NOTIONS PRÉLIMINAIRES. X
pour un golfe de l'Océan Hyperboréen, et la croyaient beaucoup plus étendue de l’O. à l'E. que du N. au S.. La partie S.-E., qui baignait la côte du pays nommé autrefois Il yrcanie, prenait quelquefois le nom de mer d’H yrcanie.
Nous dirons ici quelques mots de la péche à la baleine, qui, dans ‘“‘ le moyen-ûge, a valu tant de richesses à la l'rance, et qui, pendant “les XVIIe et XVIIIe siècles, a rapporté d'immenses trésors aux ‘© Hollandais et à d’autres peuples maritimes. (C’est à présent dans ‘ les mers du Spitzberg, sur les côtes du Brésil, dans les parages du ‘“ cap Torn, dans ceux (lu Nouveau-Shetland et jusque dans les “ mers du Japon et de Béhring que les pêcheurs anglais et angloà 1 & américains vont les poursuivre. Ces deux nations sont, avec les ‘ marins des villes Hanséatiques et ceux du Holstein, les seules qui “ aujourd’hui fassent en grand cette pèche.”— Balbi.
Ces périlleuses entreprises sont devenues dans les États-Unis d’une imj'ortance nationale. |
La pêche à la baleine que font les navires américains, produit chaque année plusieurs centaines de mille barils d'huile, valant dix ou «louze millions de piastres, outre l’huile de loup-marin, ct les fourrures de mer abondantes rapportées des contrées antarctiques.
I y a plusieurs espèces de baleines, mais celles dont la pêche est la plus profitable sont: 1o. la b:leine franche, ou noire, ou du Groënland, longue de 60 à 70 pieds, et en mesurant 30 à 40 autour du ventre, elle fournit jusqu’à 30 tonnes ou la moitié de son poids d'huile, et plus d’un tonneau (le cette substance élastique connue sous le nom de baleine—sa gueule ouverte peut recevoir une chaloupe toute montée d'hommes, mais son gosier n’est pas plus grand que celui d’un bœuf ordinaire—elle habite surtout les mers du nord et l'Atlantique. 20. Le cachalot, ou baleine au spermacéti, longue de 70 à 80 pieds, sans baleines, qui fréquente surtout les mers tropi- Caleset australes— c’est de sa tête énorme qu’on retire le spermacéti ; le reste du corps fournit l'huile dite de spermacéti — elle se nourrit de grands poissons, et peut avaler un homme......
Les vaisseaux baleiniers sont de 300 à 400 tonneaux, fortement bâtis, pour résister aux glaces... leurs équipages sont de 40 à 50 hommes, leurs chaloupes, au nombre de 6 ou 7, se meuvent avec facilité et une grande vitesse..,,.........
: ‘ La plus grande marque du pouvoir de l'homme est sans doute h ‘ celui qu'il obtient sur la baleine. Quand on considère que les M ‘plus puissants des animaux viennent expirer aux pieds d’un =‘ pêcheur basque ou hollandais ; qu'une poignée de misérables ma-
zn NOTIONS PRÉLIMINAIRES.
‘ telots met en fuite des miliers de cétacés; que ni leur force pro- “ digieuse, et leur natation rapide, ni le froid, ni les tem:êtes de ‘ l'Océan ot les glaces des pôles ne peuvent les soustraire à la main ‘“ de l’homme, il est, sans contredit, le roi de la terre et l’empire lui ‘a été donné sur tout ce qui existe..,,,, ..,00.
(Dominare piscibus\maris, etc.) £. 4 ,!
‘ Le redoutable Aarpon lancé [aujourd’hui le plus souvent à l’aide & d'un mousquet], la baleine plonge jusqu’à une profondeur de 700 ‘* À 800 brasses et avec une telle rapidité que si on n’a pas soin «“ de larguer la ligne, on chavire en un instant. Elle remonte au “ bout d’une demi-heure, pour respirer et rendre du sang. Alors on “retire le câble; les autres chaloupes s'approchent de l'animal, ‘ pour harponner de nouveau ; on l'entoure, la lance en main, on la “ perce de coups. La baleine entre en fureur, se roule, nage en divers sens, fait rejaillir l'eau en épais brouillard ; les coups de sa ‘ queue font uu fracas horrible, brisent quelquefois les nacelles en ‘“ mille éclats ; des hommes sont souvent noyés, écrasés ; la baleine ‘“ pousse des mugissements effroyables, elle rejette l’ondo salée et “ sanglante. Les hourras des assaillants, le bruit de la mer, la rage ‘“ de la baleine, le sang qu’elle vomit par gros lorrents....lécume “ dont l'air est rémpli, les clameurs des oiseaux marins, qui viennent ‘“ disputer aux pêcheurs leur proie, font une scène d'horreur et de ‘ mort digne de ces climats couverts de glaces éternelles. Bientôt # l'animal s'épuise, il languit, il pousse son dernier soupir en inon- ‘“ dant les chaloupes et ïes pêcheurs de flots ensanglantés et “fumants:,s.,2.. 7
l’aide e 700 soin te au rs on imal, on la ge en de sa les en aleine lée et à rage cume nnent et de ientôt inonés et
» proportionnée à son étendue, elle aurait 400 millions d’habitants.
