pont de

(1) A consulter : Magexdie : De l'influence de la cinquiàne paire sur la nutrition de l'œil (Journ. de physiol., t. IV). — Meissner : Ueber die nach der Durchschneidunn dei Trinp yninus, etc. (Zeit. f. rat. Med., 1867).

Varole. — Vulpiaii, pui^ Jolyet et LaiTont ont omploj'é le procédé suivant chez le chieu. On fait uno incision en arrière de i'oroillo ; on met à nu la partie do l'occipital comprise entre le condylc et la ligne courbe occipitale supérieure et on enlève cette portion avec le ciseau. On introduit alors un couteau à extrémité mousse qui perfore la dure-mère et glisse le long du bord du rocher jusqu'au trou auditif interne où on sectionne le nerf. — 2" Section exlracrdnienne [lapin). L'animal est placé sur le dos, la tète tournée de côté et maintenue solidement ; on incise la peau horizontalement au-dessous du bord inférieur «kl conduit auditif externe osseux qui se sent à travers la peau ; on sectionne la parotide pour arriver sur le facial, qu'on coupe ou qu'on arrache à sa sortie du trou stylo-mastoïdien. Dans l'arrachement (procédé de Cl. Bernard), on peut avoir la conservation du nerf de Wrisberg et du ganglion géniculé. — 3" Section dans la caisse (Cl. Bernard). On pénètre directement dans la caisse par sa paroi inférieure avec un petit ciseau ; on dirige la pointe de l'instrument en haut et en arrière en la faisant marcher transversalement et en appuyant fortement sur l'os, on divise le facial à son troisième coude, quand il s'infléchit en bas vers le trou stylo-mastoïdien.

A. Action motrice. — Le facial innerve les muscles suivants : 1° Les muscles peauciers de la face et du cou, c'est-à-dire les muscles épicrâniens (occipito-frontal et auriculaire), ceux de l'oriGce palpébral (orbiculaire et sourcilier), le muscle de Horncr, les muscles des lèvres (grand et petit zygomatiques, releveur superficiel et profond, canin, risorius de Santorini, triangulaire, carré, houppe du menton, orbiculaire, buccinateur), les muscles du nez (transverse, myrtiforme et dilatateur de l'aile du nez), le peaucier du cou. Ch. Bell croyait à tort le buccinateur innervé par le filet buccal du trijumeau.

Par ces fibres motrices le facial commande :

Les mouvements d'expression de la face, sa phrjsionomic ; après sa paralysie, ces mouvements sont abolis, et la moitié paralysée, devenue immobile, suit passivement les mouvements de la moilié intacte ; aussi les traits paraissent-ils déviés vers le côté sain. La section pratiquée pour la première fois par Ch. Bell sur l'àne (1821) et répétée par Scbaw sur le singe a donné les mêmes résultats. D'après Cl. Bernard, chez le lapin et le chien, les traits paraissent déviés du côté paralysé ;

L'occlusion des paupières et le clignement ; l'œil du côlé paralysé, par suite do l'action persistante du releveur, est plus ouvert que celui du côté sain, et ne peut se fermer complètement ; le clignement étant devenu impossible, les larmes ne sont plus étalées uniformément au devant de la cornée, ce qui amène une réfraction irrégulière des rayons lumineux ; en outre, les poussières cl les corps étrangers restant en contact avec la cornée, celle-ci peut s'enflammer, fait très rare du reste, les muscles de l'œil faisant glisser le globe oculaire contre la face profonde de la paupière supérieure. La paralysie du muscle de Horner produit le larmoiement, les larmes ne pénétrant plus aussi facilement dans les voies lacrymales ;

Les mouvements des lèvres et des joues; aussi la mastication se trouve-t-elle très gênée après la paralysie du facial, les lèvres et les joues ne pouvant plus, comme à l'état normal, ramener au fur et à mesure les parcelles alimentaires entre les arcades dentaires : l'action de soufUer, le jeu des instruments à vent sont aussi empêchés chez l'homme ; en outre, grâce à la llaccidité de la joue, le couinant d'air peut la soulever à chaque expiration (ce qu'on appelle fumer la pipe). Chez les animaux, la section produit des résultats identiques, et ils ne peuvent plus, comme auparavant, saisir leurs aliments avec les lèvres ;

