Lacs : Le du Grand-Ours, des Esclaves, et d'A
fhabaska, qui se déchargent dans Jr mer Glaciale par le leuve McKenzie; je Grand et le Petit Winnipos, les laes bitibi, Mistassini, qui communiquent avec la Baie d’Hudn; les lacs Supérieur, 4lichigan, Huron, Erié et Ontario, : Jont les eaux sont portées dans l'Atlantique par le fleuve
Paint-Laurent; les lies Saint-Jean et Champlain, qui se
déchargent dans le Saint-Laurent, le premier par la rivière
Saguenay, 12 second par la rivière Richelieu; le Grand-Lae-
Salé (Great Salt Lake), dans le territoire de l'Utah; le lac icaragua qui se décharge dans la mer des Antilles, cte.
Le lac Supérieur est le plus grand amas d'eau douce, qu'il y ait sur La surface du globe ; il a 80 à 150 brasses de profondeur, et plus de 500 lieues de circuit (Voy. No. 53). *
14, fleuves: Le McKenzie, qui a ses sources dans les montagnes Rocheuses, traverse le lac des Esclaves, et se jette dans l'océan Arctique; le SAINT-LAURENT, qui sort du lac Ontario, grossi des eaux de tous les grands laes de cette partie du continent, arrose ensuite toute la province de
(a) L'espace immense compris entre lo golfe du Mexique, la mer Gla-
| vale ctles doux systèmes de montagnes dont on vient do parler, forme
Ja plus vaste plaine du globe, pou inférieure en étenduo à l’Europe entière,
Lot tellement remplie de lacs et de cours d’ean navigables, que dans fa gaison de l'été on lo pourrait parcourir, sans presque mettre pied à terre,
d’une extrémité à l’autre,
Québec, reçoit dans son cours l'Outaouais, le Saint-Maurice, le Saguenay, et plusieurs autres rivières très-considérables, et 8c jette dans le golfe dont il porte le nom par une embou:chure large de 30 lieues; le Mississippi, qui a ses sources près du lac Supérieur, traverse les Etats-Unis en faisant mille détours, reçoit une foule de tributaires, dont les plus remarquables sont le Missouri, l'Illinois, l'Ohio, l’Arkansas et la rivière Rouge, ct se jette par plusieurs bouches dans le golfe du Mexique ; le Columbia, qui descend des montagnes Rocheuses vers l'océan Pacifique; le Rio Bravo del Norte et le Colorado, qui covlent l’un vers le golfe du Mexique, l’autre vers celui de Californie ; les Amazones et la Plata qui se jettent dans l'océan Atlantique, ete.
Le cours de la rivière McKtnzie ressemble à celui des fleuves de
l'Asie septentrionale ; vaste, profonde, mais obstruée par les glaces P f j , pro Ë 1€8 &
pendant les trois quarts de l'année, elle arrose de froides régions, où vivent l'ours blane, le renne (a), le bœuf musqué, le caribou, le renard, ie lièvre, et beaucoup d’autres animaux à fourrure; vers son embouchure s’attroupent les loups-marins, les marsouins et les baleines. Ses bords sont fréquentés par les canards, les oïes, les cygnes, les outardes et les autres grands oiseaux de passage. Sa largeur depuis le lac des Esclaves jusqu’à l'océan est de 2 à 4 milles.
La source du $Saint-[ aurerit doit être placte au delà du lac Supérieur, À 49 lieues de celles du Mississippi, et à environ 740 lieues de l'entrée du golfe. Un: seule chute, celle de Niagara, justement célèlkre comme une des plus étonnantes mervellles de la nature, interrompt totalement la navigation de ce grand fleuve, que des bâtiments de 2,000 tonneaux parcourent jusqu'à Montréal, tandis que les plus énormes vaisseaux de guerre peuvent voguer en sûreté depuis l’oc: an jusqu'à Québec, et sur presque toute l'étendue de ces grands lacs qui forment ce qu’on appelle quelquefois Za mer du Canada. La largeur du fleuve à Montréal cst de ? milles ; à Québec, vis-à-vis la citadelle, de 520 toises seulement (b); entre ces deux villes, de 1 mille et demi à 3 milles (c) ; au-dessous de Québec
(a) On dirait mieux le caribou, dont il y a deux variétés.
(6) Au point de la base marée des nouvelles et pleines lunes; profondeur alosww 60 à 166 pieds ; vitesse alors du montant, 3 milles par heur du basant, 4 milles. R .