1. L'AMÉRIQUE est un vaste continent borné, au nord, par l'Océan Glacial Arctique; à l’est, par la baie de Baffin et l'Atlantique; au sud, par ” détroit de Magellan; à l’ouest par l'Océan Pacifique. Sa plus grande longueur est d'environ 3,200 lieues, et sa plus grande largeur de 1,300 ; sa superficie embrasse à peu près les trois dixièmes des terres connues (x).
2. Il paraît certain que dès le bme siècle de notre ère, l’Amérique était connue des Chinois sous le nom de Zou-Sang. Quatre siècles, plus tard, les Scandinaves, en errant sur les mers d'Islande, touchèrent pour la première fois au Groënland (ou terre verte), Des Islandais, portant au sud-ouest du Groënland leurs courses aventureuses, découvrirent des terres nouvelles, auxquelles ils donnèrent les noms de Helluland, de Markland, de Vinland, c-à-d. terre de pierre, terre à bois, terre à vin, et qui sont très-probablement Terreneuve, la Nouvelle-Écosse et le Massachussets ou le Rhode Island, Des colons vinrent s'établir dans le Vinland; mais ils périrent par suile des divisions intestines, ou des guerres avec les Skrelings ou aborigènes,
Dès l’an 982 de l'ère chrétienne, quelques Norvègiens, natifs d'Islande (b), allèrent se tixer dans la partie Orientale du Groënland, appelée le Vievx-Groënland, pour la distinguer de la partie occidentale, établie plus tard par les Danois, et nommée le Mouveau Groénland. Mais, dans le quatorzième siècle les hostilités des Skrelings, l'augmentation des glaces et les ravages de la mort noire rent
” interrompre loute communication entre eux et leur patrie : ce ne
fut que cinq siècles après, en 1831, qu'une expédition, partie de Copeuhague, et traversant le Groënlaud de l’ouest à l’est, pénétra jusqu’au lieu de l’ancienne colonie, L'expédition y trouva les descendants des premiers colons; leur religion était le christianisme que leurs ancêtres y avaient porté avec eux ; leur langue était celle des Norvégiens du 10e, siècle. 2 Lai pr Le
Malgré les déconvertes des peuples scandinaves, on peut dire que l'existence du Nouveau-Monde était inconnue aux habitants de
(a) En supposant à l’Amérique une part dans la population du globe
@ Ustte île, inconnue aux anciens, fut découverte par des Norvégiens en
l'Europe, lorsque le célèbre navigateur génois, Christophe Colomb, y aborda en 1492. Ce grand homme s'était convaincu que, la terre étant un globe, s’il dirigeait sa route constamment vers l’ouest, en partant de l'Europe, il devait ou rencontrer de nouvelles terres,qu'il désignait d'avance sous le nom d’Zades-Occidentales, ou arriver aux côtes orientales de l’Asie, comprises alors sous le nom assez vague d'Indes-Orientales. Colomb proposa successivement son projet «aux Génois, ses concitoyens, à Henri VII, roi d'Angleterre, à Jean II, roi de Portugal, à Ferdinand 11, roi d’Espagne et d'Aragon ; mais aucune de ces puissances ne voulut lui accorder les secours nécessaires pour faire le voyage. Il allait donc y renoncer, lorsque la reine Isabelle, épouse de Ferdinand F1, lui procura trois méchants vaisseaux et une partie de l'argent qu’il demandait. 11 s’'embarqua au port de Palos en Andalousie, le 3 août 1492, avec les titres d'amiral et de vice-roi de tous les pays qu'il pourrait découvrir. Après deux mois de navigation, son équipage se mutina, et résolut de le précipiter dans la mer, à moins qu'il ne consentit à revenir sur ses pas. Colomb leur promit d'abandonner son entreprise si dans trois jours ils n’apercevaient point de terre, Heureusement, la même nuit ils arrivèrent devant l'ile Sin-Salvador, ou Saint-Sauveur, ainsi nommée par Colomb, parceque cette découverte lui avait sauvé la vie. Quelques jours plus tard, ils virent les îles de Cuba et d'Haïti, ou Saint-Domingue ; ensuite Colomb se hâta de retourner à la cour d'Espagne et de rendre compte de ses succès. Ilfit trois autres voyages, dans lesquels il découvrit beaucoup d’autres îles, et enfin une partie du continent, qu'il appela T'erre-F'erme, maintenant la Colombie. N
