CAP DE BONNE-ESPÉRANCE
{Cape Colony.)
755. La colonie du Cap, très-importante par sa position, avant le percement de l’isthme de Suez, puisqu'elle commandait la route aux Indes, fut fondée par les Hollandais en 1652, et conquise par les Anglais en 1795. À la paix d'Amiens. en 1802, le cap fut rendu à ses premiers maîtres, mais les Anglais le reprirent en 1806, et s’y fixèrent d’une manière permanente.
756. La colonie du Cap, occupe toute la pointe méridionale de l'Afrique, et s'étend dans l’intérieur jusqu'à la rivière Orange. Elle est traversée par trois chaînes de montagnes, qui forment autant de terrasses de plus en plus élevées, à mesure qu’on s'éloigne du Cap, et de moins en moins fertiles ; la 3e est inhabitable. Pour le climat, (voyez le numéro 702). Productions de l’Europe mêlées à plusieurs
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HOTTENTOTIS. 307
de celles qui sont propres à la zône torride, vins excellents, grande variété de beautés végétales, forêts, bois précieux. Buffles à petite tête et À cornes énormes, très-redoutables. Mines de cuivre et de fer, sources de pétrole, salines, eaux minérales. Commerce : vins, eau-de-vie, savon, chandelles, peaux de buffles, etc.
La colonie se divise en deux provinces : celle de l’ouest, qui à pour capitale le Cap ; et celle de l'Est, dont la eapitale est Graham's Town.
757. Villes : Le Cap (Cape Town), capitale de toute la colonie, ville maritime très-forte, située au fond de la baie de la Table, et renfermant une population de 33,000 habibitants. Klle possède plusieurs églises, un collége, une bibliothèque, un observatoire, un jardin botanique et un grand hôpital. Simon’s Town et Port-Elizabeth, villes maritimes d’une grande importance commerciale, etc.
Gouvernement : I| &e compose d'un gouverneur anglais, nommé
par la Couronne, de deux conseils électifs et de ministres resporsables.
758. Population : La population de la colonie était, en 1883, de 1,155,000 habitants, dont 236,000 Européens, le reste se compose de Cafres, de Hottentots, eto.
Les colons d'origiie européenne se divisent en trois r!nsses,sa voir : les vignerons, qui demeurent près du Cap; les cultivateurs, quien
sont éloignés de 2 ou 3 journées de chemin, et les pasteurs, qui mènent une vie nomade.
HOTTENTOTIE,
759. La Hottentotie ou pays des Hottentots indépendants est comprise entre l'Atlantique, la Cimbébasie, la Cafrérie et la colonie du Cap, dont elle est séparée par la rivière Orange. C’est un pays de plaines parsemées de déserts et de forêts, où errent l'éléphant, le lion, le rhinocéros, l’antilope, la panthère et l'hyène.
Les Hottentots, encore païens et barbares, se-divisent en plusieurs peuplades, dont les principales sont : les Namaquas, les Coranas, les Griquois, les Boschmans, etc.
808 HOTTENTOTIE-CIMBÉBASIE,
Les Hottentots paraissent une race distincte des Nègres et des Cafres ; leur couleur est le jaune brun; leur tête est petite, leur visage fort large d'en haut, finiten pointe; ils ont les pommettes des joues très-saillantes, les yeux en dedans, le nez plat, les lèvres épaisses, les dents très-blanches, la main et le pied petits en comparaison du reste du corps: ils sant droits, bien faits et d’une grande taille ; leurs cheveux de couleur noire, sont ou frisés ou laineux : üs n’ont presque point de barbe. Couverts d’une peau de mouton,de gazelle, ou de lion, inondés de graisse mêlée à une couleur noire ou rouge, armés d’une courte massue, les Hottentots sauvages errent en chantant et en dansant au milieu des troupeaux qui font toutes leurs richesses. Ils se divisent en un grand nombre de tribus. Leur culte est une espèce de fétichisme grossier.
La branche des Hottentots que l’on nomme Boschmans ou Saabs se trouve réduite à un état de dégradation au-dessous duquel on ne conçoit guère que la nature humaine puisse descendre : leurs femmes surtout font horreur. Munis la plupart du temps d’un carquois rempli de flèches, d'un bonnet et d’un ceinturon, de sandales de cuir, d’une toison de brebis, d’une ealebasse ou d'un œuf d'autruche pour porter l'eau, de deux ou trois nattes d'herbe qui élendues sur des bâtons, forment leurs tentes, et quelquefois suivis de chiens barbets, les Boschmans trainent l'existence la plus déplorable : tantôt ils sont mendiants, tantôt voleurs et brigands, tantôt on les voit rôder seuls ou en petites bandes dans les déserts arides qui bornent au nord la colonie du Cap, vivant de racines,de baies, d'œufs de fourmis, de chenilles, de sauterelles, de souris, de crapauds, üs lézards et de rebuts de la chasse des colons. On dit que la vue du sang et l'odeur des cadavres leur procurent des sensations agréables. Dans les combats, il se servent de flèches empoisonnées. Les autres tribus, surtout les Cafres, leur font une guerre à mort ; la vue seule d’un Saab les met en fureur.
CIMBÉBASIE.
760. La Cimbébasie comprend le littoral occidental de l'Afrique, depuis la Guinée inférieure jusqu'au pays des Hottentots (a). C’est une côte sablonneuse, aride et malsaine. Parmi les peuplades noires et sauvages qui !l’habitent on remarque les Damaras, les Ovampos et lès Cimbébas.
(a) On désigne quelquefois sous le nom de Cimbébasie toute 1a côte comprise entre le Congo et la colonie du Cap.
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