On a calculé que la masse d’eau qui se précipite en une seconde de temps parla chute de Niagara était de 701,250 tonnes, et que la force mécanique du fleuve y serait égale à celle de 4 millions et demi de chevaux: x | e. . FRE
(c) Quel est le Canadien qui n’aimerait pas sa patrie après l’avoir contemplée pendant quelques heures du bord d’une de nos barques à vapeur sur la route de Québec à Montréal ? Quel spectacle enchanteur ! que de points de vue admirables! quelle suite de campagnes riches, paisibles heureuses, se déploie eur l’une et sur l’autre rive d’aussi loin que l'œil
i è ; s grand, de plus varié eutatteindre! Lascèno offre quelque chose de plus grand, t x ie plus ravissant encore, peut-être, Si l’on descend le fleuve jusqu’au
Saguenay.
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| jusqu'au Saguenay, de 8 milles et demi à 15 milles: il s'élargit : ensuite graduellement jusqu à son embouchure; à la pointe occi- : dentale de l'ile d’Anticosti, on compte 70 milles d’un rivage à
De l’autre. Le Sainl-Laurent couvre une superficie de 189,000 lieues
+ carrées. La marée se fait sentir depuis le golfe jusqu’à 30 lieues
> les nouvelles et dans le: pleines lunes. Depuis la fin de décembre " jusqu'en avril, le fleuve couvre une partie de son eours de glaces » assez profondes pour porter les voitures les plus pesintes. Il en est
27 de même de ses tributaires.
Les eaux du Saint-Laurent, sont limpides, agréables À boire,
M salubres dans toutes les saisons : elles sont peuplées d’une grande
# abondance de poissons excellents, saumons, éturgeons, poissons % blancs, brochets, dorés, perches, achigans, barres, carpes, truites, » meskinongés, aloses, anguilles, petites morues, éperlans, etc. («) 2 Vers le golfe, on trouve la grande morue, le hareng, le maquereau,
le marsouin, le loup-marin, le homard, les huitres, etc.
La pêche à l’anguille, qui se fait en automne, est abondante. On en prend aussi beaucoup dans les rivières tributaires, à une époque moins avancée de 15 jours que dans le fleuve. Les plus gros éturgeons pèsent 100 à 150 livres. L’embouchure du Saint-Maurice est fréquentée en hiver par la petite morue qu'on pêche à la seine en très-grande quantité, Le poisson blanc de la meilleure espèce fourmille dans les grands lacs. il y pèse ordinairement 4 à 8 livres, quelquefois jusqu’à 22 livres.
Le Mississippi proprement dit (Mecha-sipi, grande-rivière), naît à 2,446 milles du golfe où il se jette; mais si l’on transporte ce nom au Missouri, qui le surpasse de beaucoup en grandeur, son cours entier sera de 4,490 milles. Le courant du Mississippi est de 34 milles par heure, et celui du Missouri de 44 milles. Ce grand fleuve (Mississippi-Missouri) est d’une navigation toujours difficile et souvent dangereuse, tant à cause de la rapidité des courants que des bancs de terre qui s’y accumulent par les inondations, des arbres cachés sous la surface de l’eau (snags), des amas de bois flottants, etc. Tous les tributaires du Missouri se bouchent par le sable lors de la crue périodique de juillet, et ne s'ouvrent qu'au printemps suivant. Le Missouri, depuis août jusqu’en février, n'offre aux bateaux qu'une profondeur de 2 pieds à 24. La largeur moyenae du Mississippi après sa jonction avec l'Ohio est de 770 toises à 1,230 ; il coule au milieu d'immenses savanes et de riches vallées jusqu’à 20 lieues du golfe mexicain, pendant lesquelles il traverse des marécages stériles ; ses bords s’enfoncent souvent, n'étant que de faibles digues hautes de 5 à 6 pieds, et formées par ses propres alluvions. Le passage sur le Missouri est fermé pendant quelque temps en hiver par les glaces. (b)
(a) C’est vers la Grosse-lle et le Cap-Tourmente que l’eau commence à devenir saumâtre.
7 Bassin de ce double fleuve 1 300, 000 inilles carrés. Des bateaux à M LAS remontent le Missouri jusqu'aux Grandes-Chutes. distance de 575 milles au-delà de sa jonction avec le Miseissippi. Co dernier est AA jusqu'aux Chutes de Saint-Antoine (Etat de Minnésota.)
10 AMÉRIQUE SÆPTENTRIONALE.
En généraï, les vallées du Mississippi, du Missouri et de leurs innombrables affluents, sont basses, souvent marécageuses, remplies de moustiques et de serpents à sonnettes.
