‹ Nouveaux poèmes de l'AnjouChapitre 11 sur 92 · L'EGLISE SAINT-MARTIN · texte numérisé non relu

L'EGLISE SAINT-MARTIN

XIe SIÈCLE

aujourd'hui en ruines1

A Louis M AIGUË

Au fond de ton sommeil tu rêves Saint-Martin! Les hommes et les ans ont profané ta voûte, Et tes saints mutilés durent prendre la route Qui conduit lentement vers un oubli certain.

Tandis que tes vieux murs subissent le destin Des choses, le sort noir que l'univers redoute, Ils demeurent pensants, et, leurmêmoire écoute Monter dans ton passé l'ancien hymne latin.

1. Co remarquable monument a, depuis qutlqu?» années, élé l'objet d'une heurcu-e restauration duc aux soins de M. le chanoine Pinier.

Tu revis les beaux jours où tes treize chanoines Nimbés par tes vitraux, graves comme des moines. Psalmodiaient devant la châsse de saint Loup ;

Alors en évoquant leurs ombres et leurs psaumes. Ta masse énorme accepte, impassible et debout, La froide cruauté des siècles et des hommes!

met

RONDEAU

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