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retique; le > à l’est de : la mer des alacca sépa-
er Noire, là Archipel, ct
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e ct l'Améla Pérouse, ; le détroit le Malacca, Ls, entre lc
el-Mandeb,
entre la mer d’'Oman et la mer Rouge; ceux des Dardanelles, de Constantinople, etc.
561. Iles: Les îles Liakov, ou la Nouvelle-Sibérie, dans la mer Glaciale; les Kouriles, entre la mer d’Okhotsk et le Grand océan ; l’île de Seghalien ou Tarrakaï, séparée du continent, par la Manche de Tartaric; les îles du Japon, entre le Grand océan et la mer du Japon; les îles Liéou- Kiéou, au sud des précédentes; l’île Formose, séparée de la Chine par le canal Formosc; l’île Haïnan, à l'entrée du golfe de Tonquin; les îles Merghii, Andaman et Nicobar, dans le golfe de Bengale ; l’île de Ceylan, séparée de l'Inde par le golfe de Manaar; les Maldives et les Laquedives, à l'ouest de la précédente ; l’île de Chypre, dans la Méditerranée ; les îles de Rhodes, de Cos, de Samos, de Scio, de Mételin (ancienne Lesbos), etc., dans l’Archipel, ete., etc.
562. Presqu'iles : Ily en a quatre grandes : l'Indo-Chine, l’'Hindoustan, l'Arabie, l'Anatolie (ancienne Asie-Mineure) : et quatre petites : le Kamtchatka, à l'est de la Sibérie; la Corée, au nord-est de la Chine; la presqu'île de Malacca, entre le détroit de ce nom et le golfe de Siam; le Guzurate, à l’ouest de l’Hindoustan.
563. Lacs: La mer Caspienne; les lacs d’Aral et de Balkash ou Balkachi, dans le pays des Kirghiz (Russie d'Asie ); le lac Baïkal (ou lac bleu), en Sibérie; les lacs Saïsan, Kokonor, Terkiri, Palté, etc., dans l'empire Chinois; le lac Zéreh, dans le Caboul; le lac Ourmia, en Perse ; le lac Van, en Turquie ; le lac Asphaltite, ou la mer Morte, entre la Turquie ct l'Arabie, etc. Il y a une infinité d’autres lacs d’une moindre étendue. En général, les lacs de l'Asie se distinguent pas leurs eaux salées, saumâtres ou sulfureuses. Excepté ceux de la Sibérie, de la Chine et des Indes, la plupart sont sans écoulement.
564. La mer Caspienne couvre une surface de près de 17,000 licues carrées : c’est le plus grand lac connu. Le superflu des eaux du Volga, de l’Oural et des nombreuses rivières qu’elle recoit, se perd par l’évaporation, comme celui de l'océan. Cette mer est peu profonde, si ce n’est vers l'extrémité méridionale, Les côtes n’offrent que peu de bons ports. Les eaux, qui à l'embouchure des rivières sont douces, deviennent salées au large. Beaucoup de poissons s'y propagent ; l'éturgeon est le principal objet de la pèche. Le husson devient d'une grosseur énorme : il y en à que trois chevaux peuvent
à peine traîner. On retrouve ce poisson dans le lac d’Aral, la mer a de Noire, le Danube, et dans les grands flenves de la Sibérie, La mer es Caspienne, ainsi que l’Aral et le Baïkal, nourrit beaucoup de pho- pied ques (a). ct pl Le lac d'Aral a 1,280 lieues earrées. [l est sans écoulement, quoi. Gter qu'il reçoive les eaux de deux fleuves, le Sir-Daria (Zaxartre) ct e l'Amou-Daria (Oxus), qui arrosent le Turkestan. Le lac Baïkal a 130 20] lieues de long sur 13 à 18 te large ; sa profondeur varie de 28 à 220 ou brasses ; les eaux sont douces et d'une transparenee extraordinaire ; lieu elles bouillonnent quelquefois intérieurement, et alors les vaisseaux ce éprouvent des secousses très-incommodes, quoique la surface du lie ‘cu resle unie comme une glace. Û Le lac Asphaltite, ou la mer morte, a une étendue de 60 à 70 