SCENE XIV
M. DUFLOS^ SEUL, (ilpaf-court lelhéàlre.)
Elle s'en va ! Qu'estrce que cela veut dire ? Elle ne m^a donc pas compris? Que parle-t-elle d'humiliation? II est impossible de mettre plus de réserve
que je n'en ai iiii& Je m^eagageais à l'épouser sans être asstnné île- sa fortune; oa ne pent pas aneox ùire. Après tout y c'esl peut-être un service qu'elle me rend; je n'avais pas assez mûri cette iJée , et les résofaitioDS sabîteB pèdient toujours par qwel* que dieseu
SCEWE XV.
MADAjfE DTJTVAM, M. 0DFLOS.
MADAME d'tVAJIÎ,
Que s'est - il donc passé entre vous et Emma ? Elle est venue me retrouver avec une figure toute singulière; et, sur-la première question que je lui ai faite , elle s'est mise à rire comme une petite folle j sans que j'aie pu en tirer un seul mot. Je finirai par croire qu'il n'y a rien dans cette têtelà. Etes-vous au moins convenus de quelque chose ensemble?
M. DUFLOS
De rien.
JffADAHE o'rVARl.
De rien ! mais que pense«t-elle qu'elle deviendra si le colonel se refuse à tout arrangement?
M. DUFLOS
Elle vivra tranquille.
SCBNE XV. ^«7
MADAME d'yVARI-
Chez moi ! -
M. onrLos.
Apparemment. .
MADAME dVvÀRI.
C'est fort commiîde. Monsieur OaCLo^^ il faut absolument mettre les. fers au feu auprès de M. Sinclair. De quoi s'a^t^il? de piusuîu moins d'intérêts pour cette soidnie de qnaii^nite mille &»nds; car voilà tout/ ISUe aulti toujoûi^s Ae quoi, vivnr tranquille. Peds^.donc.quq je ne piiît pas fa% vouera tfaînercontiiiudlemehtuaejeu ne persoofie avec moi; je n'étais pas destinée à cela, puisque le ciel ne m'a pas donné d'enfant. Surtout, i^ne indolente qui ne &'émeut de rîen:^ qui ne sera bonniftà rieû. Et puis , elle vaudra ae maruâr.; elles veillent toutes se marier, ^om en ârt^Ik parié? , M. mjfw)s.
Peu.
, MAIXAME . tlrVAM.
Voua voyeai bien; elle y soia^^e déjà. Ai) l ju$^ dd I dans quelembapras me siiifi-je foui'i'ée?
a88 L'ORPHELINE.
SÇÉNE XVI.
MADAME DTfVARI, M. DUFLDS, mademoiselle MODESTE.
MADAME D^YARI, à mademoUtlteModeâte.
Qu'est-ce? -
MADEMOISELLE MODESTE
Madame, je viens vous prévenir qoe M. le colooet est arrivé. IL est monté dans une chambre , avéç Rousseau, peur quitter son habit de voyage, et ypus allet le voir paraître dans l'instant,
MADAME p^TVAKI.
Lui avez^vous parlé?
MADEMOISELLE: MODESTE
Oui, Madame, j ai eu cet bouneur-'là. C'est un ' beau brun, avec des moustaches lesplus JoUcfsdu monde, et qui a l'air excessivement gracieux,
MADAME d'yVARÏ.
Il a l'air gracieux. Entctidez-vous, monsieur
DuflOS? C'est toujours bon. (A mademôièelle Modeste.)
Vous a-t-ïl questionnée sur mademoiso^ Emma ?
MADEMOISELLE MODESTE
Je fe crois bien. Madame. Mais Rousseau, qui est hardi comme un page aujourd'hui , ne m'a pas laisse répondre, et je suis sûre qu'il va ennuyer