L' ANJOU. — LE REPOS I
Cependant elle a su du fond de ses malheurs, Qu'il est un lieu riant où l'azur est amène, Que traverse la Loire, où serpente la Maine, Harmonieusement orné de mille fleurs.
Elle a su que ce mol éden calme les pleurs, Que sa brise odorante emporte toute peine, Et, soufflant dans les cœurs blessés sa tiède haleine Cautérise les maux, adoucit les douleurs!
Alors, au doux manoir dévot de Reculée
Dans ce pays de rêve, à jamais isolée.
Ses tristes yeux taris se rouvrent au ciel bleu;
Elle y voue humblement son âme à la prière, Jusqu'à l'heure suprême où, rappelée à Dieu, La mort clora sa vie au châtel de Dampierre!
ANGERS. — LIMAGE