D'après les délimitations fixées par le traité de
de la croix, Berlin et en comprenant les provinecs cédées virtuellement hef-d'œuvre à l'Autriche-Hongrie, la Turquie d'Europe est maintenant ler les bisili. bornée au nord-ouest ct au nord par le Monténégro, l’Aue Saint-Lau. triche-Hongrie, la Serbie, la Roumanie ct la Russie; à bibliothèque, l’est, par la mer Noire et le détroit de Constantinople ; au
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rs écoles des ibliothèques de peinture rs, de draps, parfums, de etc, ellæ), place
sud, par la mer de Marmara, le détroit des Dardanelles, l’Archipel et la Grèce; à l’ouest par la Méditerranée et l’Adriatique. Son étendue se trouve ainsi de 115.289 milles carrés, aveo une population totale de 8,631,000
habitants,
Le traité de Berlin stipule que la Bulgarie et la Roumélie Orientale, tout en étant sous la suzeraineté du sultan auront chacune un gouvernement distinct, ces provinces sont érigées en principautés semi-indépendantes ; la Bosnie, l'Herzégovine et Novi-Bazar passent virtuellement à l’Autriche-Hongrie, qui les occupe et les ad-
og sa ministre ; la Roumanie, la Serbie et le Monténégro, sont reconnus af! A , . LA | a états indépendants.
un6 L L1 L] LA LA L1 de pittores- 534. Les divisions civiles de la Turquie comprennent au-
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de l'Eglise ; de sujets,
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jourd’hui deux provinees, l’Albanie, qui répond à l’ancienne [lyrie et à l’Epire, la Roumélie, qui comprend les anciens pays de la Thrace, la Macédoine, la Thessalie et une partie de la Grèce,
Divisions civules : La Turquie est divisée civilement en 4 éyalels ou gouvernements géntraux, lesquels se subdlivisent en {vus ou provinces Les éyalets sont administrés chacun par un vali ou gouverneur, et leslivas par un Kaïmakan ou lieutenant-gouver-
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La, Bulgarie et la Roumélie orientale sont des provinces tributaires gouvernées par des princes feudataires du Sultan.
535. Montagnes, eto : La chuîne de l'Hémus ou des monts Balkans, qui est une continuation des Alpes, traverse la Turquie depuis la Croatie jusqu'aux bords de la mer Noire ; elle se rattache aux montagnes de la Transylvanie ; vers le milicu de cette chaîne s’en élève une seconde, qui, s'étendant au sud, donne naissance à toutes les montagnes de la Grèce propre et de l’Archipel, telles que l’Olympe, le Pinde, le Parnasse, l’Athos, ete. En général, si l’on excepte la partie du nord, qui renferme de vastes plaines, le sol de la Turquic d'Europe est très montagneux. Les rivières sont le Danube et ses affluents; la Maritza et le Vardar, qui se jettent dans l’Archipel; le Drin, qui se jette dans l’Adriatique, etc.
Les côtes sont entrecoupées de baies, de golfes et de détroits offrant mille facilités à la navigation et au commerce, et que les Turcs uégligent de mettre à profit.
Lacs : Le lac Rassein, près des bouches du Danube, le plus grand lac de la Turquie ; le lac Scutari, au sud du Monténégro; le lac Takhinos, qui se décharge par le Strouma ou le Grand-Karasou, dans le golfe d'Orfano.
536. Climat et productions : Le climat est doux, quoiqu’il y ait quelquefois en Moldavie des froids de 20 degrés. Les productions de la Turquie d'Europe, aussi riche qu'elle est mal cultivée... ”t toutes celles de l’Italie sous les mêmes latitudes, mais l'olivier et l’oranger ne prospèrent, au nord du 40e parallèle, que dans les parties basses et sur les côtes maritimes.
Le tabac et le coton sont les principales productions de la Macédoine et du nord de la Grèce, La vigne est cultivée partout; les arbres fruitiers abondent dans la vallée du Danube, Il y a d'importantes salines, des mines de fer et de cuivre; celles d'or et d'argent ne sont point exploitées. On élève en Turquie beaucoup de chevaux, de bœufs, de moutons, de chèvres et d’abeilles. Les ânes et les mulets ne sont guère moins beaux ici qu’en Italie.
La Valachie produit une cire verte, ouvrage d’une espèce d’abeilles ordinaires ; les bougies qu'on fait de cette cire exhalent, en brûlant, un parfum des plus agréables,
537. Commerce : Soie, céréales, vins, laines, coton; or, argent, pierres précieuses, qui viennent de l'Asie; cire, miel, maroquins, tapis, mousselines, crèpes, gazes, étoffes de soie et de coton, armes blanches, armes à feu, cuivre, pelleteries, crin de chameau, drogues, épiceries, etc., etc.
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TURQUIE D'EUROPE. 207 L'industris et le commerce intérieur de ln Turquie sont presque exclusivement entre les mains des Grecs, des Arméniens et des Juifs. Le commerce extérieur se fait le plus souvent sur des vaisseaux étrangers,
538. Capitale, CONSTANTINOPLE, que les Tures appellent Stamboul, élevée sur l'emplacement de l’ancienne Byzance, par Constantin, qui lui donna son nom et y transporta, vers l'an 330, le siège de l'empire romain. Cette ville, dont on ne peut se lasser d'admirer le site et les environs, ocoupe un promontoire triangulaire partagé en 7 collines; sa circonférence est de 9,800 toises; son vaste et magnifique port offre un asile sûr à plus de 1,200 vaisseaux, Population, environ 700,000 habitants.
