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FORMATION DES IMAGES

le point focal secondaire, où se formera l'image du point lumineux. Si, au lieu d'un point, on a un objet, une ligne par exemple, il suiTit de construire les points focaux secondaires de quelques points de cette ligne pour obtenir l'image donnée par la lentille. On voit que cette image, dans le cas où l'objet est en deçà du foyer principal antérieur, est réelle et renversée. Dans le cas où l'objet est au delà du foyer principal elle est droite et virtuelle.

Le pouvoir réfringent d'une lentille, c'est-à-dire l'intensité avec laquelle une lentille réfracte la marche des rayons lumineux est fonction directe de la courbure des surfaces sphériques, et de l'indice de réfraction delà substance employée. Il va de soi que la distance focale d'une lentille est d'autant plus petite que sa réfringence est plus forte, et l'on exprime la force réfringente par la distance focale principale.

Marches des rayons lumineux dans Vceil. — On peut comparer l'œil à une chambre obscure munie d"un appareil dioplrique ayant pour objet d'assurer la formation des images sur la face postérieure de cette chambre constituée par la membrane sensible de l'œil, la rétine.

Les rayons lumineux traversent trois surfaces réfringentes dans l'œ'il : la cornée, la face antérieure du cristallin, la face postérieure de cet organe et d'autre part trois milieux également réfringents, l'humeur aqueuse, la substance cristallinienne, l'humeur vitrée.

La cornée est un milieu transparent, à face convexo-concave, mais non régulièrement sphérique ; sa forme, en effet, se rapproche de celle d'un segment d'ellipsoïde de révolution en mouvement autour de son axe. La courbure de la cornée peut être ramenée à une courbe dans laquelle tous les méridiens passant par le centre ont une forme à peu près elliptique et dans laquelle le rayon de courbure au sommet de chaque ellipse est à peu près constant 7'^"", y, tandis que dans l'excentricité des ellipses, la distance des deux points focaux est variable.

"iSS ORGANES DES SEiNS

L'indice de réfraction de la cornée est de 1,33 à 1,35, il est le même que celui de l'humeur aqueuse, aussi peut-on considérer le système cornée-humeur comme un tout dioptrique continu.

On admet que les rayons lumineux, par suite de leur réfraction dans la cornée seule, iraient former leur image à 10 millimètres en arrière de la rétine.

Cristallin. — Le cristallin qui constitue une véritable lentille est l'appareil dioptrique par excellence de Fœil.

Son indice de réfraction moyenne est supérieur à celui du système précédent; il y a donc nécessairement réfraction dans le même sens que dans l'appareil cornéen; enfin l'humeur vitrée étant d'un indice plus faible, la réfraction, à la sortie, tend encore à faire converger les rayons. Les milieux de l'œil forment donc un système dioptrique a effet positif (système collecteur), puisque toutes ces surfaces rendent les rayons homocentriqucs plus convergents.

Les surfaces de la lentille cristallinienne ne sont pas régulièrement sphériques; d'après Krause, la surface antérieure appartiendrait à un ellipsoïde de révolution aplati, et la face postérieure à un paraboloïde de révolution. Le rayon de courbure de la face postérieure (6 millimètres) est plus petit que celui de la face antérieure (10 millimètres).

Le cristallin ne saurait être considéré comme une lentille homogène, il est constitué par une série de couches dont l'indice de réfraction est différent, augmentant de la périphérie (1,405) au centre (1,454) (Krause). Nous verrons plus loin que ces variations ont pour conséquence de remédier en partie du moins à certains défauts inhérents aux lentilles : aberration du sphéricité, etc. D'autre part la courbure du cristallin, pour répondre aux nécessités physiologiques de l'accommodation, varie sans cesse, et par suite la longueur focale de l'appareil optique.

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