Le fleuve Columbia reçoit les eaux de presque tout le terntoire d'Orégon; ses deux principaux affluents sont les rivières Lewis ou des Nez-Percés, Clarke ou des Têtes Plates, et Wallamette ; il est navigable, pour des bâtiments qui ne tirent pas plus de 12 pieds, jusqu'à Vancouver. Plus haut, sont ces fréquents et dangereux rapides auxquels les voyageurs ont tonne le nom de dalles. Le cours inférieur, parsemé d'ilots bien boisés, traversé en beaucoup d’endroits par des bancs de sable, bordé quelquefois de colonnes basaltiques, a une largeur de 1 mille à 3 milles, en dehors de l’embouchure est une barre, sur laquelle il y a de fréquents naufrages ; souvent des vaisseaux y sont retenus pendant 5 ou 6 semaines. Les eaux du fleuve sont douces, limpidles et nourrissent une quantité prodigieuse de saumons et d’éturgeons.
15. Climats et Productions : La température de lAmérique septentrionale varie, comme celle des autres parties du monde, suivant la latitude des lieux, leur élévation, leur position par rapport à la mer. aux lacs et aux montagnes. Nous dirons dans la suite que l’air y est communément plus froid qu’en Europe sous les mêmes parallèles (a). Nos climats sont encore caractérisés par le passage trop brusque d'une chaleur extrême à un froid de glace, ce qui cause beaucoup de maladies violentes et quelquefois mortelles.
I. Au-delà du 52e. parallèle de latitude N., la culture des grains est à peu pxès it IP do ke : vers la baie d’Hudson, les terres toujours wcehès"s sen même à la récolte des légumes. Des brouillards presque continuels couvent sur le Labrador, et sur les côtes situées encore plus près du pôle arctique. Le territoire d'Alaska a de belles forêts de pins, de sapins, de chênes, de bouieaux,d'érables, de cèdres,
. ete. ; aïlleurs ces arbres sont clair-semés et d'une taille peu élevée. Les baies, telles que fraises, framboises, mûres
DA Heuets, bourdaines, airelles (atocas), ete., le raisin sauvage, éd pommettes, les cerises, les glands, les noisettes, ete., sont les principaux fruits de toute cette division du continent (b).
(a) Nous touchons ici à une loi climntologique que l'observation semble avoir rendue certaine. Ainsi la température des contrées asiatiques est beaucoup moins élevée que celle de l'Europe sous les mêmes latitudes set c’est un fait constant quo les côtes orientales, tant de l’Ancien Monde que di Nouveau, sont plusfroides, en général, que les côtes occidentales,
() Les derniers restes de la végétation aux Terres Aretiques, comme au nord de la Laponie et aux Hautes-Alpes, sont des saules rabougris, des pins, des sapins, des bouleaux, quelques arbres à fleurs très-grandes et de courte durée, des fougères, des mousses, des lichens, eto.
Sur les montagnes, les limites des plantes et des neiges pernétuelles varient euivant leur distance de l'équateur.
Beuses, remplies
put le terntoire icres Lewis on lamette ; il est 18 de 12 pieds Pet dangereux de dalles. Le } en beaucoup S de colonnes lehors de l’emlis naufrages ; semaines, Leg
une quantité
€ de l'Amé.
S parties du On, leur po- Montagnes, 1ément plus Nos cli.
op brusque qui cause rtelles,
la culture ie d'Hudla récolte S Couvent 1S près du forêts de le cèdres, taille peu
, mûres SauVage, 'te., sont ent (b).
on semble tiques est tudes ; et londe die ales,
8, Comme abougris, -Brandeg
elles va.
uri et de leura
Les quadrupèdes qu’on y voit sont l’ours blanc, le renne,
| le bœuf musqué, le caribou, l'orignal, le chevreuil, le castor, ? la loutre, la martre, l’hermine, l'ours noir, l'ours brun, ie
AMÉRIQUE SEPTENTRIONALS. 11
M7 loup-cervier ({ynx), le chat-sauvage, ( fouine), le carcajou, QI le porc-épic, le renard, le lièvre et les autres animaux à four-
2 rure,etc. Les volatiles sont surtout le cygne, la cigogne, ! l'oie, le canard, l’outarde, la perdrix, le hibou, l'aigle, le
À } faucon, le huard, le cormoran et une foule d’autres oiseaux
® de proie. Les loups-marins.les marsouins,les vaches-marines, les chevaux-marins, les licornes de mer, les baleines, et les autres grands poissons abondent sur les côtes de l'océan. La truite, le poisson blanc, le doré, etc., habitent les lacs et les rivières.