Les mouvements des narines; l'action de flairer devient impossible par la paralysie du dilatateur, et l'olfaction en est notablement affaiblie; la section chez les

animaux qui, comme le cheval, ne peuvent respirer par la bouche, est suivie de désordres fonctionnels plus graves; la narine étant très molle fait l'office de soupape, et en s'appliquant sur l'orifice antérieur des fosses nasales, ferme complètement le passage au courant d'air inspiré ; aussi les chevaux auxquels on pratique la section des deux nerfs faciaux meurent-ils asphyxiés. Les mouvements du pavillon de Voreille.

Fig. 538. — Nerf facial {fîf/ure schématique) (*).

2° Le V entre postérieur du digaslrique et le stylo-hjoidien. — Le facial intervient donc dans l'élévation de l'os hyoïde et de la base de la langue.

3° Il fournirait, d'après Sappey et L. Hirschfeld, quelques muscles de la langue, les stylo -glosses et glosso-staphyllns. La présence de ce lilet explique-

(*) VII, nerf facial. — VIII, nerf auditif. — IX, nerf glusso-pliarjngien. — X, nerf pncumo-gastrique. — 1, nerf de Wrisbcrg. — 2, grand pétreux superficiel. — 3, nerf vidien. — 4, ganglion de Meckel. — 5, anastomose du grand pétreux avec le nerf de Jacobsoii. — 6, rameau sympathique. — 7, nerf palatin ])Ostérieur. — nerf du péristapliyliu interne. — 9, nerf du palalo-staphylin. — 10, rameau auriculaire. — il, rameau du stylo-hyoïdien et du digastrique. — 12, anastomose avec le glosso-pharyngien. — 13, rameau du stylopharyngien. — 14, rameau du stylo-glosse et du glosso-staphylin. — 15, i)ranches terminales. — 16, rameau du muscle de l'étrier. — 17, petit pétreux superficiel. — 18, ganglion otique. — 19, anastomose avec l'auriculo-temporal et filets parotidiens. — 20, parotide. — 21, anastomose du nerf de Jacobsou avec le petit

pétreux. — 22, anastomose du ganglion otique avec la corde du tympan. — 2.'1. corde du tympan. 24, nerf

lingual. — 25, filets gustatifs de la corde du tympan. — 26, filets glandulaires. — 27, glande sous-maxillairc. — 28, glande sublinguale. — 29, auastomose avec le pneumogastrique.

rait peut-être les cas de déviation de la pointe do la langue dans les paralysies et après la section du facial, déviation qui se fait du côté paralysé (1), et rend compte de la difficulté qui se présente quelquefois chez le malade d'articuler nettement les gutturales et les linguales.

4° Il innerve plusieurs muscles du voile du palais, spécialement le péristophylin interne et \e palato-sfaphylin, par des filets qui partent du coude du facial au niveau du ganglion géniculé et vont, par le grand nerf pétreux superficiel et le ganglion de Meckel, aux nerfs palatins postérieurs (fig. 538,7). D'après Longet, il innerverait aussi les autres muscles du voile du palais, sauf le péristaphylin externe; mais il est douteux qu'il fournisse aux muscles des piliers.

L'action du facial sur le voile du palais a été très controversée. Son excitation intracrànienne n'a donné que des résultats négatifs à Ghauveau, Longet, Volkmann et Hein ; Debrou n'a obtenu qu'une fois sur cinq des résultats positifs ; cependant îSuhn a vu, sur un décapité, l'excitation galvanique du tronc du facial amener des mouvements dans le voile du palais, et Davaine a constaté le même fait chez les animaux. Les paralysies du facial témoignent en faveur de cette opinion ; la luette est alors fréquemment déviée du côté non paralysé (Montaul, Diday, Longet, etc.), et conjointement on observe une chute du voile du palais avec courbure de la luette (Romberg), d'où gêne de la déglutition et nasonnement dû à ce que le voile du palais ne ferme plus hermétiquement l'orilice postérieur des fosses nasales. Cette déviation de la luette n'existe pas quand le siège de la paralysie se trouve au-dessous du ganglion géniculé. Sanders fait cependant remarquer avec juste raison que la luette est très souvent déviée à l'état normal, de sorte qu'on ne peut guère attribuer d'importance à sa déviation dans les cas de paralysie.