mnt lieues en superficie. Les eaux sont imprégnées de sel, de soufre, de pa chaux, de magnésie et de soude. L’asphalte ou bitume de Judée, se s'élève, de temps à autre, du fond du lac et flotte sur sa surface ; on me le recueille sur ses rivages. Ilne vit dans ee lac ni poissons ni se coquillages, une vapeur malsaine s’en exhale ; ses bords affreusc- Las ment stériles ne retentissent des ehants d'aucun oiseau. La géolo- 4 gie, eomme l'Écriture-Sainte, prouve que le bassin de la Mer-Morte la était autrefois une vallée fertile. . :
565. Montagnes : Les principales sont les monts Ourals, … qui séparent l'Asie de l'Europe ; la chaîne des monts Altaï, N. Sayaniens, Yablonnoï ou Stanovoï, cte., qui, sous divers Éli noms, s'étendent de l’ouest à l'est depuis le gouvernement tai d'Orenbourg (en Russie) jusqu’à la mer d’'Okhotsk, ct da de là, jusqu’au détroit de Béhring ; l'Hindou-Kouch ou Fa Caucase indien, au sud du Turkestan ; les monts Elbourz, ch qui s'étendent depuis l’Hindou-Kouch jusqu’à l'extrémité vi méridionale de la mer Caspienne ; les monts Kara-Korum cx ou Montagnes-Noires, entre le Thibet et le Turkestan ; les fo monts Himalaya, les plus élevés du globe, qui séparent le à Thibet du Caboul, de l'Hindoustan et de la Chine propre; d diverses ramifications de ceux-ci se prolongent dans l’Hin- ri doustan et dans l'Indo-Chine jusqu’à la mer; les mont: cl Célestes et les monts Kouen-loun où monts Neigeux, dans 4 l'empire Chinois; le Caucase, entre la mer Noire et la mer : Caspienne ; le Taurus, qui traverse la Turquie asiatique de nu
l’ouest à l’est ; il se joint vers le nord au Caucase, et vers l'est aux montagnes de la Perse, ete., etc.
Les monts Ourals ont une élévation de 6,000 à 6,500 pieds ; il y
(a) Animaux amphibies, dont il y a plusieurs espèces, qu’on appelle loups-marins, chiens-marins, veaux-marins, etc.
ral, la mer e. La mer oup de pho-
ment, quoi- Taxzartre) et Baikal à 130 de 23 à 220 aordinaire :
'S vaisseaux rface du lac
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nts Ourals, onts Altaï, ous divers Lvernement khotsk, et Kouch ou 8 Elbourz, l'extrémité ara-Korum estan; les séparent lc ne propre ; lans l’Minles mont:
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) pieds ; ily
qu’on appelle
a des mines d'or et d'argent, surtont «’immenses dépôts de fer et de cuivre. Les monts Altaï, dont la hauteur est quelquefois de 10,000 pieds, renferment des richesses métalliques encore plus abondantes ct plus variées, Les monts Kara-Korum sont couverts de neiges éternelles, comme toutes lies hautes montagnes de l'Asie certrale et septentrionale. Dans la vaste chaîne de l'Himalaya, on connait 25 pics, qui surpassent en hauteur le Chimboraço ; le plus élevé de tous, le Mont Everest a 29,000 pieds, c'est-à-dire, près de 2 lieues au-dessus du niveau de lu mer, Quelques sommets du Caucase conservent toute l’année des neiges et des gla°cs. On y remarque icux passages ou défilés fameux, connus chez les anciens sous le aom de Portes Caucasiennes et Albaniennes. Il y a des mines d’or, de platine, d'argent et de fer. Le Taurus a des sommets de 9 à 10 mille pieds d’élévation ; entre les nombreuses chaînes qui le composent, on trouve beaucoup de lacs salés et de rivières sans écoulcment, le lac Tazla, qui a 10 ou 12 lieues de long, présente une vaste plaine couverte do cristaux de sel; c'est aux monts Taurus qu'appartient le mont Ararat, en Arménie, sur lequel l'Arche se reposa lors du déluge universel.
