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PORTOR

Le Portor est un des marbres les plus riches et les plus décoratifs que l’on puisse avoir à employer. Selon qu’on le tiendra plus ou moins voyant, en y faisant dominer les veines jaune d’or, d’où il tire son nom, ou, au contraire, en les groupant de telle sorte que le fond noir prenne de l’importance, on pourra l’appliquer à tous les genres de décoration. Sa teinte foncée le fait souvent employer dans les soubassements, stylobates, plinthes, etc.

On trouve le Portor dans plusieurs localités. Les anciens le tiraient de Luna, aux environs de Carrare, d’où il en vient encore. Il y en a aussi dans les Pyrénées et en Grèce.

Le Portor se fait, en décor, sur un fond noir, à sec, et en une seule opération. Les veines se font au pinceau, et forment tantôt un lacis allongé, tantôt de larges parties brillantes. On repique des points jaunes de place en place, pour donner de l’éclat, mais il faut le faire avec sobriété.

Il existe toujours dans le Portor quelques veines blanches. Certains Portors de qualité inférieure n’ont même que des veines blanchâtres à la place de veines jaunes. Ils ne sont pas à imiter. Mais il est bon cependant d’en indiquer quelques-unes, et de les indiquer de préférence d’un blanc gris; ces veines blanches viennent généralement en travers des autres.

Il faut remarquer aussi que le fond n’est pas entièrement noir et qu’il est bon, avant le travail des veines, de lui donner quelques reflets légèrement dorés.

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