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Érection

Chez r/iomme, l'érection porte sur les corps caverneux du pénis et sur le corps spongieux de l'urèthre (hulbe et gland). Le pénis acquiert alors un volume i à 5 fois plus considérable que le volume habituel ; il est dur, rigide, chaud et présente une courbure qui s'accommode à la courbure du vagin. Cette érection s'accompagne en outre d'une excitabilité beaucoup plus grande de la muqueuse du gland et du prépuce.

Le mécanisme de Vérection est très controversé. Les mailles du tissu caverneux sont gorgées de sang, et cette augmentation de quantité de sang paraît tenir à deux causes : 1° à un afflux sanguin plus considérable par les artères dilatées 2" à des obstacles au retour du sang veineux; mais les causes de cette dilatation artérielle et de cette obstruction veineuses sont très obscures.

(1) Ceixnulaiit Parsenow, <ur '2ô lapines, n'a pu réussir une seule fois à constater les mômes résultats.

Pour ce qui concerne la dilatation artérielle, certains auteurs (Kolliker) la considèrent comme une pflrfl/(/s<e vasculaire réflexe analogue à celle qu'on observe clans les cas de rouyeur de la face, par exemple; d'autres auteurs admettent l'intervention de nerfs vaso-dilatateurs, comme les filets de la corde du tympan (voir : Innervation vaso-motrice, page 669). Quoi qu'il en soit, l'épaisseur de la tunique musculaire des artères du tissu érectile permet une dilatation considérable (active ou passive) de ces artères et un afflux sanguin correspondant.

La 'liminulion de calibre des veines doit être cherchée dans des dispositions analomiques variables pour chacune des veines de retour (compression des veines profondes par la transverse du périnée, de la veine dorsale par le muscle de Houston, invariabilité de grandeur des trous de Talbuginée qui ne permettent pas aux veines qui les traversent de se dilater, etc.).

Cependant, si ces deux conditions suffisent pour amener une dilatation du pénis, cette dilatation hyperhémique n'aurait jamais les caractères de l'érection si l'on ne faisait intervenir des actions musculaires ; ces actions musculaires consistent en des contractions rythmiques des bulbo- et des ischio-caverneux qui reToulent le sang vers les parties antérieures des organes érecliles, et en des contractions des fibres lisses qui occupent les trabécules du tissu érectile; en résumé, si c'est à l'afflux sanguin que le pénis doit son volume, c'est à la contraction musculaire qu'il doit sa rigidité.

Le centre nerveux de l'érection se trouve dans la moelle lombaire (Goltz). L'excitation partie de ce centre se transmet au tissu érectile par les nerfs sacrés et le plexus hypogastrique ; l'excitation de ces nerfs, nerfs érecteurs, produit en eft'et l'érection (Eckhard, Loven). D'après Nikolsky, un seul des deux nerfs admis par Eckhard chez le chien, le postérieur, seraitérecleur : l'antérieur ne ferait que rétrécir les vaisseaux. Le nerf érecteur est paralysé par l'atropine, excité par la mvscarine et l'asphyxie. Nikolsky compare l'action du nerf érecteur à celle du pneumogastrique sur le cœur. On trouve sur son trajet de petits ganglions microscopiques. L'activité du centre érecteur est réflexe et peut être déterminée par des excitations sensitives périphériques (sensations tactiles), par des états psychiques, par l'irritation de certaines parties des centres nerveux (moelle cervicale, pédoncules cérébraux, etc.).

Chez la femme, l'érection a beaucoup moins d'importance que chez l'homme, mais elle n'en existe pas moins chez elle au moment du coït (clitoris et bulbe du vagin), et, d'après Rouget, les organes génitaux internes seraient aussi le siège d'une véritable érection : l'utérus se redresse et s'élève; ses faces deviennent plus convexes, ses bords s'arrondissent, son volume augmente, ses parois s'écartent l'une de l'autre et sa cavité s'entr'ouvre pour recevoir le liquide fécondant; cette ouverture du museau de tanche a pu être constatée directement chez une femme atteinte de chute de matrice au moment de l'orgasme vénérien produit par l'attouchement du col ; en même temps le bulbe de l'ovaire se gonfle et la contraction des fibres lisses des ligaments larges et de la trompe apphque le pavillon sur l'ovaire.

Hofmann et V. Basch ont constaté chez la chienne (non pleine) que l'excitation des nerfs érecteurs produit l'ascension du col avec contraction de l'utérus, rétrécissement du vagin et dilatation des vaisseaux utérins; l'excitation des nerfs hypogastriques au contraire déterminerait la descente et le gonllement du col avec constriction des vaisseaux.

PHYSIOLOGIE DE LA REPRODUCTIOiN.

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