666. Parmi les autres montagnes de l'Asie, on peut signa!er : Lo. la chaîne du Liban, qui traverse une parue de la Syrie ct de la Palestine, On y voit le Thabor, couvert d'oliviers et de sycomorces ; du sommet, la vue plonge sur le Jourdain, le lac Tibérias, et la Méditerranée ; c'est là que l'Évangile place la scène de la Traasfiguration de N.S. Jésus-Christ. Plus loin est le mout Carmel, où le prophète Élic opéra plusieurs miracles, et où des milliers de religieux habitaient autrefois des grottes tailles dans le roc. 20. Le mont Sinaï, dans l'Arabie, où Dicu donna sa loi à Moïse. Au pied est le couvent grec de Sainte-Catherine, très-bien fortifié contre les incursions des Arabes de ce vaste désert. Le mont Horeb fait partie de la même chaîne ; on y voit, ainsi que sur le mont Sinaï, plusieurs vallées élevées, fertiles en vignes, en dattiers, en poiriers et en d’autres fruits excellents, 30. Le pic d'Adam, dans l’ile de Ceylan, montagne de forme conique, visible à 30 et quelques lieues. On y monte au moyen d’escaliers taillés dans le roc, ou, selor d’autres, par des échelles suspendues dans des chaînes de fer. Au sommet, uno plaine de 150 pieds sur 110 entoure un étang d’eau limpide, source d’une rivière qui, de cascade en cascade, précipite ses eaux, réputées sacréeg par les indixènes. On voit encore sur le sommet une pierre qui porte l'empreinte d'un pied gigantesque ; c’est, selon, quelques-uns, celui d'Adam; selon d’autres, celui de St. Thomas; les bouddhistes croient que c’est un vestige de leur divinité Bouddha, qui après 999 métamorphoses, s'élança de ce lieu vers les demeures célestes!
567. Volcans : Les plus remarquables sont ceux du Kamtchatka, des Kouriles et des îles du Japon. On trouve encore quelques traces volcaniques sur les côtes méridionales de l'Asie, et près de la mer Caspienne. Les tremblements
(a) Le Tchamoulari, dans le Boutan, a 4,400 toises.
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de terre se font sentir fréquemment dans les lieux qu’on vient de nommer, dans l'île Formose et dans la Turquic asiatique.
568. Meuves : l'Obi, l'Iénisseï, ct la Léna, qui arrosent la Sibérie et se jettent dans la mer Glaciale ; É Seghalien ou Amour, qui arrose la Mongolie ct la Mantchourie (empire Chinois), et se jette dans la mer d'Okhotsk ; le Houang-ho ou rivière Jaune, et le Yang-Tsé-Kiang ou rivière Bleue, L arrosent la Chine ct se jettent, le premier dans la mer
aune, et le second dans la mer Bleuc; lo Mé-kong, ou rivière de Cambodje, qui arrose l'Annam, le Cambodje, la Cochinchine, ct se jette dans la mer de la Chine ; le Mé-nam, qui arrose le royaume de Siam ct se jette dans le golfe de Siar ; l’raouaddy, qui arrose l'empire Birman et se jette dans le golfe de Bengale ; le Bramapoutrar, qui arrose le Thibet, l'Hindoustan, ct se jette dans le même golfe ; le Gange ct l’Indus ou Sind, qui arrosent l’Hindoustan, l'un se jette dans le golfe de Bengale, l’autre dans celui d’Oman ; l’Euphrate ct le Tigre, qui arrosent la Turquie orientale ct sc rendent dans le golfe Pcrsique après s'être réunis près de la ville de Bassorah, cte. À l'exception des deux derniers, qui prennent leurs sources dans los montagnes de l’Arménie, tous ces fleuves naissent sur le plateau de l’Asic centrale ou dans les montagnes qui le couronnent. Le plus long de tous est le Yang-Tsé-Kiang ; l’Iénisseï est le plus grand de l'ancien monde.
