SCENE vm
tfè, vous lie vouây tromperiez pas. Je suis sa confidente, et je puis vous affirmer qu^il en perd la tête. Il y a bien aussi de la vanité dans tout cela. Comme depuis un temps immémorial les comtesses de Bretignac ont toujours passé pour des modèles de perfection, il a à cœur de soutenir cette 'gloire de famille.
yiCTdRINÈ , sojiriant.
Quelle flatterie !
MADAME DE CRÉDICOURT.
C'est la vérité. Dans une grande partie de la Gascogne c'est encore un dicton reçu en parlant d'une femme qu'on veilt faire? valoir : « Elle a la grâce des dames de Bretignac. »
VIÇTORIWÈ.
Vous aimez donc beaucoup monsieur le comte, Madame^ que vous le défendez avec tant de ehaleur?
MADAME DE CRÉDICOURT.
. je ne le défends pas, il n'a pasi besoin d*(ftre défendu ; mais je vous vois- héâter, et cela me fait de la peine. Vous avez assez d'esprit pour qu'on puisse vous parler raison ; mettez-vous bien dans la tête que le mariage ne se compose qtie de deux choses , l'amour d'abord, ensuite l'estime. Eh bien ! qu'est-ce donc? Quand on aime un peu moins long-
iga LA BONNE MAMAN.
temps, on estime un peu pins vite, voilà tout. J ai estime M. de Crédicôùrt presque aussitôt mon mariage ; je ne m'en suis pas plus mal trouvée. vicToKiine.
Voici ma bonne maman avec M/dn Rosnay; ils vont me faire des questions. Rentrons au salon , Madame.
MADAMl»^ DE CRÉDlCOURT.
Rentrons au salon.
( Elle sort ft^fc YiotoHne après- avoir Mlué madame Carré et M. du Rosnay. )