‹ Nouveaux proverbes dramatiquesChapitre 238 sur 248 · SCENE X. 4o · texte numérisé non relu

SCENE X. 4o

même. Soir cocher m'a ^it que plus de vingt fois , à Paris , il s'était expliqué sur ce qu'oa embrouillait les affaires.

Cera&d.

Il est certain que si c'est à Paris comme c'est ici, si leur curé se mêlé de ce qui ne le regarde pas ; s'il leur change leur place de marche sans seulement vouloir leur dire où ils le tiendront ; s'il leur vend tout ce qu'il leur vend aussi cher que le nôtre nous le vend , quand il est payé pour - le donner pour rien...*

CAMtJS.

Si on leur jette leur chapeau par terre ^ faute de saluer leurs comtes où leurs comtesses ; car ils ^ doivent en avoir aussi chez eux, je suppose.*..

MAÎTRE FEUILLET

Tiens ! s'ils en ont ! C'est là qu'on les fait,

GÉRÂRiy.

Faut être juste ; la moutarde finit par monter au nez.

MAÎTRE EEUILLET.

Et le percepteuf donc que vous oubliez ; un percepteur tourmentant qui fait des frais pour la moindre chose qu'on retarde. Dans un pays oii il y a autant de monde, on se plaint d'abord ben gentiment , tout doucement, les uns aux autres; mais ,

4o6 LE COMITÉ DIRECTEUR.

dam! on sent bien que . si J'occâision venait on se

plaindrait plus fort.

LA MÈRE BELLAIS.

• A qui se plain^rait-on ? vlà c^e que je demande.

MAITK fi FEUILLET, embarrassé.

A qui se plaindrait-on?... a qui se plaindrait-on ?

LA MÈRE KELLAIS.

Oui y à qui peut-on demander justice ?

MAÎTI^E EEUILLET.

Je ne pourrais pas le dire positivement. Tout ça s*entend. Le curé s*en tend avec le maire,, le maire avec le sous -préfet , le sous -préfet avec le préfçt, le préfet... je ne sais pas > avec ceux qui le paient. Y a ben le juge de paix; mais ça coûte.

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