‹ Nouveaux proverbes dramatiquesChapitre 33 sur 248 · RAYMOND, NANETTE · texte numérisé non relu

RAYMOND, NANETTE

NANBTTR.

Vous ne voulez donc plus être notre curé, monsieur Raymond? Madame dit que vous seirtez en vous quelque chose qui s'y oppose.

EÂTBIOND, riant.

Quoi ! tu sais déjà cela ?

NANETTE

Qu*est-ce que c'est donc?

RAYMOUD*. •

Pauvre petite Nanette !

NAVETTE

Voyez un peu ; vous m'aviez si bien promis que* }e serais vo^re servante. J'arrangeais déjà tout le presbytère à ma fantaisie. On vient d'acheter le clos du .père Guillaume pour agrandir le jardin ; la fabrique a fait bfoiser et peindre toute la salle basse en si belle couleur jaune^ qu'on dirait d'un* paradis; et pis bernique.

RAYMOICD.

Cela m'aurait rendu trop fier.

NAPTETTE.

Quand je pense que moi , qui n'aime pas la scr-^

56 IJÎ SÉMINARISTE.

vante de notre curé, j'avais pourtant pris sur moi d'aller la voir de teinps en temps pour apprendre, sans qu'elle s'en doutât, à blanchir les aubes, les surplis; à apprêter les rabats et le linge d'autel : à quoi ça me servirà-t-il?

RA.TMO]y]>.

A être servante d'un cure.

- SrÀîf ETTiS.

Ne badinez donc pas, monsieur Raymond; il n'y a que vous au monde pour qui j'aurais pu me décider à quitter madame , et ça , parce que je vous connais. Est-ce que je connais les autres curés ? Est-ce que je me soucie de les connaître ? Comment pouvez-vous donc renoncer k un si bel état , surtout depuis que madame a donné à l'église des. o^nemens comme ceux qu'elle a donnés? Je vous vojfaiâ; déjà là* dedans; je ne, disais rien à personhe : je gardais ça pour moi ; mats je pensais quelquefois, en me carrant :, c.Ahl que M. Raymond aura ben'utie autre tournure que tootre curé actue](y lut qui. est si beau ; qui se tient si droit , qui a une démarche si dégagée \ p

RATMOIiD.,

Voilà ce que tu pensais ?

DTAÏiETTE.

Et heu d'autres choses encore. Je ne suis pas

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