‹ Nouveaux poèmes de l'AnjouChapitre 91 sur 92 · A LA MÊME · texte numérisé non relu

A LA MÊME

Xe ternis plus tes pieds aux; poudres du chemiu.

Alfred de Vigny.

Afin de contempler la beauté d'un ciel pur Vous n'avez pas besoin d'escalader des cimes, De vous pencher au bord dangereux des abîmes, Ou de vous exiler aux coteaux de Tibur.

Il vous suffit, ô Sœur ! âme chaste, cœur sûr. De regarder en Vous pour y voir des Solymes, Et pour y découvrir les firmaments intimes Que seuls voient les Élus destinés à l'azur.

Bienheureux ceux qu'attire une innocente voie ! Heureux tous ceux qu'emplit la noble et calme joie De répandre autour d'eux douceur et charité.

Votre cœur leur ressemble, et c'est pourquoi son geste, Beau de l'amour divin, prodigue de bonté. En vous même dessine un horizon céleste !

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