Ce fut néanmoins un marchand de Florence, nommé Américo Vespucci, qui eu! l'honneur de donner son nom au Nouveau-Monde, l'ayant visité plusieurs années après que le navigateur g‘nois l’eut découvert, et en ayant publié les premières cartes géographiques. (a)
3 On ne sait pas en quel temps l'Amérique fut d'abord peuplée, il paraitaRkin #nes premiers habitants vinrent du nord-est de l'Asie ”Le détroit de Béhring, qui gèle chaque hiver, la chaîne des iles Aléoutiennes, qui forment entre les deux mondes un pont presque continu, ont dû fournir la première ronte aux émigrations de l’ancien continent vers le nouveau, C’est ce que prouve la tradition à peu près commune des peuples du Nouveau-Monde. Les études ethnographiques apportent le même témoignage. En effet, les tribus américaines présentent dans leur aspect physique, dans leurs connaissances, leurs mœurs et leurs usages, des similitudes frappantes avec les Mongols ou Tartares d'Asie. (b)
(&) Américo Vespucci fit partie du premier voyage de Colomb en Amérique. (1492) Cinq ans plus tard, en 1497, il reçut du roi d’Espagne la mission de poursuivre les découvertes du Nouveau-Monde. Le navigateur florentin eut la gloire de connaître et d'explorer, une année avant Colomb, le continent américain.
() “IT est constunt que toutes les nations américaines, à l’exception dea Esquimaux. se ressemblent par la conformité du crâne, par la couleur de la peau, par l’extrême rareté de la barbe, et par des cheveux rares, forts
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4, L'Amérique s'étend presque d'un pôle à l’autre : elle doit done offrir une variété infinie d’aspects, de climats et de productions. Au nord, on voit un océan toujours couvert de glaces, deux baies immenses, ct plusieurs lacs qui mériteraient le nom de mers ; à l’ouest est une chaîne de montagnes qui traversent le continent depuis la Terre de Feu jusque sous le cerele polaire arctique ; au milieu. est l’isthme de Panama, qui joint l'Amérique Septentrionale à l'Amérique Méridionale ; près de cet isthme est l'archipel des Antilles composé d'une multitude d’iles très-importantes par leur commerce avec toutes les nations civilisées ; au sud se présentent des montagnes d’une hauteur étonnante, une longue suite de volcans toujours en activité, des contrées toujours inondées de pluies ou brûlées par les ardeurs d’un soleil vertical, riches d'ailleurs en métaux, en pierres précieuses, et en productions végétales de toutes les espèces. “Quatre fleuves superbes,sortis de la même région,arrosent » à grande péninsule du nord, en coulant vers les quatre points cardinaux ; trois autre:, dont l’un est le plus grand de la terre, situé dans la péninsule du sud, portent leurs eaux vers l'Océan Atlantique.
On trouve en Amérique la plupart des productions de l’Ancien-Monde, et de plus un grand nombre de plantes, de quadrupèdes, d'oiseaux et de reptiles indigènes ; des mines d'or et d'argent inépuisables ; le mercure, le cuivre, le plomb, 1e fer, le charbon, le sel-cemme, les pierres précieuses, le marbre,et beau oyp d'antyos substances minérales et médicinales à LA aT Dh Me 10 DE es richesses inétalliques et minérales de l'Amérique sont sans rifales, Les pays actuellement réputés les plus riches sont les A suivants : En diamants, le Brésil ; en d’autres pierres précieuses, le Brésil, la Colombie, le Chili, le Pérou, la Bolivie, les États-Unis, VAmérique Centrale ; en or,les États-Unis et la Colombie anglaise ; en argent, le Mexique, le Pérou, le Chili, les États-Unis, l'Amérique
lisses. La race américaine a donc des rapports très-sensibles avec la race mongole, qui occupe le plateau centril de l’Asie.......,...,
‘ A l’égard de la souche de la civilisation, M. de Humboldt a démontré plus complètement et plus solidement que personne avant lui, que l’Amérique a reçu de l'Asie, du moins en très-grande partie, sa civilisation, ses
lois, ses croyances religiouses, ses arts et ses notions astronomiques.