Sur le lac du Grand-Ours, lat. 650 N., le capitaine Franklin, qui y passa l'hiver, en 1826 et en 1826, trouva que le plus grand froid était de—52 [Fahrenheit=—37} Réaumur ] La plus grande chaleur observée était de + 740 Fahrenheït. La ncige commençait avec le mois d'octobre et durait 8 mois. Le jour le plus court fut de 2 h. 38 m. Dès la fin d'août les terres étaient gelées à 21 pouces de profondeur. Le capitaine Parry trouva des saisons encore plus constamment rigoureuses à l’île Winter (située au sud de la péninsule de Melville, lat. 660 4 N.), où il hiverna en 1822, età l'île d’'Igloolik, située au nord-est de le même péninsule,lat. 69 4N., où il passa l'hiver suivant. Ces parages sont toujours encombrés de glaces, sur lesquelles les Esquimaux poursuivent les nombreux habitants des mers se)teptanales. N'e
, vE-
II. A Manitoba, vefs le 90e. parallèle.le blé parvient à sa matôrité,et par conséquent l'orge, l’avoine, les pois et les autres lézumes ordinaires y peuvent également bien réussir. Sur les bords des lacs Erié et Ontario, l’on a des pêches, des coings.des abricots et une grande abondance de pommes. Les poires viennent bien à Montréal, ainsi que les abricots et l» raisin muscat : on est pourtant obligé de cueillir ce dernier avant qu’il soit bien mûr.
Les plus grands froids à Québec sont de—31} Fahrenheit=-—28#1 Réaumur (a) ; à Montréal, de 22 Fahrenheit=-—24 Réaumur ; au Détroit, entre le lae Huron et le lac Érié, de—0 Fahrenheit=m—14 2-9 Réaumur. Les chaleurs extrêmes dans ces trois villes sont d'environ + 95 Fabrenheit= +28 Réumur. Dans la province de Québec l'hiver commence vers la fin de novembre, et le printemps vers la fin d'avril.
(a) Sur le Cap Diamaat.
Le Canada possède de superbes forêts de pins, de sapins, de pruches, de mélèzes, de cèdres, d’érables, de planes, de chênes, d'ormes, de frênes,de mérisiers, de noyers, de hêtres de ccrisiers, de tilleuls, de peupliers, de bouleuux. ete, (a) —Oiseaux et quadrupèdes des pays froids.
III. Les États-Unis teignent: d’un côté le golfe du Mexique dans presque toute sa longueur, et de l’autre le 49e parallèle. Ils possèdent aussi les plus beaux climats tempérés, toutes les céréales, une riche variété de fruits, le tabac dans sa perfection, le coton, le riz, la canne à sucre, ete. Leurs forêts, encore nombreuses, renferment une grande variété d'arbres utiles, surtout de chênes, dont on entretient de vastes plantation+ destinées aux usages de la marine. (b) Les tulipiers et les plantaniers (planes\ des bords de l'Ohio mesurent jusqu’à 40 et 50 pieds de tour. L'acajou croît dans la Floride. Aux animaux sauvages du Canada, il faut ici eu ajouter plusieurs des genres cerf, panthère, sarigue (opossum), etc, des animaux remarquables, des reptiles malfaisants, serpents, alligators, caïmans, etc. Le dindon sauvage, aux brillantes plumes noirâtres, se retrouve dans toute la vallée du Missouri—Mississippi.(c) L’ours féroce (grizzly bear) (d) le plus terrible de tous les quadrupèdes de l'Amérique septentrionale, le mouton et la chèvre sauvages, habitent les deux versants des Montagnes Rocheuses. Les prairies de l’ouest sont peuplées de bœufs (bisons buffalos), de chevreuils, d’orignaux, de caribous, de loups, de chevaux et d'animaux à fourrure de toute espèce.
(a) Nos bois les plus remarquables par leur beauté et leur importance commerciale sont lo pin rouge,le pin blanc, l’épinette rouge,le chêne, l’orme, l’érable, le noyer noir, le mérisier, etc.
(b) Il serait à souhaiter que nous fissions plus d’efforts pour planter et cultiver toutes les espèces d’arbres utiles. Nos forêts s’en vont avec une effrayante rap'cité, et déjà, même dans les cantons récemment défrichés, on commence à manquer, non seulement des bois nécessaires à l’industrie mais même de bois combustibles.
(c) C’est surtout dans cette vallée qu’on découvre les ossements du mMmastodonte, quadrupède énorme du genre éléphant, et dont l'espèce est
aujourd’hui éteinte. .
(d) Il pèse jusqu'à 806 livres et peut traîner um bœuf de 1000 livres.
s, de Sapins, planes, de 8, de hêtres
AX, etc, (a)
e golfe du Pautre le aux climats le fruits, le e À sucre, ne grande cntreticent arine, (b de l'Ohio croît dans il faut ici Ë, Sarioue # reptiles e dindon Juve dans ars féroce drupèdes re sauvaocheuses, ons bufloups, de
nportance le chéne,
lanter et Avec une léfrichés, ndustrie
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La côte atlantique et les bords du golfe mexicain ne sont | généralement qu'une plaine basse ct continue, qui regoit, | vers le nord, de première main, ces vents perçauts que nous appelons du nord-est, et qui, vers le sud, est exposée aux | ouragans, aux chaleurs extrêmes et aux maladies pestilentielles. vw