COLOMBIE ANGLAISE
Sa plus grande longueur, du nord au sud, est de 760 milles, ct sa plus grande largeur, en y comprenant l’île de Vancouver, est de 570 milles.
La Colombie Anglaise fut détachée du territoire de la baie d'Hudson, et érigée en province en 1858. En 1868, eut lieu son union législative avec l'Ile de Vancouver. Depuis 1871, elle fait partie de la Puissance du Canada. (a)
91. Aspect général, montagnes, fleuves, etc.: Cette région a la forme d’un carré irrégulier coupé par deux chaînes de montagnes parallèles, entre lesquelles s'étendent d'immenses et fertiles prairies. Les côtes présentent de nombreux golfes (appelés inlets) longs, étroits et bordés de hautes montagnes couvertes de sapins.
Les Montagnes Rocheuses, à l’est, et celles des Cascades, à l’ouest, traversent la Colombie du nord au sud.
Les principales rivières sont le Fraser,qui a 1,000 milles de longueur, et se jette dans l'Océan Pacifique ; le ecurs supérieur de la Colombia ou Orégon; le Simpson, etc. Au sud-ouest du Simpson se trouve la grande île de la Reine- Charlotte, dépendance de la Colombie. Lacs nombreux, pittoresques, dont les principaux sont le lac du Caribou et eclui d'Okmakane. Climat, (b) assez doux. L'or abonde dans les vallées du Fraser, du lac du Caribou, et dans l'Île de la Reine Charlotte.
92. Villes: Victoria, capitale, située au sud de l’île Vancouver, siége d’un évêché, possède un excellent port; New-Westminster, ancienne capitale, agréablement située sur les bords dela rivière Fraser, il ya un évêque catholique; Fort-Langley, sur le Fraser, au-dessus de New-Westminster.
93. Population (y compris Vancouver), 49,459 habitants, dont 25,661 indiens.
Exportations en 1882, $3,154,194. Importations, $2,899,186 La production de l'or, en 1875, a été de $2,474,904. L'or fourni par la Colombie, de 1858 à 1875, est de 588,166,970.
(a) En 1870, la Colombie anglaise envoya à Ottawa trois députés Lareés de négocier son admission dans Ia Confédération. D’après rrangement eonclu avec le gouvernement féuéral et quin’eut plus besoin le Ia sanction du suffrage populaire, en Colombie, cette colonie a lilégislature d'Ottawa six représentants dans la Chambre des Commu- + trois sénateurs. Le gouvernement fédéral garantit Ia construction emin de fer gigantesque. qui reliera le Pacif que au Canada par le Ouest, et dont le coût probable sera de $100,000,00. (Voir No. 19.)
!) Le climat de Ia Colombie estle même que celui de l’Angleterre, m&ii see.
94. Île Vancouver.—Cette belle île est renommée par ses riches dépôts de houille. Elle a 278 milles de longueur sur 50 à 60 milles de largeur. Le sol en est montagneux, entremêlé de vastes plaines, Climat sain ; la végétation commence en février. L'île de Vancouver est séparée du continent par le golfe de Georgie, qui a 30 milles de largeur. La Colombieet l'île de Vancouver ont été érigées en 1858, par un acte du gouvernement impérial, en deux colonies distinctes, mais soumises à un seul gouvernement. En 1866, les deux colonies ont été réunies sous un gouvernement fédéral constitutionnel. Elles sont entrées dans la confédération en 1871.
La population de Vancouver est de 10,000 habitants.
TERRITOIRES DU NORD-OUEST. (a)
95. On désigne sous ce nom toute la partie de l’Amé. rique septentrionale, comprise entre l'Océan Glacial et l'Atlantique, le Canada, les États-Unis, les Montagnes- Rocheuses et le Pacifique. Cet immense territoire égale en étenduc environ ia moitié de l’Europe, (2,650,009 milles carrés). Toutes ces vastes possessions ont été cédées au gouvernement du Canada, en 1869, par la Compagnie de la baie d'Hudson, moyennant une somme de 300.000 louis sterling ou $1,500.000.
96. Aspect général, etc. : Cette vaste région, en grande partie composée de plaines glacées, stériles ct sauvages, est une Sibérie américaine. Les côtes, battues par deux océans ont été découpées en grandes presqu'îles, en golfes profonds, en baies nombreuses, dont l’une ceile d'Hudson, est une véritable mer. A l’intérieur, on rencontre une succession de plaines humides, marécageuses, entrecoupées de lacs, de rivières, et tellement unies que les eaux paraissent, comme en Hollande, hésiter et ne savoir vers quel côté couler. La partie septentrionale, à partir du lac Arthabaska et du Mont Traffic (Montagnes Rocheuses) jusqu’à l'océan polaire, est tout à fait impropre à la culture ; c’est un pays désolé, couvert de glaces, de brouillards et de frimas, dans lequel Les trappeurs de la Compagnie de la baie d'Hudson, et quelques rares tribus indiennes chassent les animaux à fourrures. La partie méridionale se divise en trois sections distinctes : le désert, la prairie et la forêt. Ces deux dernières divisions, les seules qui promettent à l’agriculture des avantages réels, occupent un espace d'environ 60,000 lieues de superficie.