569. L’Obi recoit par l’Irtych, son principal affluent, les eaux du lac Saïsan; ct l'lénisseï celles du lac Baiïkal, par l’Angara, qui lo gurpasse en longueur et en importance. Le lit de la Lèna est trèslarge et embrasse beaucoup d'iles. Ces fleuves du nord de l'Asie, navigables pendant la courte durée de l'été sibérien, sont peu connus et peu fréquentés. ‘Une vaste nappe d’eau que borde tantôt ‘“ une sombre forêt, tantôt un triste marécage; quelques ossement: ‘“ de mammouth (a) mis à découvert par les hautes eaux; quelques ‘“ canots de pêcheurs, errants à côté d'innombrables oiseaux aqua- ‘“ tiques; ou le paisible castor, élevant sa bâtisse industrieuse sans ‘“ craindre les poursuites de l’homme: voilà tout ce qu’un fleuve de ‘“ Sibérie veut offrir de remarquable” La marée ne se fait point sentir vers leur embouchure, puisqu'elle est à peu près nulle sous la zone glaciale.
Le Séghalien ou Amour est un fleuve vaste, profond et tranquille
(«) Grsaûs animaux antédiluviens.
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ASID. 219
ses rives sont bordées d'arbres magnifiques. Des herbes marines cachent en quelque sorte son embouchure.
Les fleuves de la Chine et des Indes embrassent dans leurs cours majestueux, les pays les plus beaux, les plus fertiles et les mieux eivilisés do l'Asie. Ils sont constamment couverts d'une multitude de barques chargées de toutes sortes de provisions ; on pourrait croire, surtout en Chine, que l'eau porte autant d'habitants que la terre. Des eanaux sans nombre font eommuniquer ces fleuves entre eux et avec leurs prineipaux affluents.
Le Gango est révéré eomme une divinité par les Hindous, qui jurent par se3 caux et s’y baiguent dévotement. Sa source n’est point au ciel, quoiqu’en disent les Brahmines, mais au mont Kantaïsse, dang le Grand Thibet, En passant les monts Himalaya, il se jette entre deux rochers d’une hauteur de 6 pieds dans un grand bassin qu'il a creusé, et qu’on appelle {a bouche de la Vache. Cet endroit est visité par beauceup de pélerins. Les inondations du Gange, semblables à celles du Nil, portent la fécondité et l’abondance dans les campagnes qu’il arrose, jusqu’à la distance de 100 milles ; elles durent depuis la fin d'avril jusqu’au mois d'octobre, Le Gange, l'Indus et ‘iraouaddy se divisent vers leur embouchure en plusieurs branches très-larges, mais peu navigables. Tous les fleuves de l'Asie méridionalo éprouvent des crues périodiques, mais à des époques qui varient suivant la longueur de leurs cours et la position des pays par rapport aux montagnes. Des contrées entières sont menacées de famine, si l'inondation est trop faible ou si les eaux stjournent trop longtemps,
570. Longueur des principaux fleuves de PAsie: Le Yang-Tsc- Kiang a 3,000 milles de longueur ; le Hoang-ho, 2,700 ; l'Obi, 2,500 la Léna, 2,300 ; l'Iénisseï, 2,300; l'Amour, 2,200 ; l'Indus, 1,700 le Gange, 1,600 ; l’'Eupbrate, 1,400 ; le Tigre, 800.
571. Climats et productions : Située en grande partie sous la zone tempéréc boréale, mais s'étendant au nord bien au-delà du cercle polaire, et au sud jusqu'à une petite distance de l'équateur, l'Asie renferme toutes les variétés possibles des climats, et toutes les productions de l'Europe, do l'Afrique et de l'Océanie, à l'exception d’un certain nombre d'animaux et de plantes indigènes dans chaque partie du monde. Près de la moitié du sol est impropre à l’auriculture, soit par sa nature sablonneuse ct stérile, soit par la rigueur excessive des elimats de l'Asie centrale ct septentrionale,
Les Indes méridionales et Arabie éprouvent des chaleurs souvent insupportables ; parce qu'étant situées sous un ciel brûlant, celles- Là sont garanties des vents froids par les montagnes du Thibet etde
la Chine, tandis que eelle-ci, sèche elle-même et sablonnneuse, reçoit wcore des exhalaisons enflammées qui lui viennent de l'Afrique,
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572. Langues : Les principales sont l'arabe, le syriaque, le ture, le des Ti persan, le russe, le tartare, le mongol, le mantchou, le japonais, le où ro} thibétain, l'hindou, le malais, le birman ou braman, le siamois, etc attiré.