à ‘ Les institutions monastiques des Américains, le choix des symboles
à religieux, les traditions relatives à ia cosmogonie ou à l’origine du monde, les figures qui dans le calendrier mexicain marquaient les divisions de
l’année, tout nous rappelle l'Asie et spécialement le Thibet....”—Maite. LE Drun, Annales des Voyages.
4 AMÉRIQUA.
Centrale ; en étain et en mercure, le Pérou, le Mexique, en plomb, les États-Unis, le Mexique; en fer, les États-Unis, le Mexique, e Brésil, le Canada, la Colombie, l Amérique Centrale, etc.
Au commencement du 19e siècle, l'Amérique fournissait chaque anne 58,000 marcs d'or et 3,250,000 marcs d'argent (le marc vaut 8 onces). In 1839, on n'estimait plus ce produit qu'à 34,000 marces d'or, et à 830,000 marcs d'argent. Les colonies espagnoles et portugaises (d'Amérique) ,en 311 années ont fourni 3,625,000 marcs d'or et 512,700,000 marcs d'argent: ce dernier chiffre équivaut à une sphtre d'argent de 85 pieds de diamètre! Depuis 1848, la Californie donne chaque année une quantité considérable d'or,
La production annuelle de l'argent, en Amérique, s'élèverait à 42,000,000 piastres.
5. POPULATION.—La population totale de l'Amérique et des îles qui en dépendent peut être estimée à 105 millions; dont 75 millions de blancs, 6 miilions d’indiens, 9 millions de nègres et 15 millions de races mixtes. Il y a environ … 595 millions de catholiques, 47 millions de protestants, et à peu près 3 millions de fétichistes, juifs et autres.
6. RACES AMÉRICAINES.—Les peuples indigènes de l'Amérique appartiennent au type jaune. Ils peuvent se partager en sept groupes principaux :
I. Les Esquimaux, les Tchouktclis, les Goloutchs, les Aléoutes, etc, qui habitent les parties septentrionales de l'Amérique Ils ressemblent beaucoup aux Samoyèdes, aux Yakoutes et aux Kantchadales de la Sibérie. |
Il. Les peaux-rouges, seuls indiens dont la peau soit rouge ou plus exactement cuivrée, autrefois répandus dans la plus grande partie del Amérique du Nord, maintenant resserrés de toutes parts par l'invasion des races européennes, et destinés à ‘s’éleindre. Les principales subdivisions de ce groupe sont: 1o. Les rgèuois et les Hurons, débris de deux nations autrefois célèbres, Ils habitent la province de Québec, à l'exception d'une fraction iroquoise qu'on trouve dans l'État de New-York. 20. Les Algonquins, les Montagnais, les Micmacs, les Abénaquis, etc., dans la Puissance du Canada | Voir Nos. 49 et 61). 30. Les Chippeways ou Ojibbeways (Chippaouais), les Assiniboines, les Miniianes, les Dacotas ou Sioux, les Pieds-Noirs, les Téêtes-Plates, les Pends-d'Oreilles, les Nez-Percés, etc., dans le N.-0. des Etats-Unis, entre les grands lacs et le haut Mississippi et le Pacifique; les Chérokis, les Creeks (Cris) & les Choctas, dans le territoire Indien ; les Kioways et les Comanches dans le Texas. E
III. Les Californiens (Californie et Orégon) peuples presque noirs, 4
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AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE, b
qui semblent provenir du mélange de tribus mongoles et de nègres océaniens.
IV. Les Mexicains, de couleur jaune olivâtre, remarquables par la nation des Aztèques, les anciens maîtres du Mexique, aujourd hui chrétiens et à demi-eivilisés. Les autres tribus sont les Apaches, féroces et pillurds, les Pimas, les Yaquis, les Moquis, les Coras, les Tarascas, etc.
V,. Les Ando-Péruviens, qui habitent les parties occidentales de
» 4 | À l'Amérique du Sud,et comprennent : les Incas ou Quichuas, les Aymaras, les Aucas ou Araucanos, etc.
VI. Les Brésilio Guaraniens, qui peuplent tout le triangle comris entre le lac Maracaïbo, l'embouchure de la Plata, et le Cap Baint-Roque. Ils se divisent en trois grandes fractions : les Guaanis, les Botocoudos, les Caraïbes.
VII. Le rameau Pampéen. 11 habite les plaines ou pampas qui ’étendent au pied des terrasses orientales des Andes, et dans les parties orientales de la Bolivie, de la République Argentine, de la Patagonie, Les principales tribus sont : les Patagons, les Puelches, Piles Abipones, les Topas.