(a) Parmi les sources auxquelles nous avons puisé pour la rédaction da
e chapitre, nous devons citer l’ouvrage si plein de renseignements de Mgr. acue.
Divisio ciales, la tements, Divisio siastiques fleuve du Co de Fra de Boo et cello \,ae ; Fox, © l'atlan!
8 riches 0 milles plaines, hcouver hilles de gées en ies dises deux onStitu-
(a) l’Am.
ia) et tagnesœale en
milles lées au
nie de 0 louis
grande es, est Océans fonds,
st une CSSIon
CS, de )uMme
. La
et du ‘ n po- | pays dans 1son,
ux à tions
der- | des »
>ues
n da le
k Ê k £ $ Fa
Divisions Commerciales : Pour faciliter les opérations commerciales, la Compagnie a divisé ces immenses possessions en 4 départements, qui se subdivisent en districts.
Divisions Ecclésiastiques : On compte trois circonscriptions e à siastiques : le diocèse de Saint-Boniface, le Vicariat apostolique du fleuve Mackeuzie, et celui de la rivière Siskatchewan. Fe
97. Principaux Golfes, baies, ete. : au nord, le golfe du Couroanement, les détroits de Victoria, de Simpson, de Franklin, de Bellot, legolfe de Boothia, la presqu'île de Boothia, sur laquelle se trouve le pôle magnétique nord, et celle de Melville, réunie au continent par l’isthme de ae ; à l'est, le détroit de Fury et d’Hécla,le canal de Fox, qui communique avec le détroit d'Hudson formé par l'atlantique ; le golfe Welcome, la baie d'Hudson. ete.
98. Montagnes : Les Montagnes Rocheuses, à l’ouest ; un réseau de collines peu élevées, qui semblent se rattacher à la chaîne des-Laurentides, et qui, à partir Ju lac Supéricur, se dirigent vers l’Oan Glacial,en suivant une direction nord-ouest.
99. Lacs : Le Winnipeg, ayant à ses côtés les lacs des Bois, de la Famille, Bourbon (Cedar Lake), Saint-Martin, Manitoba et Winnipigous ou petit Winnipeg ; les lacs Abbitibbi, Mistassini ete., qui se déchargent dans la baie d'Hudson ; ceux d’Arthabaska et des Esclaves, traversés par le fleuve Mackenzie; le grand lac d’Ours, couvert de glaces pendant onze mois de l’année, etc.
Plusieurs de ces lacs mériteraient le nom de mers intérieures. Le lac Artbabaska à plus de 200 milles de long, le lac Winnipeg a une superficie de 8,505 milles ; il a 280 milles de long ; sa largeur varie de 6 à 60 milles.
100. Fleuves etc. : Le Mackenzie qui prend sa source au pied des monts Hooker et Brown, traverse les lacs Arthabaska et des Esclaves, reçoit de nombreux tributaires, dont les principaux sont la rivière de la Paix, et celle du grand lac d’Ours, et se jette dans la mer Glaciale après un cours de 831 lieues: la grande rivière Saskatchewan, qui prend aussi sa source aux montagnes Rocheuses, divise son cours supérieur en deux grandes branches, et porte vers le lac Winnipeg ses eaux grossies d’une foule de petits tributaires ; l’Assiniboine, grand tributaire de la Rivière- Rouge: la rivière Qu’Appelle, affluent de l’Assiniboine ; la rivière Dauphin, qui décharge dans le lae Winnipog, les lacs
Saint-Martin, Manitoba et Winuipigous; la rivière Winnipeg, qui porte les caux du lac des Bois dans celles du Winnipeg; le Nelson, qui décharge le lac Winnipeg dans la baie d'Hudson; les rivières Churchill ou Hississipi, Severn, Albany, Moses, Rupert, Whale, cte., qui se jettent dans li baie d'Hudson.
Depuis sa source jusqu'an lac dei Eslaves, le MacKenzie porte su ogsivement les noms de : : ‘i: th baska, rivière le la Biche, rivicre de lioche e. rivière : elaves, Ce fleuve, un des plus beaux fleuves du monile tint ‘ongueur que pour le volume de ses eaux, est navigable depui: ie t:" Jasper jusqu’à son embouchure, distance d'environ 2,000 milles. { v: ir no. 15). |
Climat, productions, ete. voir No. 15.
101. Forts: La Compagnie de la baie d'Hudson 2 élevé dans ses contrées, plus de 50 forts, postes ou factoreries, qui sont les entrepôts de son commerce de fourrures. Le plus important de ses forts, est celui d'York, autrefois fort Bourbon, situé près de l'embouchure de la rivière Nelson,
La plupart de ces factoreries ont la forme d’un quadrilatère entouré d’une palissade de pieux très-serrés, haut: de 15 & 30 pieds, et suffisante pour repousser une attaque d'Indien..