573. Population. La population totale de l'Asie peut et ête être évaluée à 765,000,000 d'habitants. ortemt
Les peuples de l'Asie appartiennent, pour un quart, à la race blanche qui habite la Turquie, l'isthme Caucasien et les autres pays 57 de l'Occident ; et, pour les trois quarts environ, à la race jaune, qni IT p occupe lo reste de cette grande division du globe ; il se trouve quel- Kay: ques nègres indigènes dans l'ile de Ceylan, les îles Andeman et leg J'om iles Nicobar. r
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574. Religions : Les différentes religions de l'Asie sont : Tur, le boudhisme et la religion de Confucius, à l’est ; le brahmanisme, au sud ; le lamaïsme, au centre ; l’islamisme, à l’ouest Le et au sud-ouest ; la religion de sinto ou culle des aicur, au de Japon ; le christianisme, répandu partout, mais eurtout dans dans le nord et l'ouest. Le catholicisme, qui est la relixion 1 sont des Maronites et d’une partie des Grecs ct des Arméniens, or compte de nombreuses missions en Chine, dans la Cochin: ee chine et le Tonquin, dans l'Inde et la Turquie d’Asie. ne
L’Asie a vu naître les quatre plus grandes religions qui se par- AT tagent le monde : le judaïsme, le christianisme, le mahométisme ct le russ brahmanisme. ann
Note.—Plus d'un tiers de l'Asie est sous la domination &e lu et
Grande-Bretagne et de la Russie, et un autre tiers est sujet de la
Chine, SIBÉRIE (a).
575. Bornes : au nord, la mer Glaciale ; à l’est, le détroit de Bébring et le Grand océan qu’on nomme ici l Océan- Oriental ; au sud, empire Chinois ct le T'urkestan ou Tartarie-Indépendante ; à l’ouest, la mer Caspienne, le fleuve et les monts Ourals (b).
Cette vaste région, qui comprend plus d'un quart de l'Asie, était presque aussi peu connue des anciens, que l'Amérique, En 1242,
@) Lan Russie d'Asie comprend deux parties principales : la Sibério et la Transcaucasie ou pays Caucasiens (No. 678).
(b) Par les traités de 1558 ec de 1860, tout lo pays situé à la gauche du fleuve Amour a été abandonné à la Russie, ainsi qu’une bande maritime considérable, à l’estet au sud de l'Amour. Ces parties détachées do la Mantchourie chinoise ont formé les deux provinces russes de l'Amour et du Lütoral (No. 576).
mois, etc sie peut
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sie sont :
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le ture, le ponais, le
SIDÉRIY. 221
des Tartares fondèrent, aux bords de l'Obi et,de l'Irttych, un Æhanat ou royaume, qui prit le nom de Sibir. Dans le 160 siècle, les Russes, attirés par les riches fourrures qu'il produisait, en firent la conquête,
et étendirent successivement leur domination jusqu’à l'extrémit
ortentale de l'Asie ; mais le Kamtchatka ne fut soumis qu'en 1711.
576. Divisions : La Sibérie et ses annexes se divisent en 17 provinces ou territoires, dont voici les noms: Amours- Kaya, Primorsk ou provinec du littoral, Irkoutsk, T'obolsk- Tomsk, Transbaïkalie, Yakoutsk, Jénisséisk, Akmolinsk, Zarafshan, Sémipalatinsk, Sémiretchinsk, Sir-Daria, Ural, Turgaï, Kuldja, Amou-Daria.
