‹ Nouveaux éléments de physiologie humaineChapitre 76 sur 377 · soir · texte numérisé non relu

soir

Les repas avaient lieu aux heures suivantes : premier déjeuner entre 7 h. 30 et 8 h. 15 ; second déjeuner, entre II h. et 1 h. ; dîner, entre 5 h. 15 et 7 h. 30.

On voit, d'après ce tableau, que le chiffre ndnimum se trouve à 7 h. 30 m. du matin; à partir de ce moment la quantité de l'acide phosphorique de l'urine augmente d'une façon presque insensible jusqu'à dix heures ; à ce moment le chiffre augmente brusquement jusqu'à une heure, reste stationnaire jusque vers cinq tieures et demie (maximum), puis, à partir de là, décroît peu à peu jusqu'au matin. La courbe des variations horaires de l'acide phosphorique parait suivre assez régulièrement celle des variations horaires de la quantité d'urine. — c. Variations de l'élimination de l'acide phospliorique sous l'influence de la veille et du sommeil. — Au lieu de comparer les heures de jour et de nuit,on peut comparer les heures de veille et les heures de sommeil au point de vue de l'élimination de l'acide phosphoritpie. Seulement, on a de très grandes difficultés pour recueillir les urines de façon qu'elles correspondent exactement à ces deux états. Aussi me suis-je contenté d'étudier les urines, d'une part, pour le temps pendant lequel j'étais resté levé, d'autre part, pour le temps pendant le([uel j'étais resté couché.

Quoique le résultat ne soit pas le même, l'influence prédominante de la veille dans les heures du lever, du sommeil dans les heures du coucher, m'a paru justifier l'étude des variations de l'acide phosphorique dans ces deux états.

Toutes ces indications sont données jour par jour dans le tableau de la page 1G7. Ou y trouve : dans les colonnes B et C, les quantités absolues d'acide phosphorique pour chaque jour pour le feuips du lever et le temps du coucher; dans les colonnes 1) et E. les (|uaiilités d'acide phosphorique par heure de lever et de coucher; enfin, dans la colonne G, le rapport de D = 100 à E.

On voit par ce tableau que la moyenne de l'acide phosphorique éliminé par l'urine a été de : 0,091 pour les iieures de lever ; 0,084 pour les heures de coucher.

no

rine ne l'augmente pas (sauf chez le lapin). D'après Kûnkel 60 à 70 p. 100 du soufre ingéré avec les aliments reparaissent dans l'urine sous forme d'acide sulfurique.

Mais l'inspection des colonnes D et E montre que les variations ou les écarts d'un jour à l'autre ont été assez considérables. Ainsi, le minimum pour le lever, a été <',072 (le 12 janvier), le maximum, 0,1 IG (le 15 décembre); pour le coucher, le minimum a été O.Oo'.) (le 24 décembre), le maximum, 0,108 (le 31 décembre). L'écart maximum a donc été de 0,044 dans le premier cas, de 0,049 dans le second.

Sur les 41 jours dans lesquels j'ai pu analyser comparativement les urines du lever et du coucher, 13 fois la quantité d'acide phosphorique par heure de coucher a été supérieure à la quantité par heure de lever, deux fois il y a eu égalité entre les deux quantités, 26 fois le chilfre par heure de lever a été supérieur; en résumé, deux fois sur trois environ, la proportion d'acide phosphorique éliminé par heure de lever est plus considérable. Si on représente par 100 la quantité d'acide phosphorique éliminé par heure de lever (colonne G du tableau), on voit que la quantité d'acide phosphorique éliminé par heure de coucher est en moyenne de 92 ; le minimum est 57 (le 15 décembre), le maximum 136 (le 12 janvier).

La comparaison des chiffres d'acide phosphorique par heure pour le jour et la nuit d'une part, pour le lever et le coucher de l'autre, fournit un résultat intéressant comme le montre le tableaii suivant :

Lever 0,0910

Coucher 0,0840

Jour 0,089 i

Nuit 0,0871

Il y a donc plus de différence, au point de vue de l'acide phosphorique éliminé par heure, entre le lever et le coucher qu'entre le jour et la nuit. Cette différence se voit mieux si, au lieu de prendre les chiffres absolus, on prend le rapport des deux quantités comme dans le tableau suivant :

Lever 100,0

Coucher 92,3

Jour. 100,0

Nuit 97,4

4° Pour ce qui concerne le rapport des phosphates alcalins et des phosphates terreux, la moyenne de mes analyses m'a donné, pour lOl) d'acide phosphorique total en 24 heures, 2« d'acide phosphorique uni aux terres et 72 d'acide phosphorique uni aux alcalis, proportions qui se rapprochent de celles données par la plupart des auteurs (23 à 33 pour 100 pour l'acide phosphorique uni aux terres).

5° Pour ce qui concerne l'influence de l'âge sur l'élimination de l'acide phosphorique par l'urine, j'ai essayé de dresser, d'après mes recherches et celles des auteurs qui m'ont précédé, la courlie de l'élimination de l'acide phosphorique depuis l'âge de vingt ans jusqu'à l'extrême vieil esse. D'après cette courbe, le maxiiimm serait ;'i 3(i ans et à partir de cet âge la pronorlion d'acide phosphorique diminuerait graduellement jusqu'à la vieillesse. Malgré les critiques de Mairot, dans la discussion desquelles je ne puis entrer ici, je crois que cette courbe répond à la réalité des faits.

Pour terminer, je donnerai deux séries d'analyses d'urines de vieillards avec les dosages de l'acide phosphorique et de l'urée pendant 10 jours consécutifs.

Homme de 8.'> (tns.

QUANTITÉ n'uni.NE en cc'iiti métros

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