ACTE n, SCENE I
vaux 9 un cuisinier qui fasse mieux lacuisine^ une gouvernante enfin ^ui sache mieux gouverner que taus ceux que vous trouverez ici.
LE CphOTXVL.
Pas de mauvaises plaiâ(anteries. Commeat parlent-ils de mademoiselle Emma ? Ils doivent bien la regretter s'ils pensent tous comme ce garçon que j'ai vu tantôt ^ et qui me paraît un excellent sujet.
Ah ! mon colonel , n'eût-elle qu.e le mërite d'avoir établi l'ordre qui règne dans cette maison^ je ne connaîtrais pas de femme qu'on put lui comparer.
LE COLONEL
Il y a donc beaucoup d'ordre ?
BEici.
C'est admirable. Et un ton de douceur entre eux dont on sent bien qu'ils ont l'habitude et qu'ils ne jouaient pas à cause de moi. Pas un mot, pas une brusquerie.... Je n'avais pas idée de cela.
LE COLONEL
Je ne s^is pas si tu éprouves la même chose que moi ; mais il me semble qu'on respire ici un air de bonheur. T^ dîner m'a paru excellent. La conversation n'était pas bien vive ; cli bien ! j'y prenais.
agS L'ORPHELINE,
beaucoup d'intérêt. Cette jeune personne qui faisait les honneurs de ma table aveè tant de grâce et de timidité y le crîifiraiis^tu ? cela m'enchantait. Il est sûr qu'une maîtresse âe maison est bien plus indispensable à la campagne qu'à t'arts. ( Reoé sojiu-it.) Tu ris comme un imbécille; ce n'est pas cela que je veux dire. - ^
RENE
Pourquoi monsieur votre oncle , qui désirait tant de vous voir marié , ne vous donnait-il pas sa terre un peu plus tôt ? Cela lui aurait épargné bien des lettres.
LE ÇOLOW1EL.
Mon oncle ! mon oncle ne savait pas ce qu'il voulait ; ses désirs étaient toujours des menaces. As-tu. remarqué la peine qu'elle . se donnait pour me voir sans me regarder?
RENÉ
Qiii , Monsieur ? ' ,
LE COLONEL , avec humeur,
La baronne , apparemment ? ' "^