0° Le muscle de Vétrier et les muscles du pavillon; l'incertitude dans laquelle on est encore sur l'action du muscle de l'étrier ne permet guère d'expliquer les altérations de l'ouïe observées dans quelques cas de paralysie faciale (sensibilité plus grande de l'ouïe, surdité, etc.). D'après Voltolini, le facial fournirait aussi des filets au muscle interne du marteau; mais, d'après Politzer, les contractions obtenues par Voltolini par l'excitation électrique du facial seraient dues à des courants dérivés transmis jusqu'au trijumeau.

B. Action sensitive. — Le facial est insensible à son origine; Magendie et Cl. Bernard l'ont constaté d'une façon indubitable. Certains auteurs, Wrisberg, Bischofî, etc., se basant sur la présence du ganglion géniculé, ont considéré le facial comme un nerf mixte dont le nerf de Wrisberg constituerait la racine sensitive; mais, d'une part, Cl. Bernard a constaté l'insensibilité du nerf de Wrisberg, et dans les paralysies centrales du facial, il n'y a aucune perte de sensibilité dans les régions innervées par le facial.

Le facial est cependant sensible après sa sortie du trou stylo-mastoïdien; mais cette sensibilité est une sensibilité acquise dans son trajet à travers le canal de Fallope. Elle lui vient probablement de deux sources : 1° du trijumeau par le grand nerf pétreux superficiel ; Longet a constaté l'insensibilité du facial au-

(1) Il y a cependant quelques réserves à faire à ce sujet; mais la discussion de ce point de physiologie pathologique est plutôt du ressort de la pathologie.

dessous du trou stylo-masloïdien après la seclion intracrànienne du trijumeau ; 2*^ du pneunio-gastrique par le rameau auriculaire, comme 1 indique une remarquable expérience de Cl. Bernard; il sectionne le facial au-dessous de son anastomose avec le pneumogastrique et constate la sensibilité des deux bouts du nerf; il coupe alors le rameau auriculaire et voit que la sensibilité a disparu dans le bout central ; il est difficile cependant de faire accorder ce fait avec l'expérience de Longet, car le bout central devrait avoir encore un reste de sensibilité due au trijumeau.

Après sa sortie du trou stylo-mastoïdien, le facial contracte des anastomoses avec l'auriculo-temporal et par ses branches terminales avec les branches périphériques du trijumeau. C'est à ces anastomoses avec le trijumeau que serait due la sensibilité récurrente constatée par Cl. Bernard sur les rameaux du facial; si on coupe un de ces rameaux, le bout périphérique est sensible et cette sensibilité disparaît quand on coupe le trijumeau ; elle est facile à constater chez le chien, obscure chez le cheval et le lapin.

G. Action gustative. — La présence de fibres gustalives dans la corde du tympan ne peut guère être mise en doute. Cependant sa section a donné des résultats différents, suivant les expérimentateurs, et en général peu précis ; si les uns ont observé, à la suite de la destruction des deux cordes du tympan dans la cavité tympanique, la perte complète du goût dans la partie antérieure de la langue, d'autres, et Prévost en particulier, n'ont observé, sauf dans un cas, qu'un affaiblissement du goût et ne lui reconnaissent qu'un rôle accessoire. L'excitation de la corde n'a pas donné de résultats plus certains. L'irritation mécanique avec un pinceau (Trœltsch) ou par injection d'un liquide dans la trompe, la faradisation 'Duchenne) ne produisent qu'un picotement ou un fourmillement dans la pointe de la langue et de la salivation, mais pas de sensibilité gustative. Du reste, les expérimentateurs ne sont même pas d'accord sur la sensibilité de la corde; les uns la trouvent sensible (Morganti), les autres insensible (Eckhard) aux excitations directes. Les expériences de seclion avant la réunion du lingual et de la corde du tympan n'ont pas donné de résultats plus précis. Ainsi tandis q^^e, d'après Inzani, l'excision du nerf lingual avant sa réunion à la corde du tympan n'enlève en rien la sensibilité gustative, Schiff a cru constater un affaiblissement, et Prévost a vu, dans plusieurs cas, la sensibilité gustative qui persistait encore, quoique affaiblie, après la section des deux glosso-pharyngiens et des deux cordes du tympan, être abolie complètement après la section des linguaux. En tout cas, il est très probable qu'une partie au moins des fibres gustatives -du lingual provient de la corde du tympan.