102. Gouvernement : Depuis 1875, les Territoires du Nord-Ouest sont soumis à Pautorité d'un lieutenant-gouverneur, nommé par le gouverneur-général du Canada, et assisté de trois magistrats stipendiaires et d'un conseil législatif,
Le lieutenant-gonverneur est autorisé a triger en district électoral toute partie des Territoires dont la superficie est de 1000 milles, et la population de 1000 habitants civilisés. Chacun de ces districts auront droit de nommer un membre pour le conseil législatif. —La
vente des boissons enivrantes est prohibée dans tous les Territoires du Nord-Ouest. 19 Hurt
103. Population : Environ 66.000 habitants, dont 4,000 étrangers venus d'Kurope et des autres parties de l’Amérique, et de 12 à 15 milles métis. Cette population, si faible par rapport à l'étendue du pays, offre un singulier rapprochement de raccs diverses ; les éléments qui la composent appartiennent à quatorze nations civilisées et à vingt-deux tribus sauvages. La plupart des métis français ou canadiens, ct une grande partie des sauvages indigènes sont catholiques.
194 D Territoire arctique ; à l'ouesl,
Esquimau mœurs el moyenne et les fen et les pie inclinés € gerrées, femmes !
de loup:
roides,
l'usage
moyen :
l'huile d üllage !
lèvre in
un 08 4
Leur cabane de com de cori
Tou charge des lis ces ré lieu d’
Le const presq} de pr Le pauv grimi prati femn La croie poid des bot
Wines du dans Is sipi, ettent
porte Biche, es plus volume mbou-
élevé reries, 2 Le is fort On,
ilatère D pieds,
es du t-oouda, et légis-
élecnilles, tricts — La toires
mériable )prosent leux N anasont
194 District de Kéwatin—C'est ure portion détachée des Territoires du Nord-ouest, Voici ses bornes: au nord, l'Océan arctique ; au £ud, Manitoba: à l'est Ontario et la baie d'Hudson; à l'ouest, ! territoires du Nord-Oust.
105. Parmi les nations sa :vages de l'Amérique Britannique, les Esquimaux ‘ont les pli: remarquables par ler caractère, leurs mœurs et } :r figure. Ils sont d’une stature au-dessous de la moyenne ; «es hommes ont ordinairement & pieds 3 pouces anglais, et les femmes 6 pieds. l's 0"! une couleur brune foncée, les mains et les pieds petits, le visage rond et plein, les yeux petits, noirs, et inclinés en dedans; le nez petit et peu saillant; les dents, courtes, serrées, régulières, blanches chez les jeunes gens, usées chez les femmes avancées en âge, peut-être par l'habitude de mûcher la peau de loup-marin pour en faire des bottes; les cheveux noirs, lqngs, roides, luisants, toujours remplis de vermine. Ils ont universellement l'usage de tatouer le visage, les bras, les mains et les jambés, au moyen d’une aiguille et d’un fil enduit de noir de fumée mêlé à l'huile de loup-marin. Chez plusieurs tribus, les hommes cnt le cartillage du nez traversé d'un os ou d’une pièce de coquillage. et lo. lèvre inférieure percée de chaque côté de la bouche, pour y recevoir un os ar ondi, au centre duquel est un grain de verre.
Leurs demeures, sont, en été, des tentes de peaux, en hiver, & cabanes sphériques de glace. L'huile de loup-marin leur tient lieu de combustible. Leurs ustensiles sont de pierre, de baleine, de bois, de corne, d'ivoire, etc.
Tout le monde connaît la forme de leurs canots. Leurs bêtes de charge sont des chiens qu'ils attellent à des traîneaux de bois arec des lisses de baleine. Les chiens ressemblent beaucoup au loup de ces régions ; ils ont ordinairement 2 pieds de haut; ils hurlent au lieu d'aboyer.
Le poisson, surtout le loup-marin, la chair de renne, et le gibier, constituent la nourriture des Esquimaux, ils mangent et boivent presque continuellement tant que durent leurs provisions, Faute de pr'voyance, ils périssent souvent de faim en hiver.
Leurs amusements consistent à danser, à chanter, à jouer d’un pauvre tambotäa; à} tire de ©, à sauter une corde, à faire des grimaces, etc. Leur culte est un fétichisme assez grossier ; ils pratiquent la polygamie, les hommes ayant ordinairement deux femmes ; celles-ci sont mieux traitées que chez les autres sauvages.
Les Esquimaux n'enterrent leurs morts qu’à demi, parce qu’ils croient que le défunt en souffrirait si on lui chargeait le corps d’un poids trop considérable. À côté du mort, on dépose quelques-uns des articles qui lui apparteuaient, canots, filets, haches, micoines,
bottes, etc.
Le nombre total des Esquimaux qui demeurent à l’est des Mon-