Ceux qui ne sont point musulmans, ou mahométans, ne peuvent habiter la ville. Les Francs (Européens) résident dans le faubourg dé Péra. Celui de Calata est le quartier des commerçants. Les édifices les plus remarquables sont l’église de Sainte-Sophie, bâtie par J'ustinien, et qui fut convertie en mosquée par Mahomet IT; le Séruil ou palais du Grand-Seigneur. Constantinople renferme 344 mosquées, près de 40 bibliothèques, plusieurs imprimeries, beaucoup de meklebs, (écoles primaires) et de nédressehs (collèges).
‘“ [lest difficile d'exprimer les sensations diverses «1'on éprouve à la première vue de cette grande ville. Sa position élevée, le mélange d'arbres, de maisons, de dômes et de minarets qu'elle présente, l'entrée majestueuse du Bosphore couvert de caïks (petites chaloupes), le magnifique port, environné des faubourgs de Galéta, de Péra, d'Éyoub ; la grande ville de Scutari, qui s'élève vis-à-vis ; les collines verdoyantes qui 8e succèdent en arrière ; la Propontide avec ses îles riantes ; plus loin, le mont Olympe, couvert de neige; partout les champs variés et fertiles de l’Asie et de l’Europe : tout cet ensemble présente dans le même instant une foule de tableaux ravissants. Mais aussitôt que l'on est entré dans l’intérieur de la capitale, on passe rapidement de la première impression d’admiration à une seconde de surprise et de désenchantement. Cette grande ville n'est qu'un amas de baraques turques ; les rues étroites, irrégulières, mal pavées, sont bordées de petites maisons basses, mesquines, construites eu terre et en bois.” (Wulle-Brun.)
539. Villes principales : Andrinople, sur la Maritza, seconde ville de la Turquie, elle fut la résidence des gultans jusqu’à la prise de Constantinople, son commerce consiste surtout en vins et en laines; Salonique, dont le port est le meilleur et le plus fréquenté après celui de Constantinople ; Sophia, ville principale de la Bulgari’, sur la route de Belgrade à Constantinople ; Schoumla, et Widiin, forteresses importantes dans la même province ; Scutari ou Scodra, ville forte de 35,000 habitants ; évêché grec, fabriques d'armes ; Prisrend, autre ville forte de 46,000 habitants; Monastir, (40,000 bhabitauts) dans la Roumélie; Larisse, ville riche et florissante ; archevèché grec.
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540. Population, 7,305,000 âmes, composée de Turos, de Grecs, d’Albanais, de Serbes, de Bosniens, de Bulgares, de Valaques, de Moldaves, de Juifs, de Tziganes ou Bohémiens, eto. Sur ce nombre, 1,000,000 appartiennent à la race oitomane.
La population totale de l'empire ottoman, y compris les provinces asiatiques, les îles turques de l'Egypte, s'élève à 42,000,000 d’habitants, dont 74 millions en Europe, 16 millions en Asie et 17 millions en Afrique.
Religions : Les religions de la Turquie sont: l’islamisme ou le mahométisme, qui est la religion de l’état ; le catholicisme, le christianisme grec ou schismatique et le judaïsme, Les deux dixièmes de la population appartiennent au schisme grec.
Armée el Marine : L'armée comptait en 1882 : 350,000 hommss, en y comprenant les réserves, les troupes aux'!iaires et les troupes irrégulières. La marine militaire comptait à 14 même époque 78 bâtiments à vapeur, dont 16 cuirassés.
541. Gouvernement : Les Turcs sont gouvernés par un empereur qu'on appelle Sultan ou Grand-Seigneur. Le gouvernement est une monarchie absolue. Le conseil d'état du Souverain se nomme Divan; sa cour, la Sublime Porte; son palais, le Sérail ; le Harem est l'habitation de ses fommes. Ses deux principaux ministres sont le Grand-Vizir, qui le représente partout, et le Muphti, qui est le chef de la religion et l'interprète suprême de la loi. Le Reis-Effendi dirige les relations extérieures; le Capitan-Pacha est le commandant en chef des forces navales. Les gouverneurs des provinces se nomment Pachas. 1ls font porter pour insignes de ieur pouvoir des queues de cheval attachées à un gonfalon. Le nombre des queues indique l’étendue de leur autorité,
Revenu, en 1883, £16,100,000. Dépenses, £12,000,000,
Depuis 1839, époque où le Sultan Mahmoud est monté sur le trône, la Turquie est entrée dans les voies de la civilisation. L’administration a été formée sur d’autres bases et ressemble à celle des états de l'Europe. L’'instruction publique y a été organisée sur un pied qui peut faire honte à certains pays qui 8e targuent de leurs progrès et de leur civilisation Elle est divisée en primaire, secondaire et supérieure. L’instruction est obligatoire pour tous les enfants âgés de six ans. Constactinople, à lui seul, possède 400 écoles. Il y a des écoles normales, de méderine, de navigation, de génie, d’agriculture ; des écoles militaires, d'artillerie, et de médecine vétérinaire. La Turquie a aussi une presse périodique qui publie plus de 80 journaux.
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