Le pays des Kirghiz s'étend de la mer Caspienne à l'empire Chis nois, Il ne 8e compose guère que de steppes généralement stériles, parsemées de lacs salés, et arrosées par l’Æek, lo Djera, la Ischim supérieur, l’Irghiz, le Sir-Daria, le Sari-Sou et le Tchou. Les Kirghiz sont nomades et pasteurs ; ils se divisent en 3 hordes : la Petite- Horde, la Moyenne-[orde et la Grande-[lorde ou Howde-d'or. Le tétritoire des Kiaghiz d'Orenbourg comprend la Petite-Horde et
l'Oust-Ourt, haute plaine stérile entre la mer d’Aral et la Caspienne ; le territoire des Kirghiz de la Sibérie renferme la Moyenne-Horde ; la province de Sémipalatinsk comprend la Horde-d’or. Le Turkestan russe est formé do la partie septentrionale du Khanat de Khokand, annexé à la Russie en 1864 ; c’est un pays beau et fertile, où le fer et la houille abondent,
077. Climat, productions, etc. : Séparée par de hautes montagnes de tous les pays tempérés, et s’inclinant dans toute sa largeur vers la mer Glaciale, la Sibérie présente la région la plus froide de la terre. Les parties du midi et de l’ouest sont assez fertiles en orge, en sarrasin, en lin et en légumes ; quelquefois, mais difficilement, le blé parvient à sa maturité, Ailleurs, ce sont de vastes plaines ou Steppes, tantôt sablonneuses, tantôt couvertes de pâturages abondants ct élevés ou de forêts de bouleaux, partout sillonnées par des fleuves ou des rivières, et entrecoupées de lacs la plupart salés. En approchant de la mer Glaciale, ce ne sont plus quo des marécages, où le sol est une boue presque toujours gelée sur laquelle croissent quelques plantes ianguissantes ou des tapis de mousse. Les trois-cinquièmes au moins de la Sibérie sont impropres à toute espèce de culture. L'hiver dure 9 ou 10 mois ; les chaleurs de l'été sont très-fortes et très-subites. Près de la mer Glaciale, les végétaux ne vivent que peu de jours, pendant lesquels ils fleurissent et forment
graine. La neige couvre souvent les moissons avant qu’on ait pu les récolter.
Les arbres sont: le bouleau, le saule, l’orme, l’érable, le peuplier, etc., surtout le sapin, qui remplit des forêts immenses : l'espèce qu on nor ne cèdre de Sibérie s'élève À 120 pieds et vit 150 à 200 ans. lei comme dans les autres pays très-froids, les arbrisseaux à baies, framboisicrs, mûriers, groseillers, cerisiers à grappes, etc., abondent dans les bois et les plaines. Leurs fruits procurent aux Sibériens diverses liqueurs agréables.
Les animaux domestiques sont le renne, le chien, qui sert de bîte de trait, le cheval, ordinairement blanc, le bœuf, le mouton à large queue, la chèvre, le porc, etc. ; le chameau n'y vit que dans la }rovince de Nerschinsk. Les animaux sauvages sont, à peu près, tous ceux de l’Europe, auxquels on peut ajouter le cheval et l'âne sauvages, le dijggetaï, ou l’hémione, espèce intermédiaire entre le cheval et l'âne, qu'on dit être l'animal le plus léger à la course ; l’argali ou brebis sauvage, etc. Le plus reñoutable de tous cst l'ours blanc ; le chasseur l'attaque pourtant, une .ance à la main, et l'animal stupide, assis sur ses pattes de derrière, laisse approcher le fer meurtrier.
578. Fourrures : Après les mines, dont on va parler, la principale richesse de la Sibérie sont ses magnifiques fourrures, entre autres, ses peaux de zibelince, d’hermine, de marmotte, de glouton, de martre, de renard noir et de renard blanc.
