SCÈNE XVII
MADAME ly YVARI , M. . DUFLOS.
MADAME d'yVARI,
Nous aUoD3 donc nous trouver en face de ce terrible adversaire. Il a la prétention d'être gracieux;, cela me donne de l'espoir. J'aime assez en affaires les gens qui se piquent de politesse et de belles manières ; oï\ en tire toujours meilleur parti. Lui parlerez-vous d'abord tout seul? lui parlerons-nous tous les deux? ou fautai qu'Emma soit présente à ce premier entretien?
M. DOFLOS.
J'aimerais mieux être quelques instans tête à tête avec lui.
MADA^TE d'tVARI.
Conune vous voudrez j monsieur Duflos. Au fond, c'est peut-être mieux ; mai3 convenons bien de nos faits. U ne s'agit plus de refuser quelques qualités à Emma; il faut qu'elle, les ait toutes, la montrer environnée d'un intérêt général, cela lui imposera; parler beaucoup de l'attachement extraordinaire que le vieil oncle avait pour elle, me peindre comme lui continuant les mêmes senti-
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mena et prête à iàire tous les sacrifices pour «ou« tenir les droits de inon enfant d'^bdoption. Il a dû prendre des renseiguemens 3ur moi depi^is que je lui ai écrit au nom d'Emma; et je compte qu'il fera quelques réflexions avant d^ntrer en lice av^ une personne extrêmement bonne , . m^\i- infati-» gable pour la réussite de ce qu'elle s'est mis dans la tête. V
M. DUFLOS
C'est à peu. près cela que je voulais lui, dire.
iWA0AME d'yVARI. V
Ajoutez que sur cinq procès que-j ai eus, je n'en ai perdu qu'un . .
^ M. DUFLOS
Nous verrons si c'est nécessaire. .
MADAME d'tvARI.
Que j'ai des connaissances partout, et que la justice ne me refuse presque rien.
M* DUFLOS
Peut-être ne serons-nous pas obligés daller jusque-là. \
MADAME d'yvARI.
Ce scmt des préliminaire! qui ne nui^iit jamelis, monsieur Duflos. > ' «
M. DUFLOS
S'il est aussi gracieux qu'^n ïe dit, il ne: faut
pourtant pas lui inspirer le désir de résister.
MADAME p'xVABt.
Vous ayez raison, vous avez raison. J'avais oublié qu'il se piquait d'être gracieux. Mais vous verrez bien vite jusqu'où va sa gracieuseté, et dans le- cas oii ce ne serait que des grimaces...
M. DUFLOS
Soyez sans inquiétude.
• MAbAME d'yVARI.
Je ne yeux ni ne puis garder Emma indéfiniment; il faut donc qu'elle ait les moyens de s'établir, et ces moyens-là, il n'y a que rèxécutioo du testament qui puisse les lui donner-; donc il faut que le testament s'exécute. • •