‹ Nouveaux proverbes dramatiquesChapitre 24 sur 248 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LOUISE, ensuite RAYMOND.

LOUISE

Il aura beau rendre ma tante dévote , il ne la rendra jamais méchante; voilà ce qui me rassure. ( A Raymond, qui entce. ) Si VOUS éussiez attendu quelques jours de plus, Raymond, vous ne nous au*riez pas mis dans un auçsi grand embarras. Il n'y a pas trois semaines que vous êtes venu.

RAYMOND

Vous comptez bien , mademoiselle Louise ; effectivement, il n'y a pas trois semaines.

LOUISE

Je ne croyais pas qu'on kUsât courir ainsi les séminaristes.

. RATHOITD.

Je ne cours pas ; je reviens dans Tendroit où je suis né.

LOUISE

Mon Dieu , Raymond , c'est à. cause de M. S'il tsunt ce que je vous dis.

RAYMOND , la regardant avec expressien^.

Ah ! mademoiselle Louise , si je pouvais vous parler à cœur ouvert !

LomsE.

Qu'avez - vous , Raymond?. Raissez donc les yeux. Je ne suis pas accoutumée à ce que vous me regardiez ainsi. ,

RATMONB.

Vous ne m'avez jamais aîmé^ n'estai pas vrai ?

LOUISE

Pouvez* vous ({ire cela, Raymond? Quand ma tante vous a eu, pour ainsrdire^ adopté , personne^ à Gotip sûr 9 ki''çn a été plifô contente que moi | mais l'âge est venu, vous êtes entré au séminaire ; il est tout simple que je sois plus sérieuse.

RAYMOND

Je ne suis point ingrat , Mademoiselle ; je suis

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