579. Mines : La Sibérie est appelée le Pérou des Russes. Les mines d’or de Bérézof, à l'est des monts Ourals (a), celles d’argent de Kolyban vers les sources de l’Obi, et de Nerschinsk, dans la Daourie russe ou Transbaïkalie, ont produit des sommes immenses; mais elles ne sont plus à comparer aujourd’hui avec les riches dépôts métalliques de Schlangenberg dans le Petit Altaï, d’où lon tire en abondance l'or, l'argent, le cuivre, le zinc, lo plomb, la plombagine, l’arsenic, le soufre, ete. Les mines de fer sont trèscommunes dans toute cette région, particulièrement dans la chaîne ouralienne, qui fournit aussi beaucoup de cuivre ct de platine,
(a) ‘ Les alluvions aurifères des monts Ourals et de l’Altaï renferment
les débris de l’ancienne faune de Ia Sibérie, aujourd’hui et depuis longtemps détruite, et composéo de mammoutbs, de rhinocéros-tichorinus, d’élasmotherium, do bos primigenius, de bos urus, de bos priscus, de cerfs et d'élans. On trouve dans ces alluvions et aussi dans les toundras, nonseulement des ossements ct des défenses, mais encore des cadavres d’éléphants et do rhinocéros, enscvelis dans la vase par un cataclysme subit, et si bien conservés pur la gelée, que les ours et les chiens des Tongouses mangont leurs chairs. C’est de cette race perdue d’éléphants ou do mammouths que provient livoire fossile, si abondant dans la Nouvelle-
Sibérie et dans les toundras. ” (Dussieux, Géographie Générale).
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On à découvert près d'Abakansk, lieu le plus chaud de la Sibérie, vers les sources de l’'Ténisse, une masse de fer natif du poids de 1,680 ua qui selon les Tartares, est tombée du ciel. Dans les monts Ourals on trouve de l’asbeste, (ou amiante), matière minérale dont on fait des toiles, des bonnets, des bourses, du papier incombustibles. Il y a une grande variété de pierres précieuses, topazes, bérylss onyx, calcédoines, lapis-lazuli, etc. ; et quantité de sources chaudes, particulièrement au Kamtchatka,
580. Le commerce de la Sibérie se fait principalement par des marchands voyageurs qui s’y rendent de la Chine, du Thibet, de la Tartarie et de l'Europe. Il consiste à échanger le produit des manufactures européennes et chinoises, l’eau-de-vie, le thé, le tabac, le coton, la soie, la rhubarbe, etc., pour des fourrures, des peaux, des étoffes, des bestiaux, des métaux, de la verrerie, ete. Les mines s’expoitent au profit du gouvernement, qui retire encore un tribut pour toutes les pelleteries exportées.
581. Villes: Toboisk, au confluent du Tobol et de Plrtyche, est la capitale de la Sibérie occidentale, résidence d'un archevêque, habitée en grande (a) partie par des descendants d’exilés, surtout des offlcicrs suédois faits prisonniers par Picrre-lc-Grand à la bataille de Pultawa ; principal entrepôt de commerce entre la Russie,la Chine et la Tartarie.
Les Tartares y apportent de belles peaux d’agreaux frisées, des ctoffes de coton, des soieries indiennes, des pierres précieuses, etc. li ya plusieurs églises, un couvent grec, une école de haute-grammaire, etc, Les rues sont planchéiées en poutres. Population, 25,000 âmes.
Les autres villes sont, Irkoutsk, sur le lac Baïkal, capitale de la Sibérie orientale, premièro ville de commerce ; Tousk, sur le Tom, qni se jette dans l’Obi, demeure ou rendez-vous d'un grand nombre de marchands russes, tartares, bukariens et kalmouks ; Nerschiusk, ville frontière, avec ua fort du côté de l'empire Chinois, célèbre par seg mines, auxquelles travaillent 1,000 à 2,000 exilés; Kiachta, sur l1 même frontière, formée de deux villes, l'une russe, l’autre chinoise, très-commerçante ; Iakoutsk, sur la Léna, vend beaucoup de aibclines ; Okhotsk, port sur la mer d'Okhotsk, centre du commerce des fourrures entre Irkoutsh et le Kamtchatka, etc.
582. Population: Environ 3,948,000 habitants, composés de Sibériakes ou descendants d’'Européens,üe Russes,de Tartares, de Kirghiz, de Tongouses, d’Ostiaks, de Wogoules,
(a) La Sibérie comprend deux grands gouvernements: la Sibérie orien-
tale, et la Sibérie occident: le administrées par deux gouverneurs-géné raux, dont l’un réside à Tobolsk, et l’autre à Irkoutsh.
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