7. Races étrangères. —Les nations étrangères au continent, les plus nombreuses sont: les Anglais, les Espagnols, les Africains Nègres importés d'Afrique), les Portugais, les Irlandais,les Écossais, Mes Allemands et les Français ; viennent ensuite les Belges, les Holandais, Danois, les Suédois.
Les Anglais deminent dans l'Amérique du Nord; les Espagnols t les Portugais dans l’ Amérique du Sud.
| 8. Races métisses.—Le mélange des races européennes et des fricains avec les Indiens ont produit des sous-ruces, ou races nétisses variées.
Les métis issus des Espagnols et des portugais portent les noms e Mestizos, de Choloset de Mamelukos. Les mulätres sont nés de jarents dont l'un est blanc, et l'autre nègre. Les métis issus des Nègres et des Indiens portent les noms de Zambas, Lovos, Aripcos, ete... A
we AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE.
D 9. L'Amérique septentrionale est bornée au nord par la mer Glaciale ; à l'est, par la baie de Baffin et l'océan Atlantique ; au sud, par l'isthme de Panama; à l'ouest, Évar l’oséan Pacifique.
Sa plus grande longueur est de 3,000 milles et sa super-
cie est de 900,000 carrés.
Sr
10. Baies et golfes : Au nord et au nord-est les colfes du Couronnement, de Boothia, de Welcome ; à l’est, les baies de Baffin, d'Hudson, James, de Mosquito, Ungava, le Golfe Saint-Laurent, la Baie des Chaleurs, de Fundy, de Delaware, de Chesapeake, le golfe du Mexique, la baie de Campèche, de Honduras, de Guatemala; à l’ouest, le golfe de Téhuantépec, de Californie, (ou mer Vermeille), la baie San Francisco, le golfe de Georgie, la baie de Bristol.
11. Détroits: Celui de Béhring. entre l'Asie ct l’Amérique; ceux de Banks, de Melville, du Prince de Galles, de Borrow, de Lancaster, de Jones, entre la Baie de Baffin et POcéan Arctique ; celui de Davis, entre la baie de Baffin et l'Atlantique ; les détroits de Cumberland, de Frobisher de d'Hudson, entre la même baie et celle d'Hudson; le détroit de Belle-Ile, entre la côte du Labrador et l'île de Terre-Neuve; le nouveau canal de Bahama, entre les ileset les bancs de sable de ce nom et la côte orientale de la Floride, etc. . «.
Îles et presqu'iles: Nous donnerons au No. 156 et suivants la description des principalesiles. Il y a plusieurs grandes presqu'iles : ce sont la péninsule de Melville, le Labrador, la Nouvelle-Écosse, la Floride, le Yucatan, la Californie, péninsule d’Alaska, etc, (a)
12. Les principales montagnes de l'Amérique septentrionale appartiennent à deux grandes chaînes : 1o. celle de l'ouest; ou Hissouri-Mrxicaine, qui est la continuation des Andes, et dont le prolongement vers le nord forme ies Montagnes Rocheuses (liocky Mountains\ ; 20. celle de l’est, ou les monts Apalaches (Alleganys), qui, sous divers noms, s'étendent depuisla Floride jusqu’au golfe Saint-Laurent; à la première chaine se rattachent les montagnes de la Californie et celles des Cascades, situées le long de la côte du Pacifique; la seconde se partage en plusieurs groupes parallèles, dont les plus remarquables sont les montagnes B/eues et les montagnes Vertes: on pourrait y rapporter les points les plus élevés des Antilles, de Terre-Neuve, du Labrador, et les hauteurs qui séparent le bassin du Saint-Laurent de celui de la baie d'Hudson.
Volcans : Ils sont en grand nombre; les plus terribles sont ceux du Guatomala, du Mexique, et le volcan de
(a) Nous continuons d’omettre les caps, qui sont en nombre infini, et qu’on peut facilement reconnaître sur toutes les bonnes cartes,
es golfes du les baies de ya, le Golfe y, de Delaaie de Camle golfe de le), la baie ristol.
e ct l’Amée Galles, de le Baffin et e de Baffin > Frobisher Hudson ; le et l’île de re les îleset > de la Flo-
; suivants la s presqu'iles :
velle-Écosse, a, etc. (a) que septenlo. celle de uation des ne jes Monde l’est, ou Ivers noms, t-Laurent ; de la Calila côte du pes parales Bleues les points Labrador, aurent de
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