D'où viennent maintenant ces libres gustatives de la corde ? Les physiologistes sont loin de s'accorder sur ce point; on les a fait provenir du trijumeau, du facial, (lu glosso-pharyngien. La provenance du trijumeau s'appuie sur des cas de paralysie centrale du trijumeau avec abolition du goût (Bernhardt, Erb) ; mais des cas contraires ont été publiés. On pourrait aussi invoquer à l'appui l'expérience mentionnée plus haut de Prévost et ce fait observé par Vulpian qu'après la section intracrânienne du trijumeau, la plus grande partie des fibres de la corde sont dégénérées. Schilf fait suivre aux fibres gustalives un trajet très compliqué, puisqu'il les

l'ait passer par le ganglion sphéno-palalin (fig. o39) ; d'après lui, les filets gustatifs lie la partie antérieure de la langue quittent l'encéphale avec les racines du trijumeau, suivent le tronc du maxillaire supérieur, traversent le ganglion sphénopalatin, vont par le nerf vidien et le grand nerf pélreux au ganglion géniculé du facial, descendent avec le tronc du facial et gagnent la corde du tympan pour aller se distribuer avec le nerf lingual ; une autre partie va directement du ganglion sphéno-palatin au maxillaire inférieur (Scliiff, Leçons sur la physiologie de la digestion, 1868, 1. 1'^'", p. 135) ; mais cette opinion est peu acceptable en présence de ce fait bien constaté que l'extirpation du ganglion sphéno-palatin est sans influence sur le goût (Alcock, Prévostj.

La provenance des fibres gustatives du facial a été soutenue par Lussana. D'après ce physiologiste elles viendraient du facial par le ganglion géniculé et le nerf de Wrisberg (tig. 540), et il cite à l'appui plusieurs cas de paralysie faciale avec abolition du goût dans le côté correspondant de la pointe de la langue ; mais le siège de la lésion était dans l'aqueduc de Fallope, et il n'y a pas, sauf peut-être un cas de Steiner, de cas bien constaté de par alysie centrale du facial avec abolition du goût. D'autre part, la section du facial dans le crâne n'a donné que des résultats douteux à Cl. Bernard et à d'autres expérimentateurs. En outre Vulpian,

¥ig. ;')39. — Hypothèae de Schi/f {*)■ Fig. 540. — Hijpolliése de Lussana ( ').

après la section du facial dans le crâne, n'a trouvé que très peu de fibres dégénérées dans la corde du tympan. D'après Cl. Bernard, l'action gustative de la corde serait en réalité une action motrice ; elle agirait médiatement sur le goût en amenant une sorte d'érection des papilles linguales qui favoriserait leur fonctionnement Enfin, d'après Cari, les fibres gustatives de la corde du tympan, qui ne seraient qu'en très faible quantité, proviendraient du glosso-pharyngien (voir : Glosso-pharyngien).

Après la section des deux linguaux et des deux glosso-pharyngiens chez le chien, la langue contient encore des filets gustatifs qui ne peuvent provenir que de la corde du tympan.

D. Action sécrétoire. — L'action du facial sur la sécrétion salivaire a été étudiée pages 36 et suivantes.

E. Action vaso-motrice. — CL Bernard a vu la section intracrânienne du facial être suivie d'un abaissement de température (abaissement

{*) III, trijumeau. — VII, nerl facial. — (i, ganglion de (iasser. — ), nerf intermédiaire de Wrisberg. — Gff, ganglion géniculé. — CT, corde du tympan. — L, nerf lingual, — i, oplithalmiquo. — 2, maxillaire supérieur. — 3, maxillaire inférieur. — M, ginglion do Meokel. — La ligne poiutilléc indique le trajet des fibres gustatives (d'après M. Uuval).

(**) Mêmes renvois qu'à la figure (d'après M. Duval).

dû peut-être aux désordres mêmes de l'opération) ; sa section dans le canal de Fallope était au contraire suivie d'une élévation de température. (Voir : Corde du tympan.)

F. Action trophique. — Chez les animaux en voie de croissance, l'arrachement du facial amène au bout d'un certain temps une atrophie des muscles et des os du côté correspondant de la face (Brown-Séquard, Schauta). J'ai vu dans un cas des troubles de nutrition (perte des poils, altérations épilliéliales) et une gangrène sèche de l'oreille succéder chez le lapin à un arrachement du facial. Dans un autre cas il y avait une atrophie du côté correspondant de la face avec rétrécissement considérable de la fente palpébrale.

G. Ganglion géniculé et nerf de Wrisberg. — La nature et les fonctions du nerf de Wrisberg sont encore peu connues. Wrisberg, Bischofî, Cusco, le considéraient comme la racine sensitive du nerf facial dont le ganglion géniculé constituerait le ganglion. On a vu plus haut les raisons qui s'opposent à cette opinion. Longet,qui l'appelle ner/mo^ewr tympanique, le croit destiné à fournir le nerf du muscle de l'étrier et le muscle interne du marteau (par le petit nerf pétreux superficiel); mais ce dernier nerf est fourni par le trijumeau. Cl. Bernard le regarde comme une racine d'origine du grand sympathique qui fournirait aux. nerfs pétreux et à la corde du tympan; il agirait sur les muqueuses et les glandes; il serait le nerf des mouvements organiques, le facial étant le nerf des mouvements de relation. On Fa considéré aussi comme fournissant les filets glandulaires du petit pétreux superficiel et de la corde. Enfin, d'après Lussana, il contiendrait les filets gustatifs du hngual.

H. Anastomoses. — i° A. du facial et de Vacoustique. Cette anastomose a lieu principalement par le nerf de Wrisberg. Son usage est inconnu.

2° Grand pétreux superficiel. Il fournit au ganglion de Meckel les filets moteurs qui, après avoir traversé ce ganglion, vont innerver les muscles palato-staphylin et péristaphylin interne. C'est probablement aussi par cette voie qu'arrive au facial une partie des filets venant du trijumeau qui donnent au facial sa sensibilité acquise.

3" Petit pétreux superficiel. Il porte au ganglion otique les filets glandulaires qui vont de ce ganglion à l'auriculo-temporal et de là à la parotide.

4° Corde du tympan. La corde serait sensible d'après quelques auteurs (Bonnafont, Duchenne), très peu sensible au contraire d'après Vulpian. Ce nerf, très complexe et très curieux, contient plusieurs espèces de fibres : 1° des fibres glandulaires qui se rendent aux glandes sous-maxillaires et sublinguales; 2° des fibres gustatives qui vont avec le lingual à la pointe de la langue ; 3" des fibres motrices qui accompagnent le lingual et qui, d'après les recherches de Vulpian, n'entreraient en action qu'après la section de l'hypoglosse; 4° des fibres vaso-dilatatrices dont l'excitation amène la dilatation des vaisseaux de la glande sous-maxillaire (Cl. Bernard) et des vaisseaux de la moitié correspondante de la langue (Vulpian); 5" des fibres centripètes dont l'action produit, par action réflexe, un écoulement de salive sous-maxillaire (Vulpian).

Beaums. — Physiologie, 3^ édition. II. — 40

5" Rameau auriculaire du pneumogastrique. Il amène probablement au facial des filets sensitifs venant du pneumogastrique et lui fournit sa sensibilité acquise.

6° A. avec le glosso-pharyngien (voir: Glosso-pharyngien).

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